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lundi 19 octobre 2026

À défaut de technologie, la France exporte ses idées socialistes

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Gabriel Zucman bat la campagne en Californie pour faire adopter le 3 novembre une taxe de 5% sur les milliardaires, soutenue par la gauche et les syndicats mais dont même le gouverneur démocrate ne veut pas. Car ce projet de taxe, qui a déjà fait fuir de grandes fortunes, ne repose pas sur une science économique neutre, mais sur un château de cartes méthodologique. Elle s’appuie sur des évaluations approximatives (comme les classements Forbes plutôt que des données fiscales réelles). Elle manipule l’évaluation des taux d’imposition effectifs des plus hauts revenus et occulte l’impact réel des mécanismes de redistribution pour construire de toutes pièces le mythe d’une dégressivité fiscale des ultra-riches.

Les défenseurs d’un impôt sur la fortune présentent souvent ces taxes comme un outil direct d’éradication de la pauvreté. Or le produit des impôts ne va pas directement dans la poche des plus modestes : il alimente d’abord le budget général, la bureaucratie, les dépenses publiques et la structure de l’État. Faire payer davantage les ultra-riches n’a jamais pour effet mécanique d’augmenter le pouvoir d’achat de la classe moyenne ou des plus pauvres, d’autant que la prise en compte des aides, des transferts et des crédits d’impôt existants est souvent déformée pour justifier un besoin permanent de nouvelles recettes fiscales. L’argumentaire fondé sur la « lutte contre la pauvreté » sert de couverture morale à un projet politique social-étatiste dont la véritable finalité est l’accroissement du périmètre, du pouvoir et des ressources du gouvernement. Plus de taxes, ce n’est pas moins de pauvreté, mais plus de gouvernement, plus de bureaucratie et un État toujours plus envahissant au détriment de l’investissement et de la liberté économique.

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