Aux Etats-Unis, le 15 avril correspond au « Tax Day », qui représente la date limite annuelle pour déclarer et payer ses impôts fédéraux sur le revenu.
Une étude de Cato Institute montre qu’au cours de l’exercice 2025, le gouvernement fédéral a collecté environ 5 230 milliards de dollars de recettes. Une somme considérable, mais insuffisante pour couvrir les quelque 7 000 milliards de dollars de dépenses votées par le Congrès.
Fait important à ne pas négliger : plus de la moitié provient de l’impôt sur le revenu des particuliers. Les taxes sur les salaires représentent 33 % des recettes fédérales, tandis que le reste se répartit entre impôt sur les sociétés, droits de douane et diverses taxes. Pour la majorité des Américains, en dehors des 10 % les plus aisés, la charge fiscale principale ne vient pas de l’impôt sur le revenu, mais des taxes sur les salaires.
Mais c’est surtout la répartition de la charge de l’impôt entre les contribuables qui retient l’attention. Le système fiscal américain est fortement progressif (l’un des plus progressifs des pays développés). Les 10 % des contribuables les plus riches acquittent plus de 60 % de l’ensemble des impôts fédéraux et 72 % du seul impôt sur le revenu. Par ailleurs, les 1 % les plus riches, qui captent environ 22 % des revenus, paient à eux seuls plus de 40 % de cet impôt, soit une part qui a plus que doublé en environ quarante ans. Des résultats similaires sont observés en France.
À l’autre extrémité de l’échelle, les 20 % les plus modestes affichent des taux d’imposition moyens nuls, voire négatifs – c’est-à-dire qu’ils reçoivent davantage du système fiscal qu’ils n’y contribuent, via des crédits d’impôt remboursables comme le crédit d’impôt sur le revenu du travail (EITC) ou encore les crédits d’impôt de l’Obamacare.
Ce déséquilibre s’est accentué au fil du temps. Depuis le début des années 2000, les taux moyens d’imposition ont globalement baissé pour tous les groupes de revenus, sauf pour les 5 % les plus riches qui ont vu leur part passer de 52,2 % à 61 %.
Les États-Unis demeurent néanmoins, en comparaison internationale, un pays relativement peu fiscalisé, le travailleur moyen y supportant une pression fiscale nettement inférieure à celle observée dans la plupart des pays européen (à 31,8 % contre 47,1 % pour la moyenne européenne),
Les projections montrent que les dépenses obligatoires (comme la Sécurité sociale ou les prestations de santé) dépasseront durablement les recettes dans les années à venir. Réduire les dépenses serait dès lors une option pertinente car toute extension significative de l’État-providence impliquerait nécessairement un élargissement de l’effort fiscal vers les classes moyennes, jusqu’à l’étouffement…
Dans ce contexte, une réforme de la structure de l’imposition fédérale, notamment à travers une flat tax fédérale, déjà présente dans plusieurs Etats américains, est une proposition faite par le think tank américain. À bon entendeur, Américains (et Français) …
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Ca va à l’encontre de ce que voudraient nous faire croire nos démagogues de service et LFI en particulier !
Heureusement qu’il y a les riches pour alimenter les aides et gabegies en tous genres dont profitent notre immense masse d’assistés !
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