Le 17 juin, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a été auditionné par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il a tout d’abord rappelé plusieurs faits : Total est l’entreprise française qui paie le plus d’impôt sur les bénéfices dans le monde. En 2025, elle a payé 19 milliards d’impôts sur les bénéfices et taxes sur la production, soit un taux effectif d’imposition de plus de 40 %. C’était 35 milliards en 2022, soit un taux d’imposition de plus de 50 %. Le montant que Total paie en impôt dépend du cours du baril, sachant que 70 % du résultat de l’entreprise proviennent de l’activité de production de pétrole et de gaz. Ce sont les pays producteurs qui prélèvent donc l’essentiel des impôts et des taxes.
Même si TotalEnergies paie peu d’impôt sur les sociétés en France, elle fait partie des cinq pays (sur 135) dans lesquels l’entreprise paie le plus d’impôts et taxes de toute nature, entre la taxe sur les rachats d’actions, les cotisations patronales et les cotisations sociales. En 2025, elle a payé près de 2 milliards d’euros d’impôts. Patrick Pouyanné a expliqué aux députés pourquoi il n’est pas possible de forcer TotalEnergies à payer l’impôt sur les bénéfices en France, notamment en raison du principe de territorialité et du principe de non-double imposition des bénéfices. Si l’objectif était vraiment de faire de l’optimisation fiscale, il suffirait de rapatrier les résultats en France, où la fiscalité est de 25 %, afin de ne plus payer un taux moyen de plus de 40 % dans le monde.
Éric Coquerel, président de la commission des finances, a demandé au PDG ce qu’il penserait d’un encadrement des prix à la pompe. Ne serait-il pas normal que l’entreprise fasse des « efforts », au vu de ses « superprofits » ? M. Pouyanné, vraisemblablement désespéré par la question de l’ancien communiste, a rappelé que TotalEnergies était la seule compagnie pétrolière au monde à avoir appliqué cette mécanique de plafonnement et que rien ne l’obligeait pourtant à le faire. D’autres députés, comme Matthias Renault (RN), ont reproché à Total de ne plus être une entreprise française. Patrick Pouyanné a remis les pendules à l’heure : la baisse de l’actionnariat français s’explique aussi par la réglementation ESG adoptée en Europe et en France. Contrairement aux gérants de fonds américains, les européens investissent davantage selon des critères environnementaux.
Cette audition a finalement illustré l’atmosphère qui règne en France, où les grandes entreprises sont vilipendées et accusées de tous les maux par ignorance, et par inculture économique. Presque tous les députés (LFI, RN, PS, Les Écologistes) ont accusé Total de ne pas payer suffisamment d’impôts en France, de profiter de la crise énergétique et de la guerre en Iran, de ne pas redistribuer suffisamment ses bénéfices, de faire de l’optimisation fiscale, de ne plus être une entreprise française, de ne pas suffisamment investir dans les EnR… Patrick Pouyanné a rappelé des réalités simples : les bénéfices sont taxés là où ils sont réalisés, l’entreprise paie déjà des milliards d’euros d’impôts et ses investissements répondent à des impératifs économiques avant de répondre à des injonctions politiques. À écouter certains parlementaires, on avait parfois l’impression que le véritable problème n’était pas que TotalEnergies paie trop peu d’impôts, mais qu’elle réalise encore des profits sans demander l’autorisation de l’Assemblée nationale.
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17 réponses
Pauvre Pouyanné, président d’une des plus grande entreprise mondiale encore Française sommé de répondre à une armée d’inquisiteurs stupides voir haineux !
Un scandale de voir nos plus grands capitaines d’entreprises étre » CONVOQUES » par l’inquisition incompétente .
Rodolphe SAADE a subi récemment le méme sort .
Uniquement pour qu’ils justifient leurs stratégies et surtout leurs profits .
Faut pas gagner d’argent en France , faut pas réussir , c’est pas bien
TotalEnergies paie trop peu d’impôts, mais qu’elle réalise encore des profits sans demander l’autorisation de l’Assemblée nationale.
Remplacer profit par bénéfice aurait été plus judicieux.
