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mercredi 11 février 2026

Trop d’éolien et de solaire provoque des pannes d’électricité au Brésil

Temps de lecture : < 1 minute

Le paradoxe se heurte à la réalité. Au Brésil, observe le journal Le Monde où 88,2 % de la production électrique provient de sources renouvelables, les interruptions de courant sont devenues courantes.

Le Brésil a encouragé la production solaire et éolienne, mais n’a pas construit les infrastructures nécessaires pour l’acheminement de l’électricité. Par ailleurs, cette électricité renouvelable est produite par de très nombreux particuliers subventionnés pour la produire et cet émiettement de la production la rend incontrôlable. Le pays qui est champion des énergies vertes peine donc à gérer le nécessaire équilibre constant qui doit exister entre production et demande d’électricité.

A défaut de maîtriser le réseau de mini-production, quand il y a une baisse de la demande, l’Opérateur national du système électrique (ONS) doit mettre à l’arrêt les grands parc solaires et éoliens pour éviter une panne généralisée. Ce qui cause de lourdes pertes à ces grands producteurs qui sont largement nationalisés. L’Etat est ainsi pénalisé tout en assurant un mauvais service au pays.

Plutôt qu’un deal perdant/perdant, le Brésil ferait mieux de privatiser son industrie de production électrique et de cesser sa politique ruineuse de subvention aux énergies renouvelables.

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3 réponses

  1. Devant cette « évidence », pourquoi nos « gouvernants » ne prennent-ils pas la décision de freiner le mouvement engagé chez nous, et qui nous conduira inéluctablement aux mêmes catastrophes ?…
    A moins qu’ils n’y trouvent quelques intérêts ?…

  2. Il ne s’agit pas d’une mise à l’arrêt systématique des grands parcs solaires et éoliens lorsque la demande baisse, mais plutôt de réductions partielles de production imposées par le réseau, appelées *curtailment*, qui dépendent de la capacité du système électrique à absorber l’énergie produite. Ces coupures ne concernent donc pas toutes les installations ni toutes les situations. Par ailleurs, les producteurs d’énergie renouvelable au Brésil ne sont pas majoritairement nationalisés : une grande partie d’entre eux sont des acteurs privés, y compris internationaux, ou issus de partenariats publics-privés. Enfin, qualifier les subventions aux énergies renouvelables de « ruineuses » est exagéré : si elles engendrent effectivement des coûts et des pertes ponctuelles, les sources montrent que le pays cherche plutôt à trouver un équilibre entre le développement des renouvelables et le renforcement de son réseau électrique et de sa régulation.

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