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dimanche 31 mai 2026

Retraites : ce n’est pas cher, ce sont les enfants qui payeront

Temps de lecture : 2 minutes

La suspension de la réforme des retraites de 2023, dont l’examen a enfin débuté à l’Assemblée, a été votée mercredi soir par 255 voix contre 146 avec le soutien majoritaire du PS, des écologistes, du RN, et l’abstention des députés Renaissance. Cet article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.

Concrètement, la génération née en 1964 partirait, si le projet est définitivement adopté après la navette parlementaire,  à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171. Si aucune autre réforme n’était votée après la présidentielle, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage. Au total, le président Macron n’aura appliqué à peu près aucune réforme d’envergure durant ses dix ans de règne dans le pays aux plus fortes dépenses publiques et impôts de la planète en proportion du revenu national.

Pour s’assurer du vote des socialistes, voire de certains écologistes et communistes, le gouvernement a déposé un amendement pour élargir cette suspension, notamment aux carrières longues, aux catégories « actives » et « superactives » de la fonction publique (pompiers, aides-soignantes…) et aux personnes nées au premier trimestre 1965.

Le groupe LR s’est s’opposé à cette suspension à l’instar des députés Horizons d’Édouard Philippe, qui a désapprouvé une concession « trop importante » au PS. Ces oppositions n’ont pas suffi.   Mais le chemin sera encore long pour l’adoption finale de cette suspension, qui sera accueillie en terrain hostile au Sénat, probablement à partir de samedi. Le régime de retraite par répartition s’avère toujours, au demeurant, un schéma de Ponzi, où les nouveaux entrants financent les premiers servis condamné par la démographie ; quand il a été inventé, à l’instigation des communistes, à la Libération, chaque ménage faisait trois enfants et l’espérance de vie à la naissance était de 65 ans. Aujourd’hui, le nombre d’enfant par femme est tombé sous 1,8 et l’espérance de vie est, heureusement, supérieure à 80 ans.

Des évaluations de diverses sources permettent d’affirmer que, hors impact du confinement covid (réalisé au demeurant sans évaluation scientifique préalable et sans impact sanitaire à la hauteur de ce qui était proclamé) la grande majorité de la dette française, passée de l’équivalent de 22 % du PIB en 1981 à 110 % aujourd’hui est due à deux mesures funestes ; la retraite à soixante ans et les 35 heures.

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18 réponses

  1. Les enfants de ceux qui en ont eu…, les autres s’en moquent!
    Question: combien d’enfants ont, en moyenne, chacun de nos 577 députés ?

  2. et pendant ce temps, il y a un inverti qui veut doter chaque nouveau-né de 1.000 € sur un compte spécial à cet effet ;
    déjà, où prend-il cet argent par les temps qui courent où on cherche à économiser sur tout ?
    et n’est-ce pas une pompe à fric supplémentaire pour un tas d’étrangères qui vont venir accoucher en France et repartir après ?

  3. Bonjour. Certes la retraite par répartition ressemble fortement à une pyramide de Ponzi mais il faut néanmoins signaler que toutes les caisses, notamment privées, ne sont pas irresponsables. Certaines ont su préserver l’équilibre budgétaire avec des mesures drastiques. Je peux par exemple vous indiquez que la Caisse de Retraite des Médecins, retraite par points, a supprimer 75% des points cotisés sur une période de 10 ans pour ajuster les dépenses aux entrées…
    D’autres lecteurs pourront certainement citer d’autres exemples.
    Le principal coupable est une fois de plus l’état qui paye ses fonctionnaires avec un fort pourcentages de primes afin d’échapper aux cotisations afférentes et ne paye les retraites de ses fonctionnaire que par les impôts…
    (A titre d’exemple, mon papa, rappelé pour la guerre d’Algérie en 1956, n’a pu faire valoir de droits aux trimestres de cotisation de cette période car l’état français, socialiste à l’époque, avait omis de cotiser !!)

  4. IL faut diminuer les charges sur ce qui est produit en France et taxer plus tous les produits fabriqués hors de l’Europe, tout taxer même les petits colis et y compris les voitures et autres de marques française fabriquées hors de l’Europe, et ces taxes les orientées vers le sociale, cela ferait revenir des productions en France et donnerait de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises et aussi de l’exportation pour compenser la balance commerciale.

  5. Nos enfants ne seront pas seuls à payer, toute la société paiera car notre économie va en pâtir avec son cortège de dettes et d’effondrement économique.
    Il fût un temps où Michel Rocard, un socialiste lucide, voulait réformer notre système de retraite. Mal lui en a pris et François Mitterrand s’est empressé de s’en séparer pour d’abord pouvoir être réélu et tant pis pour le pays.
    Aujourd’hui la situation se renouvelle aidée par une boulette politique majeure du président, le courage manque comme la volonté et sans aucun doute la lucidité, et la compétence.

  6. L’idée du Ponzi m’avait aussi effleuré, mais si on y réfléchis bien, les premiers qui sont sensés avoir touché une retraite sans cotiser avait en fait cotisé s’ils avaient eu des enfants. Donc la première brique du Ponzi n’est pas présente. La dernière qui consiste à dire que les derniers auront cotisé sans en profiter tombe aussi car il n’auront pas cotisé pour leur retraite mais simplement payé leur du à leurs parents.
    Je sais il est très difficile de se débarrassera de l’idée que l’on nous a laissée croire pendant des années que nous cotisions pour notre retraite alors qu’en fait nous payons notre du à nos parents. La vrai cotisation ce sont les 2 enfants que nous élevons.
    Donc NON, CE N’EST PAS UN PONZI !

