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mardi 29 septembre 2026

Cyberattaques contre l’État : les responsables seront-ils sanctionnés ?

Temps de lecture : 2 minutes

A la suite du vol récent de fichiers aux ministères de l’Économie et des Finances, de l’Éducation nationale et de l’Intérieur, l’IREF-Contrepoints a lancé une pétition pour que l’État protège les données qu’il exige de ses citoyens et répare les préjudices qu’il leur cause. Soyez nombreux à la signer et à la relayer : sait-on jamais, nous pourrions être entendus !

En attendant, les responsables de ces fiascos se font bien discrets. Il faudrait quand même qu’ils apparaissent au grand jour, s’expliquent et assument leurs fautes.

Les uns et les autres se renvoient d’ores et déjà la balle. Les actuels responsables de la cybersécurité dans les ministères accusent leurs prédécesseurs qui n’ont rien fait, ou leur hiérarchie, insensible au risque cyber, qui n’a pas pris les bonnes décisions. D’autres mettent en cause le manque de moyens et en imputent la faute aux politiques.

La ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, qui a présenté en début d’année 2026, à Bordeaux, la stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, a indiqué sur X qu’elle n’avait pas la cybersécurité comme responsabilité dans son portefeuille ministériel, chaque ministre étant responsable de la cybersécurité de son propre ministère sous contrôle du Premier ministre.

Celui-ci, qui s’est exprimé à Sens le 29 août à l’occasion de l’université d’été du Laboratoire de la République, un think tank créé par l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, a incriminé les agents. En l’occurrence, Sébastien Lecornu a affirmé, s’agissant de l’affaire de la DGFiP : « Si je fais le parallèle avec une maison, ce n’est pas un problème de solidité des volets, des fenêtres, de la porte ou du système d’alarme. Globalement, on avait une maison qui était bien fermée, avec une porte blindée bien fermée, serrure deux points, malheureusement la clé a été mise sous le paillasson et il a été dit dans tout le quartier qu’elle était sous le paillasson. Ça s’appelle un problème d’hygiène numérique. D’où ma colère. Ce n’est pas un manque de moyens. C’est la compromission des codes d’accès d’agents de la DGFiP qui a permis l’intrusion ». Bref, c’est le « grouillot de service », incapable de respecter les consignes élémentaires, qui est responsable de tout. C’est quand même un peu facile.

Le député Philippe Latombe (Les Démocrates), qui vient de rendre un rapport sur les vulnérabilités numériques de la France, a déposé, le 27 août, une proposition de résolution initiant la création d’une commission d’enquête sur le sujet. La sénatrice Nathalie Goulet (Union centriste) a déjà pris la même initiative en mai dernier. Nul doute qu’elle sera prochainement relancée.

Si elles voient le jour, espérons que ces commissions permettront de faire toute la lumière sur ces affaires et, notamment, de désigner des responsables pour les sanctionner. Il ne s’agit pas de réclamer des têtes par principe. Mais depuis le début de l’année, il y a eu une dizaine de fuites majeures de données dans l’administration et, pour l’instant, les Français sont les seuls à en supporter les conséquences. Cela doit changer.

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6 réponses

  1. La cybersecurite a 2 volets l un concerne les inflences étrangères essentiellement russes mais aussi chinoises et iraniennes l autre s appuie sur du vol de données revendues au marché noir
    Comme pour quasiment tous les délits notre justice bisounours manie toujours la pusillanimite vis vis de ces délinquants

  2. Les responsable sont evidents: les présidents. Ils auraient du exiger la garantie absolue de la protection des données des français avant toute numérisation. En particulier l’impossibilité de « mettre la clé sous le paillasson »… Pas besoin d’être spécialiste pour exiger cela!
    Maintenant la sanction doit être pénale.

  3. Ont ils seulement demandé de tester la sécurité ? Pas besoin d’être spécialiste pour trouver ce genre de faille !
    Toute la chaîne des personnes concernées par la numérisation est coupable de flagrant délit d’incompétence.

  4. Les coupables ne seront jamais punis car ce sont eux qui se présentent en victimes , nos élus , oubliant que les premiers coupables ce sont eux et que nous , les particuliers sommes les vraies victimes.

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