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dimanche 7 juin 2026

Symbio, la « pépite » française des piles à hydrogène, a gaspillé 350 millions d’euros d’argent public

Temps de lecture : 2 minutes

La start-up Symbio (coentreprise entre Faurecia, Michelin et Stellantis) a été créée pour « démocratiser la pile à hydrogène ». Les politiques ont parlé de « souveraineté » et d’une « filière stratégique ». Forcément, il fallait injecter de l’argent public :  plus 350 millions d’euros d’aides européennes ont ainsi été injectées en deux ans. Avec quels résultats ?  En 2024, Symbio devait produire 16 000 piles. Elle en a produit seulement 680. Et l’objectif de moyen terme était de 50 000 par an. L’entreprise annonce donc le licenciement de 70 % du personnel.  Encore un exemple de mal investissement flagrant dopé à l’argent public. Hier, c’était les insectes à manger, aujourd’hui, les piles. Il y a là une source majeure de détestation du capitalisme par les honnêtes gens, qu’il faut supprimer.

En l’occurrence, surfant sur une vague médiatique, un grand groupe, Stellantis (entré au capital à hauteur de 33,33% en mai 2023), décide de réduire le risque financier de ses propres investissements en appelant les états Européens (donc nous, les contribuables) à l’aide. Les décideurs publics, enchantés par le côté « politiquement hype » du projet, ouvrent les arrosoirs à pognon. Puis, voyant que ça ne marche comme prévu, Stellantis plante l’opération. L’échec est un risque indétachable de l’entreprise. Mais il doit être supporté intégralement par celui qui entreprend.

L’aide publique a plusieurs inconvénients:

– Elle incite l’investisseur à être moins sérieux sur la gestion du projet ou à accepter des niveaux de risques qui ne seraient pas soutenables en mode 100% privé.

– Elle prive les contribuables d’un argent qu’ils auraient pu employer mieux que l’État.

– Elle se concentre autour de grands projets « politiquement corrects« , laissant les petits acteurs qui innovent en dehors du champ des caméras avec moins de ressources.

– Surtout, elle nourrit l’idée que « ce sont les capitalistes qui aspirent les aides » ET qui sont l’unique problème… alors que le capitalisme résout les problèmes (évidemment pas avec un taux de réussite de 100%, loin s’en faut).

Le problème est que l’aide d’État tend à réduire le taux de succès, et l’impact médiatique de ces échecs pousse une partie de l’électorat vers une conclusion qui serait encore pire que le mal: « lutter contre le capitalisme ».

Il faut d’urgence arrêter toute aide, ponctuelle ou récurrente, aux entreprises privées, en contrepartie d’une réduction de leur charge fiscale du montant des aides consenties. Ainsi, le « playing field » de l’entrepreneuriat sera assaini, pour le plus grand bénéfice à court, moyen et long terme, de l’investissement, de l’emploi, de la productivité réelle et donc, au final, de notre niveau de vie à tous.

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11 réponses

  1. au début des années Giscard, n’avons-nous pas connu les  » avions renifleurs  » qui devaient détecter de nouveaux gisements en survolant le territoire ? Hi hi …

  2. L’hydrogène aura toujours un avenir… mais jamais de présent.
    Les contraintes liées à l’utilisation de ce gaz sont telles qu’elles resteront inacceptables, et pour longtemps, en usage domestique.

  3. Ouf, heureusement, nous avons l’ADEME… Cet organisme (parfois décrié) a publié un document « la filière hydrogène » (téléchargeable) . Que trouve-t-on page 6 ? : une synthèse graphique expliquant les rendements… il faut bien sur affiner le chiffre à la base du calcul pour déterminer le vrai rendement final…. Mais quand même tout est expliqué, c’est une ruine énergétique …. La génération des années du « premier choc pétrolier » savent que ces expériences avaient été tentées sans succès…

    1. en attendant nous pouvons amortir le chos comme font d’autre pays du pétrole dans les dom tom mais éescrologie crasse hulot le prédateur a passé une loi que l’on est incapable d’abroger ?? sarko la fait pour la haute trahison

  4. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. En quoi, ou vers quelles poches s’est transformé cet argent du contribuable ? On aimerait une enquête sérieuse sur les tenants et aboutissants, pour savoir dans quel delta, plus ou moins légal, s’est dispersé cet argent. On nous abreuve de mesures pour lutter contre le blanchiment ou le terrorisme, où sont les mesures pour lutter contre de pareils gaspillages ? Ou peut-être que les bénéficiaires étant d’une autre classe, les dirigeants préfèrent ne pas savoir ?

  5. La fabrication d’hydrogène est un gouffre d’électricité pour décomposer l’eau. Mais ça les Énarques l’avaient oublié . Alors devant la déconvenue, ils ont inventé la production d’hydrogène à partir d’électricité verte, histoire de faire plaisir aux escrologistes, puis ont appelé pile à hydrogène le bac à hydrolyse, pour leurrer les autres. En fait une machine à laver l’argent public au profit des copains ou seulement pour équilibrer leurs comptes.

    1. Quand on fait le schéma de la chaine de fabrication et de l’utilisation de l’hydrogène vert, on ne peut qu’être dubitatif.
      Le vent fait tourner une éolienne qui produit de l’électricité qui alimente un électrolyseur qui produit de l’H2 qui est stocké sous haute pression puis transporté puis dépoté dans le réservoir du véhicule qui alimente une pile à combustible qui produit de l’électricité…
      C’est comme fabriquer du caramel pour en extraire le sucre mais en beaucoup plus compliqué !

      1. Haha. Exact. Pourtant les fonds financiers se portent bien dans ce domaine au niveau mondial. Qu’est ce qui se passe donc ailleurs que les Français ne saisissent pas?

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