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mardi 9 juin 2026

Déblocage des réserves stratégiques de pétrole

Temps de lecture : 2 minutes

L’Occident réagit. Devant la perspective d’une flambée des cours du pétrole provoquée par les menaces du régime des mollahs sur le détroit d’Ormuz, où trois navires qui tentaient de passer ont été frappés mercredi, les pays du G7 activent leur mécanisme de déblocage des réserves stratégiques d’or noir. Le Japon et l’Allemagne ont annoncé mercredi leur décision de débloquer leurs réserves, avant même une réunion des dirigeants du G7 qui devait valider le processus dans l’après-midi.

Il s’agit du premier G7, qui réunit Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada, convoqué sur ce conflit. L’Agence internationale de l’énergie a demandé à ses Etats membres « de libérer des réserves de pétrole à hauteur de 400 millions de barils, soit un peu plus de 54 millions de tonnes ». Cela devrait suffire à faire refluer les cours, qui étaient raisonnables ces dernières semaines en raison d’un léger surplus d’offre sur la demande, mais qui sont passés en quelques heures lundi de 80 $ le baril à presque 120 en raison du « risk factor ». Le détroit d’Ormuz voit passer un cinquième du pétrole consommé chaque jour dans le monde.

L’AIE propose un recours « sans précédent » aux réserves stratégiques afin d’enrayer la flambée des prix. La décision a été approuvée à l’unanimité des 32 pays membres de l’organisation fondée en 1974 à la suite du premier choc pétrolier pour sécuriser l’approvisionnement des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Ce déblocage dépasse donc le montant de 182 millions de barils de pétrole mis sur le marché par les pays membres de l’AIE en deux phases en 2022, au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon le Wall Street Journal.

Cette crise énergétique que l’Arabie saoudite juge sans précédent depuis six décennies, s’inscrit dans un contexte particulier pour les pays européens. Les dirigeants de ces derniers admettent aujourd’hui que les décisions de fermer les centrales nucléaires, après l’accident de Fukushima au Japon en 2011, ou sous la pression des écologistes, a été une erreur stratégique monumentale. En effet, se priver, sous l’effet du lobbying de groupuscules dont il serait bon d’établir qu’ils n’ont jamais bénéficié de financements extérieurs, d’une énergie nucléaire pilotable, bon marché, fiable et décarbonée, pour la remplacer par du gaz russe qui produisait du CO2, contresens écologique, a rudement affecté la souveraineté européenne, sa prospérité (l’économie était jusqu’à très récemment essentiellement de l’énergie transformée) et ses emplois.

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2 réponses

  1. J’ai bien aimé le commentaire d’un « haut comissaire à l’énergie sui disait à propos des 400 millions de barils de stockés ; c’est chercher à éteindre une raffinerie en feu avec un tuyau d’arrosage

  2. Il n’y a pas eu d’accident de Fukushima, dire cela est faire le jeu de ceux qui ne veulent pas du nucléaire. Sans le tsunami, la centrale de Fukushima fonctionnerait toujours. Quel risque qu’une centrale nucléaire en Europe soit victime d’un tsunami ?
    La vraie raison de la fermeture de centrales, c’est l’écologie punitive d’une part, dont les socialistes ont toujours voulu récupérer les voix, mais surtout et en premier lieu Macron lui-même qui lorgne la commission européenne. Macron a donné comme raison à la fermeture de la centrale de Fessenheim le fait que « elle se trouve aux portes d’un pays qui a fait d’autres choix énergétiques que les nôtres, la laisser en fonction ne serait pas compris » (je paraphrase). Alors que l’Allemagne utilise le charbon, un non-sens écologique total !
    Comment a-t-on pu laisser ce scandale de la fermeture de centrales, se produire ? Absurdistan.

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