Journal d'actualité libéral
|
dimanche 10 mai 2026

Une retraite mensuelle à 86,5 % de son dernier salaire et 101 % de son salaire moyen : oui, M. Farandou, avec la capitalisation, c’est possible !

Temps de lecture : < 1 minute

Dans un entretien accordé au journal Ouest-France, le nouveau ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a parlé des pistes qui devraient être explorées en 2026 « pour changer et améliorer durablement le système de retraite ». Il existe pour cela « d’autres régimes possibles », a-t-il déclaré, envisageant un système à points qui laisserait « à chacun le choix du moment de son départ », évoquant aussi « la retraite par capitalisation » ou « un mélange de plusieurs systèmes ».

M. Farandou a tout à fait raison et nous sommes ravis de découvrir ses propos. Il s’est peut-être inspiré de notre Etude intitulée Garantir les retraites et augmenter le niveau de vie des salariés et des retraités avec des retraites par capitalisation: nous y indiquions les moyens de passer à la capitalisation et quels en seraient les avantages. Ainsi, un salarié qui débuterait à 21 ans avec un salaire brut de 2 500€/mois augmentant linéairement et terminerait à 65 ans avec  3 500€/mois  pourrait jouir d’une retraite mensuelle de 3 028€. Cela, en ayant cotisé 15% au lieu des 28% prélevés actuellement sur les salaires bruts. Sa pension correspondrait à 86,5 % de son dernier salaire et 101 % de  son salaire moyen sur toute sa carrière. La retraite par répartition ne permet, elle, d’obtenir au mieux que 75% du dernier salaire et devrait à terme, selon l’OCDE, rétrécir à 58,4% du salaire moyen sur toute la carrière. La mécanique est assez simple et M. Farandou pourrait peut-être s’en servir pour démontrer que l’on peut vraiment changer un régime en faillite pour un système qui tienne debout dans la durée. Même si les « partenaires sociaux » regimbent, nul doute que « les travailleuses et les travailleurs », eux, en comprendront vite l’intérêt.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


8 réponses

  1. Peut on accorder crédit à cet ancien dirigeant de la sncf qui a accordé à ses salariés de ne pas appliquer la retraite a 64 ans??????

  2. Une méthode similaire existe déjà pour la retraite des marins de la marine marchande.
    Une année de cotisation à l’ENIM vous donne 2 pour cent d’un montant annuel forfaitaire, pour un tauxmaximum de 75 pour cent, même si vous souhaitez continuer à travailler.

  3. Bravo M. Nicolas Lecaussin. J’aurai souhaité que vous me donniez la recette pour la génération d’entrée : les retraités en cours + les cotisants qui ont plus de 20 ans et qui cotiseront jusqu’à environ 65 ans et ‘qui n’auront pas les années complètes de cotisations. Qui paiera les retraites en cours ? 2 cotisations ??, une pour créer sa capitalisation et l’autre pour payer les rentes en cours et compléter le manquant de ceux qui, à 65 ans, n’auront pas les années complètes de coti. capitalisation. Un autre point, l’inflation et surtout les frais financiers dévorent le pseudo rendement. Si vous projetez une retraite capitalisation à un taux de rendement réel zéro 0, rendement réel = intérêt moins inflation, je suis en accord avec vous. Je vous parle par expérience, ayant été un de ceux qui a mis en route la retraite complémentaire par capitalisation en Suisse en 1985, gérant et membre du Conseil et qui a subit le crash boursier de 1987. Une cotation boursière au 31 12 ne signifie qu’un montant non réalisé et qui peut chuter augmenter ou disparaître. L’histoire le démontre bien, il est irresponsable et surtout insensé de faire miroiter des rendements sur une durée de 40 ans de cotisations ou plus et 20 à 30 ans de retraite (60 – 70 ans ???) Quel institut sérieux garantit un intérêt pendant cette durée, les menteurs y arrivent… En conclusion, il est totalement irresponsable de faire miroiter des rendements financiers sur de longues durées. L’exemple des caisses de pension suisses le démontre bien et l’on en parle jamais. Entrée en vigueur en 1985 l’obligatoire retraite complémentaire par capitalisation dont je suis un de ceux qui l’ont mis en route promettait légalement prescrit par l’état, un taux d’intérêt sur les comptes individuels de chaque affilié, taux de 4 % pour 40 années de cotisation et environ 20 ans de retraite ou bien plus pour certains. Le taux de l’intérêt crédité annuellement et définitivement sur chaque compte individuel a chuté.