    1. Si si, notre système de retraites s’apparente bien à une gigantesque pyramide de Ponzi, dans la mesure où les rentes versées aux anciens cotisants sont payées par les nouveaux cotisants.
      La (grosse) différence est qu’il faut avoir cotisé longtemps avant de devenir rentier, alors que dans une pyramide de Ponzi vous percevez une rente dès l’année qui suit votre investissement et le système ne tient que tant que le nombre de nouveaux entrants augmente fortement pour compenser le nombre croissant de rentiers, mais cela ne dure fatalement guère plus de quelques années et le système s’effondre assez rapidement.
      Notre système de retraites par répartition est donc heureusement plus robuste, mais l’allongement significatif de la durée de vie des rentiers associée à leur nombre croissant par rapport aux cotisants tend à le rendre de plus en plus comparable à une pyramide de Ponzi.

      1. La tromperie vient de l’expression « Vous cotisez pour votre future retraite » ce qui est faux car la vrai formule c’est « Vous cotisez pour payer les retraités actuels » !

      2. L’évocation de Ponzi n’est même pas pertinente car votre « cotisation » est en fait une « dépense », pas un placement. C’est étonnant que ceux qui ne comprennent pas la repartition la conçoivent comme une capitalisation, ce qu’elle n’est pas !

    2. @Onc C’est un Ponzi : les entrants sont payés par les suivants : ce n’est pas un stock , c’est un flux. Donc la première génération de retraités a touché sans rien cotiser. Votre raisonnement sur les enfants est comment dire, curieux : « avait en fait cotisé s’ils avaient eu des enfants » : leurs enfants ont payé, pas eux, ou alors suggérez vous que vos enfants vous appartiennent , sont une extension de vous mêmes ? « mais simplement payé leur dû à leurs parents » mon point de vue est qu’un enfant à naître ne doit rien à personne, votre posture réinvente le servage , ou bien l’esclavage. « La vraie cotisation ce sont les 2 enfants que nous élevons » : encore une fois, un enfant est libre, le fameux « nait libre et égaux en droits » , il n’appartient à personne, ni à moi, ni à vous et encore moins au pays. Vous avez une curieuse vision de la société, en tous les cas si de nombreuses personnes ont cette vision, on comprend mieux le peu d’enthousiasme des personnes à faire des enfants dont le but décontracté sera de « rembourser la dette à leur parents  » alors que la réalité brute , c’est que les enfants auront à payer la dette accumulée par leurs parents .

      1. Inutile de discuter si vous n’avez pas compris que la cotisation retraite ce n’est pas ce que l’on vous prend sur votre salaire mais les dépenses que vous consacrez à elever vos enfants… ..
        Ce que l’on vous prend va directement dans la poche des retraités et lorsque le système s’arrêtera, ce sont vos enfants qui s’occuperont de vous. D’ailleurs si le système s’arrête ils n’auront plus rien à payer!
        On voit donc bien que cela n’a rien a voir avec un Ponzi.
        Mais avec une escroquerie de ceux qui n’élèvent pas denfant qui se font verser une retraite par les enfants des autres!

      2. Ah! les enfants… posez vous cette question simple: si nous arrêtons d’avoir des enfants qui sera ponctionné pour payer les retraites quand tout le monde sera vieux? Quand vous aurez répondu à cette question vous y verrez de façon plus.. lucide, sans vous perdre dans des théories « esclavagistes » un peu fumeuses!

  7. … 60 ans, 35h, tous les ingrédients sont là pour débaptiser tous les Lisieux publiques portant le nom funeste d’un collaborateur notoire: Mitterrand!

  8. Article plein de vérité , mais que faire ? Alors qu’une majorité des personnes dans notre système vit (au sens littéral) de ce Ponzi ? Que faire alors que la réalité de la pyramide des âges et de la dénatalité accélèrent l’accroissement inexorable de la dette. Que faire alors que trop de personnes refusent obstinément de voir le problème ou le nient avec violence, et donc se cabrent à l’évocation de la révision à la baisse de leur traitement au nom de tout un tas de principes sophistiques qui cachent en réalité la défense de leurs intérêts personnels bien compris et une belle louche de après moi le déluge .

  9. Dans un Ponzi, lorsque plus personne ne finance, ceux qui ont payé ne peuvent plus rien récupérer, leur mise est perdue. Ce n’est pas le cas de la retraite car imaginons que l’on ne verse plus de retraite cela signifiera que vos enfant ne payent plus de cotisation il pourront alors vous consacrer l’équivalent et vous n’aurez donc rien perdu! Alors que dans un Ponzi vous nauriez rien!
    Vous voyez donc bien que ce n’est pas un Ponzi mais une escroquerie de ceux qui n’élèvent pas d’enfants et qui se font entretenir par les enfants des autres… Mais j’y pense, c’est peut être votre cas… alors pour vous cela peut ressembler à un Ponzi car si vous n’avez pas d’enfants personne ne prendra soin de vous… ce qui est malheureusement normal!
    Mais ce n’est pas pour autant un Ponzi, tout au plus un manque de prévoyance.

  10. Il n’y a qu’une solution viable pour éviter d’en venir à l’euthanasie des retraités pour que les jeunes générations jouir de leurs revenus sans arrière-pensée : Repousser l’âge de la retraite à 68 ans, voire plus si la santé le permet et travailler davantage en fonction du métier exercé. Sinon, changer radicalement un système qui fonctionne mal et ne fait que créer haine et jalousie? C’est quand même dommage d’en arriver là ! Les retraités d’aujourd’hui et ceux d’avant n’ont pas ménagé leur peine et ont souhaité pour leurs enfants un monde meilleur, en paix, pas des reproches injustifiés et du bonheur en miettes.

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