Mi-octobre, une femme de 25 ans est décédée à Montpellier d’une méningite aiguë, après plusieurs tentatives infructueuses pour bénéficier d’une prise en charge médicale d’urgence. Malgré des vomissements intenses, une fièvre élevée, une paralysie et l’apparition de taches sur la peau, le SAMU, sollicité à deux reprises, n’a pas estimé nécessaire d’envoyer une équipe d’intervention. « Calmez-vous, madame, buvez de l’eau avec du sucre et ça ira. » Un autre opérateur lui aurait également conseillé de prendre une « douche chaude ». La jeune femme a perdu connaissance en route vers l’hôpital et est décédée peu après son arrivée.
En décembre 2017, une mère de 22 ans a perdu la vie dans des circonstances similaires. Naomi Musenga, souffrait de douleurs abdominales extrêmes lorsqu’elle a appelé le SAMU. « Je vais mourir. » La régulatrice lui avait répondu : « Oui, vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde. » Naomi est décédée après une attente de 2h20 sans intervention d’urgence, selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales.
Ces deux cas médiatisés ne sont pas isolés. Ils révèlent des failles profondes dans notre système de santé. Le manque de réactivité, les réponses inappropriées et l’inefficacité des procédures d’accueil de patients en détresse démontrent une incapacité préoccupante à gérer les urgences médicales. Les services d’urgence peinent à répondre à l’afflux de patients, notamment en raison d’une pénurie de soignants. Pourtant, près de 80 % des patients admis aux urgences publiques n’avaient pas besoin d’être hospitalisés en 2023 et auraient pu être pris en charge par des structures privées. Ce serait d’autant plus préférable que les services d’urgence privés peuvent traiter les mêmes cas avec des dépenses à 115 € par patient environ en journée, contre 134 € dans les hôpitaux publics. Pour quelle raison mystérieuse notre système de santé ne pourrait-il pas être porté par des impératifs d’efficacité, de rentabilité et de satisfaction des patients ? Nous avons tout essayé : plus d’État, plus de centralisation, plus de fonds publics… tout sauf la privatisation et la concurrence. Alors essayons les.
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3 réponses
Les urgences sont débordées, certains paient pourtant et d’autres pas. Avons nous encore les moyens de cette situation au détriment de ceux qui ont et/ou participent à son financement. La charité bien ordonnée commence par soi-même.
Amusant :
Dans le sujet précédent,
question de SAIRAISON 30 octobre 2024 – 11:23 am : « Comment pouvez-vous faire croire que la libéralisation du système de santé sera plus efficace avec le privé alors que l’exemple que vous faite apparaitre relève d’un manque de médecins que ce soit en public ou privé… Car même en gestion privée les médecins ne se multiplient pas. »
réponse de Nicolas Lecaussin 30 octobre 2024 – 2:53 pm : « Vous avez un exemple de pénurie dans le privé et où il y a la concurrence ? »
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Les urgences sont débordées, certains paient pourtant et d’autres pas. Avons nous encore les moyens de cette situation au détriment de ceux qui ont et/ou participent à son financement. La charité bien ordonnée commence par soi-même.
Amusant :
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question de SAIRAISON 30 octobre 2024 – 11:23 am : « Comment pouvez-vous faire croire que la libéralisation du système de santé sera plus efficace avec le privé alors que l’exemple que vous faite apparaitre relève d’un manque de médecins que ce soit en public ou privé… Car même en gestion privée les médecins ne se multiplient pas. »
réponse de Nicolas Lecaussin 30 octobre 2024 – 2:53 pm : « Vous avez un exemple de pénurie dans le privé et où il y a la concurrence ? »
Attention, je ne conteste pas la supériorité du Privé, surtout concernant les coûts pour la Société.