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mercredi 28 octobre 2026

Vrai ou faux : quand l’audiovisuel public enseigne le doute, sauf sur lui-même

Temps de lecture : 2 minutes

Six organismes publics – Radio France, France Télévisions, France Médias Monde, ARTE, l’INA et TV5Monde – organisent aujourd’hui 8 octobre à la Maison de la radio la première édition du festival « Vrai ou Faux : l’audiovisuel public s’allie contre la désinformation ». Au programme : des collégiens le matin, des lycéens l’après-midi, le grand public le soir, deux webinaires, sept ateliers sur la vérification des sources et les « ingérences informationnelles », et un grand quiz pouvant réunir huit cents participants. Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle…

Apprendre à remonter à une source, à distinguer un fait d’une opinion et à repérer une image fabriquée est utile. C’est même notre métier. Le sujet du festival ne pose aucun problème. Le statut de ceux qui l’organisent, en revanche, si. Car ces organismes ont des caractéristiques communes qui ne seront mentionnées dans aucun des sept ateliers : ils vivent de l’argent public et s’arrogent donc une neutralité qu’ils n’ont pas. Un lecteur mécontent de son quotidien peut ne plus l’acheter. Un auditeur mécontent de Radio France continue de payer Radio France. Et il paiera la même somme, que l’information diffusée soit exacte ou fausse, intéressante ou soporifique. Aucun mécanisme ne relie le budget de la maison à la qualité de ce qu’elle produit. Or il s’agit de près de quatre milliards d’euros par an et quelque seize mille salariés, financés à 90 % par l’État, sans qu’une seule ligne n’apparaisse sur aucune facture, aucun avis d’imposition, aucun relevé.

On pourrait avancer qu’un financement assuré est une garantie d’indépendance éditoriale. D’une part, l’opacité de ce financement ne plaide pas en faveur de l’argument ; lequel, d’autre part, se retourne aisément : un média qui ne peut perdre ses ressources n’a aucune raison structurelle de se remettre en cause ou de corriger ses erreurs. Contrepoints vit des dons de ses lecteurs : si nous mentons, si nous ennuyons, si nous nous trompons sans vouloir le reconnaître, les dons s’arrêtent. C’est désagréable, et c’est précisément ce qui rend notre vérification crédible. Nous avons donc, nous, un mécanisme de sanction. L’audiovisuel public n’en a pas.

Début mai, le rapport d’une commission d’enquête, dont le chef d’orchestre était le député UDR Charles Alloncle, avait très sévèrement épinglé l’audiovisuel public : biais idéologique marqué à gauche, gaspillages dans l’utilisation de fonds publics, conflits d’intérêts… Que ces organismes se posent en arbitres de la déontologie dans les médias donne envie de dire, de manière triviale, qu’ils ne manquent pas d’air. Un arbitre se doit d’être d’une absolue neutralité et celle de l’audiovisuel public n’a jamais été démontrée…

L’idée de ce festival n’est certes pas mauvaise mais sa réalisation est incomplète. Nous proposerions, nous, un huitième atelier pour répondre à ces questions : comment est financé l’audiovisuel public français ? Pourquoi la ligne qui chiffrait la participation de chaque contribuable a-t-elle disparu  en 2022 ? Quels peuvent être les garde-fous d’un média dont le budget est abondé quoi qu’il arrive ? La vraie solution aux problèmes que soulèvent ces questions (insidieuses !), nous l’avons mille fois écrit, est la privatisation. En attendant, nos lecteurs devineront sans peine la réponse à ce quizz qui ne figurera pas au programme de jeudi : « Vous avez le droit de ne pas payer pour un média que vous n’écoutez pas. Vrai ou faux ? »

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12 réponses

  1. Avant de regarder la desinformation et son importance on doit parler de l’importance de l’information…
    Ce n’est pas rien, qu’est ce qui ME regarde? Qu’est ce qui importe pour moi? ensuite entant que quoi? contribuable? humain?
    Quel sujet est politique et pourquoi?
    Il y a aussi l’importance des termes…le taux de chomage la dette publique…le PIB chaque terme ici à un sens que tout me monde croit saisir..mais aussi une definition retenue par le monde academique ou celui qui en est comptable…

    Les IA sur le marche ne « mentent pas » ça leur serait fatal economiquement …et pourtant elles savent eviter des points sensibles.. via la langue de bois par exemple..

    b De façon amusante, les IA designent aussi ce qui permet de generer des fausses informations convaincantes.. vidéo images, un vrai danger à mes yeux si l’auditeur n’est pas « eduqué »..

    Il y a un vrai defi ce qui etait une pruve suffisante dans le passé risque de ne plus l’etre… mais qio est en danger? les media ou linteret des auditeurs pour les informations devenues inverifables?
    Il ya des choses que je serais contraint d’ignorer.. mais est ce grave? et pourquoi.

    1. Bollore a acquis canal + au bord de la faillite et en a fait un fleuron de son secteur grâce à de judicieuses acquisitions en Afrique et a une excellente gestion

    2. Si on ne veut pas virer les hommes et femmes troncs et postillonneurs de micros qui sévissent sur les chaînes publiques, il faut les vendre à des milliardaires gauchistes, comme Niel et Pigasse, les Dupont et Dupond du mélenchonisme doré sur tranche.

  2. Ils feront le maximum d’ici avril 2027 pour saboter le pays car ils savent qu’après avril 2027, ils ne seront plus au pouvoir.

  3. Nous avons pu constater que les sources d informations sur la guerre aux moyen Orient de l audiovisuel public n émanaient quasiment que de la propagande du hamas et de l Iran avec de très nombreuses invitations de pseudo experts islamo gauchistes
    Effectivement la seule solution est la privatisation

  4. C’est le service public qui désinforme les français en occultant des infos qui gênent l’idéologie de gauche!

  5. Il me semble possible de résumer ce bel article en rappelant cette phrase de Delphine Ernotte qui disait à peu près :  » Nous ne donnons pas l’information sur ce qui est mais sur ce que l’on voudrait qu’elle soit »

  6. Ils sont passés maîtres dans la désinformation. Il n’ y a personne en face pour contredire ou si peu que cela reste sans effets. Les personnes qui regardent ces émissions se confortent dans leurs opinions et par rebonds en persuadent d’autres. L’ effet boule de neige existe bien et elle grossit à vue d’oeil ! On peut craindre le pire pour les mois à venir. Quand les gens parlent de faits de société ils citent toujours les mêmes chaînes et sont persuadés d’avoir les bonnes infos. Ces chaînes ne peuvent pas mentir ! Comment être aussi sourds, aveugles et bornés ? Ça me dépasse.

  7. Les conclusions de la Commission d’Enquête sur l’Audiovisuel Public sont claires. Et pourtant… il ne se passe plus rien – en apparence tout au moins. Certains ont menti, sous serment ; certains ont abusé des notes de frais et continuent ; les journalistes se sont mis en grève pour 2mn30 d’un éditorial diffusé 1 fois par semaine le dimanche matin par un journaliste de Valeurs Actuelles et la direction de l’information a cédé. A quoi donc a bien pu servir cette commission ?????

  8. L’audiovisuel public s’est: à gauche toute, il n’y a pas de sanctions, l’Arcom ne réagit pas sauf quand il s’agit du secteur privé, alors, pourquoi se gêner dans l’information partisane ?

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