Cordialement
Le terme est employé ici dans le sens commun, pas comptable. De la même manière, les parlementaires ne parlent pas de « superbénéfices », mais de « superprofits ». Cordialement
Ces parlementaires ne connaissent pas plus la différence entre chiffre d’affaires et bénéfices, qu’entre patrimoine et revenus. Et ces gens votent la Loi de Finances …..
Députés et sénateurs ne comprennent rien à l’économie. La plupart est biberonnée à l’argent de l’État, et peu ont exercé une fonction dans l’industrie et le commerce.
Quand Total sera coté à New-York et non plus à Paris, ces ‘élites’ s’étonneront comme pour la perte de notre industrie et de notre agriculture.
Chère Elodie
Compliments pour cet article comme pour beaucoup sous votre plume mais là, alors , la conclusion c’est l’absolu :
on avait l’impression que le véritable problème n’était pas que Total Energies paie trop peu d’impôts, mais qu’elle réalise encore des profits sans demander l’autorisation de l’Assemblée nationale.
le jour où les patrons comme Pouyanné, Arnault, Saadé, etc. en auront marre de se faire interroger par le NKVD, ils pourront commencer à financer des médias qui mènent le combat culturel libéral… après des décennies de complaisance avec le capitalisme-de-connivence, on voit aujourd’hui les résultats : les cerveaux sont farcis de bêtises gauchistes.
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17 réponses
Pauvre Pouyanné, président d’une des plus grande entreprise mondiale encore Française sommé de répondre à une armée d’inquisiteurs stupides voir haineux !
Et oui: la France UMPS.
Un scandale de voir nos plus grands capitaines d’entreprises étre » CONVOQUES » par l’inquisition incompétente .
Rodolphe SAADE a subi récemment le méme sort .
Uniquement pour qu’ils justifient leurs stratégies et surtout leurs profits .
Faut pas gagner d’argent en France , faut pas réussir , c’est pas bien
Vive le pétrole, vive Total et vive les superprofits.
Nos élus sont désespérants à tous niveaux en général, mais surtout lorsqu’ils se mêlent d’économies !
TotalEnergies paie trop peu d’impôts, mais qu’elle réalise encore des profits sans demander l’autorisation de l’Assemblée nationale.
Remplacer profit par bénéfice aurait été plus judicieux.
Cordialement
Le terme est employé ici dans le sens commun, pas comptable. De la même manière, les parlementaires ne parlent pas de « superbénéfices », mais de « superprofits ». Cordialement
Ces parlementaires ne connaissent pas plus la différence entre chiffre d’affaires et bénéfices, qu’entre patrimoine et revenus. Et ces gens votent la Loi de Finances …..
Députés et sénateurs ne comprennent rien à l’économie. La plupart est biberonnée à l’argent de l’État, et peu ont exercé une fonction dans l’industrie et le commerce.
Quand Total sera coté à New-York et non plus à Paris, ces ‘élites’ s’étonneront comme pour la perte de notre industrie et de notre agriculture.
Les ânes ne deviendront jamais des chevaux de course!
Chère Elodie
Compliments pour cet article comme pour beaucoup sous votre plume mais là, alors , la conclusion c’est l’absolu :
on avait l’impression que le véritable problème n’était pas que Total Energies paie trop peu d’impôts, mais qu’elle réalise encore des profits sans demander l’autorisation de l’Assemblée nationale.
Cher Yves, merci beaucoup !
Il faut nationaliser, c’est évident §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Si ont donne le désert ? A gérer au gouvernement .au bout d’un an ils achète du sable à l’étranger
le jour où les patrons comme Pouyanné, Arnault, Saadé, etc. en auront marre de se faire interroger par le NKVD, ils pourront commencer à financer des médias qui mènent le combat culturel libéral… après des décennies de complaisance avec le capitalisme-de-connivence, on voit aujourd’hui les résultats : les cerveaux sont farcis de bêtises gauchistes.
Non mais c’était quand même la Commission des Finances ! C’est dire le niveau !
On est mal !
Le pire dans tout ça, c’est que ceux qui ont réellement réalisé des superprofits avec cette crise, c’est l’Etat !
Au moins Total on plafonné les prix, l’Etat français n’a pas baissé les taxes d’un iota.