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samedi 14 février 2026

Avec moins de barrières commerciales, le négoce intra-UE pourrait croître de 4,4 % pour les biens et de 14,5 % pour les services

Temps de lecture : 2 minutes

Il est désormais évident que le marché unique de l’Union européenne, qui regroupe 450 millions de personnes et 26 millions d’entreprises, fonctionne bien en deçà de son potentiel. Selon une étude publiée par la Banque centrale européenne, le commerce des biens intra-UE représentait environ 40 % du PIB en 2024, contre 30 % en 1999, soit un niveau supérieur de 16 points à celui du commerce des biens entre l’UE et le reste du monde. Cependant, le commerce des services stagne à 16 % du PIB, un niveau quasi identique au commerce extra-UE, alors que les services représentent près des trois quarts de l’activité économique dans l’Union européenne.

En 2022, le commerce entre pays de l’UE restait freiné par des frictions, c’est-à-dire des coûts supplémentaires liés au fait de vendre à un pays de l’UE plutôt qu’à l’intérieur de son propre pays. Ces coûts faisaient que vendre un bien à un autre pays de l’UE coûtait en moyenne 67 % de plus que de le vendre dans son propre pays, et vendre un service coûtait 95 % de plus.

A cette situation, la BCE relève plusieurs causes, dont les barrières réglementaires, qui « peuvent limiter l’accès transfrontalier au marché ou augmenter les coûts de conformité pour les entreprises », ou encore les barrières administratives, qui « englobent généralement des procédures longues, complexes ou peu claires qui compliquent la conformité et la mise en exécution ».

Malgré ces entraves, le potentiel d’intégration reste très important dans le marché unique européen. Pour le faire comprendre, la BCE a pris pour référence les Pays-Bas, nation européenne ayant les coûts les plus bas pour le commerce des biens avec les autres pays de l’Union européenne. Ils sont également une référence pour les services. Si d’autres pays européens atteignaient un niveau d’intégration similaire à celui du pays de référence, les frictions pourraient être réduites de 8 points de pourcentage pour les biens et de 9 points pour les services. Une telle réduction se traduirait par une augmentation du commerce intra-UE de 4,4 % pour les biens et de 14,5 % pour les services. Dans ce contexte, l’étude nous explique que même une réduction modeste de 2 % des barrières pourrait compenser l’impact projeté sur le PIB par la hausse des tarifs extérieurs, notamment américains, démontrant que la taille du marché européen reste un atout inexploité.

 

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Une réponse

  1. Très intéressant article ! Merci.
    Encore les barrières règlementaires et administratives de cette europe imbécile ! Le Général De GAULLE doit se retourner dans sa tombe lui qui avait prévu l’Europe des nations (seule valable car simple et efficace).
    Encore les fonctionnaires européens non élus qui empêchent le développement
    aidés par nos propres fonctionnaires qui inventent des normes stupides tous les matins pour mieux paralyser le secteur privé européen.
    Et personne pour les arrêter !!??? Preuve est faîte que nos gouvernants, députés, sénateurs ne servent à rien !! Ils parlent !!!???
    Et que font les français, rien ?? Il continuent à perpétuer ce système idiot !???

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