    Intérêts crédités individuellement et définitivement aux assurés depuis 1985:

    1985-2002 4,00 %, 2003 3,25 %, 2004 2,25 %, 2005-2007 2,50 %, 2008 2,75 %, 2009-2011 2,00 %, 2012-2013 1,50 %, 2014-2015 1,75 %, 2016 1,25 %, 2017-2023 1,00 %, 2024-2025 1,25 %
    L’on est bien loin de la promesse en l’air de 4 % pendant environ 65 ans et confirme que le rendement n’est que peut être une petite compensation de l’inflation, le reste n’est que du vent onéreux et très lucratif pour certains.

    Ceci ne veut pas dire que je suis contre une retraite par capitalisation, bien au contraire si la présentation est honnête, rendement réel taux zéro !!

    1. Monsieur, on parle de fonds de pension !!! Les intérêts sont ceux que l’on donne !! Vous ne comprenez pas le mécanisme en réalité !

  4. Merci de votre réponse M. Nicolas Lecaussin. Je ne vois pas les réponses à mes questions de base qui serviraient à éclairer le raisonnement du passage du système de répartition à celui de la capitalisation, mission très très onéreuse jusqu’à l’extinction de la génération d’entrée qui n’aura pas cotisé pour la capitalisation pendant 40-45 ans et les retraités actuels en cours, de 65 ans ou plus dont certains deviendront centenaires. Qui va payer ?, 2 cotisations ? Une autre question : comment pensez vous pouvoir indexer des rentes vieillesses en cours ?? Ce n’est pas prévu dans le droit Suisse. A crédit pour la France peut être ? Pour sortir de la démagogie, Il serait important que vous compreniez les réels mécanismes que j’ai appris et appliqués pendant des décennies suite à mes formations, maîtrise fédérale en assurances CH, passage en actuariat en assurances sur la vie et en banques CH. Ancien gérant d’une fondation communautaire bancaire où s’affilient les entreprises pour leur retraite, que vous pourrez appeler fonds de pension, obligatoire selon LPP, ancien membre du Conseil de Fondation et de la commission de placement. Il n’existe pas d’équivalent dans la grande nation avec ses 70 millions d’experts du bout du champs ou du bout du trottoir. https://www.bsv.admin.ch/fr/prevoyance-vieillesse-prevoyance-professionnelle https://www.bsv.admin.ch/dam/fr/sd-web/GZplHByBJoFc/Internet_Masszahlenarticles_25_26_f.pdf

    Attaque Ad Hominem ou orgueil supérieur ?
    Pour les tibétains l’orgueil est l’un des principaux facteurs perturbateurs entraînant une souffrance. Ils reconnaissent sept formes d’orgueil :
    • la condescendance (s’estimer très supérieur à des inférieurs) ;
    • l’arrogance (s’estimer très supérieur à des égaux) ;
    • l’outrecuidance (s’estimer très supérieur à des supérieurs) ;
    • l’infatuation (estimer avoir de plus grandes qualités que celles que l’on a) ;
    • la prétention ( s’estimer à peine inférieur à des êtres infiniments supérieurs) ;
    • la présomption (autosatisfaction par rapport aux composants du moi) ;
    • l’orgueil à rebours (s’imaginer avoir des qualités ou prendre des défauts pour des qualités et s’en enorgueillir) .
    Meilleures salutations et bonnes recherches et méditations, ensuite assimilation des informations et applications de la loi sur la prévoyance professionnelle CH publiques depuis 1985. Le sujet est volumineux et très ardu, il n’y a pas seulement l’aspect placement – rendement de l’argent qui sature les marchés. Avec cela les syndicats F qui s’en mêlent…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.