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samedi 18 avril 2026

Subventions aux associations par la mairie de Paris : idéologie et favoritisme

Temps de lecture : 2 minutes

Le sujet reste  souvent polémique pour les Français, et tout particulièrement à Paris où, entre 2013 et 2024, les subventions versées aux associations sont passées d’environ 240 millions d’euros à 297 millions d’euros, soit  une hausse d’environ 24 % en neuf ans. Malgré un ralentissement en 2025 qui n’a porté le chiffre « qu’à » 241 millions d’euros, il est difficile de considérer cette somme comme raisonnable, surtout en regard de la dette de la capitale, qui atteint 9,4 milliards d’euros…

En 2025, l’association la plus subventionnée a été celle de l’action sociale en faveur des personnels de la Ville de Paris et du département de Paris, dont le financement annuel est  d’environ 12 millions d’euros. Elle a pour mission de « gérer la restauration méridienne pour les 51 000 agents de la Ville de Paris ».

Pour les autres… la répartition de la manne peut  soulever des questions. L’Agence parisienne du climat, par exemple, a perçu en 2025 plus de 2 millions d’euros, alors que sa présidente, Fatoumata Koné, a déjà exprimé des opinions ouvertement idéologiques. Un autre exemple : le Centre LGBTI qui a bénéficié de 100 000 euros en 2025, portant le total des subventions qu’il a reçues depuis 2013 à environ 1,5 million d’euros.

Bien évidemment, les associations à fond idéologique ont le droit d’exister, mais elles ne devraient pas être financées par le contribuable. Elles ne devraient dépendre que des besoins et de la demande réels des citoyens, pas de décisions politiques.

Indépendamment de ce problème, d’autres aides paraissent distribuées de manière hasardeuse. Selon les informations de Transparence citoyenne, révélées par le journal Le Point, 70 associations auraient reçu un financement malgré l’avis défavorable de l’administration municipale de Paris. Parmi elles, le théâtre Silvia-Monfort aurait touché environ 1,1 million d’euros en 2021 alors qu’il était en situation de fragilité financière à court terme. En 2022, l’association « La coop mijoté » aurait perçu 52 000 euros alors que son directeur cumulait deux salaires.

Et si la Ville de Paris décidait, tout simplement, d’arrêter de subventionner les associations et de laisser les citoyens décider ce celles qui doivent prospérer ?

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8 réponses

  1. « En 2014, Fatoumata Koné travaille à Numericable (devenu SFR) et s’interroge sur une reconversion. Des militants d’EELV lui proposent alors de rejoindre leur liste pour les élections municipales de 2014. Elle occupe toujours son poste chez SFR mais est en congé parental. » Wiki

    Qui prétendra que l’ascenseur social est en panne en notre beau pays ?

    1. Moi qui ai connu comme mes parents l’époque ou on gravissait l’escalier social marche après marche…je déteste cette notion du zero effort

  2. Et si le préfet en charge de la validation du budget de la ville de Paris dans le cadre des responsabilités inhérentes à sa fonction et à son statut refusait simplement d’avaliser ledit budget comme il aurait déjà dû le faire il y a deux ans environ lorsque la maire a mis en place, pour financer l’endettement déraisonnable de la cité, un NOUVEAU système comptable »de cavalerie » lui permettant d’encaisser ou d’intégrer dans les comptes municipaux a priori les loyers à percevoir pour plusieurs années à l’avenir par les organismes bailleurs sociaux de Paris ?
    Pas demain la veille, ce qui atteste de la pléthore actuelle de hauts fonctionnaires qui laissent faire ..

  3. Bonjour,

    Vous avez, décidément, du mal à parler de Reconquête! A croire que le duo Zemmour/Knafo vous déplaît au plus haut point…

    Lisez le programme « Une ville heureuse « (https://sarahpourparis.fr) de Sarah KNAFO et vous aurez toutes les gabegies de la mairie de Paris et des frasques de delanoé et d’hidalgo depuis l’arrivée de la gauchardise boboïste à la mairie de Paris, soit depuis 25 ans.

      1. Au contraire, Knafo monte dans les sondages sans que Rachida Dati ne descende. Elle a donc rallié des gens qui soit voulaient s’abstenir, soit déclaraient voter pour ceux qui sont en baisse, mais pas Dati en tout cas.
        Donc Sarah Knafo fait bien monter le score de la droite.
        C’est sûr que si Dati conserve son entêtement à refuser l’union, réclamée par les électeurs, on pourra toujours prétendre que c’est à cause de Knafo que la mairie est perdue, mais en vérité ce sera à cause du sectarisme de Dati.

        1. Se maintenir au second tour quand on sait qu’on n’a aucune chance et que la gauche gagnera si l’on se maintient, ce sera effectivement à cause d’elle.

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