Le gouvernement soumettra en « novembre » la suspension de la réforme des retraites sous la forme un peu inattendue d’un amendement au projet de loi de finances pour la Sécurité sociale. C’est ce qu’a précisé le Premier ministre à l’Assemblée, lors de sa première séance de questions au gouvernement. Le gouvernement propose de mettre en pause jusqu’à la présidentielle le recul progressif à 64 ans de l’âge de départ, ainsi que la durée de cotisation, et a obtenu en échange, à ce stade, une non-censure des socialistes. Rappeler à ce sujet que l’âge de départ à la retraite sera alors à peine plus long, à 62 ans et 9 mois, à celui en vigueur en 1981 alors que depuis lors l’espérance de vie a augmenté en moyenne de huit ans ! La France se trouve ainsi à rebours de tous les pays européens qui tiennent compte des incontournables conditions démographiques et augmentent l’âge de la retraite, jusqu’à 67 ans, voire parfois 70.
Certains des députés partisans de la suspension s’inquiètent toutefois de ce qu’un amendement au PLFSS implique ensuite que le texte dans son intégralité soit adopté, avec peut-être des voix socialistes pour faire le compte. Du coup, le PS serait obligé de cautionner le budget complet du gouvernement, alors qu’ils sont dans l’opposition. Le choix du gouvernement de faire passer la suspension via un amendement à un projet de loi de finances pour la sécurité sociale peut donc constituer un piège de la part de l’exécutif envers les socialistes…
Il y a, en outre, le risque que l’amendement du gouvernement puisse être considéré comme « cavalier » par le Conseil constitutionnel, c’est-à-dire « n’entrant pas directement » dans « le financement de la sécurité sociale » mais des conseillers de l’exécutif estiment que « les retraites c’est complètement dans le champ du PLFSS ».
Par ailleurs, le gouvernement va proposer de « confier la gestion » du système de retraites aux partenaires sociaux. Il a cité en exemple la gestion par les syndicats et le patronat du système de retraites complémentaires Agirc-Arrco. « Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite » et « c’est d’ailleurs ce que font toujours nos voisins européens », a-t-il insisté. Certes, mais les syndicats français seraient-ils aussi responsables que leurs homologues d’Europe du Nord en matière d’équilibre des comptes ?
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3 réponses
Vous faites un procès d’intention aux syndicats. Le système Agirc-Arrco est plutôt bien géré et a su s’adapter aux réalités.
C’est de la responsabilité des salariés de s’intéresser au fait syndical et d’ainsi faire entendre leur voix.
Tout d’abord il faut que les syndicats se finances par leurs adhérents et non par le pognon des contribuables. Après on en discute ! Quelle représentativité ils ont par rapport aux salariés, bien entendu du privé. Je pense qu’il faut tout mettre à plat en ce qui concerne les retraites, en revenant à un système par capitalisation, comme chez nos voisins, je sais ça n’est pas socialo !
Une chose est certaine c’est que si on touche à ma retraite actuelle je descends dans la rue et ce ne sera pas pour chanter la marseillaise.
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3 réponses
Vous faites un procès d’intention aux syndicats. Le système Agirc-Arrco est plutôt bien géré et a su s’adapter aux réalités.
C’est de la responsabilité des salariés de s’intéresser au fait syndical et d’ainsi faire entendre leur voix.
Confier la gestion de la retraite aux syndicats c’est possible à condition que leur objectif soit l’équilibre financier. Est ce que ça sera le cas?
Tout d’abord il faut que les syndicats se finances par leurs adhérents et non par le pognon des contribuables. Après on en discute ! Quelle représentativité ils ont par rapport aux salariés, bien entendu du privé. Je pense qu’il faut tout mettre à plat en ce qui concerne les retraites, en revenant à un système par capitalisation, comme chez nos voisins, je sais ça n’est pas socialo !
Une chose est certaine c’est que si on touche à ma retraite actuelle je descends dans la rue et ce ne sera pas pour chanter la marseillaise.