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samedi 9 mai 2026

Depuis 2017, l’investissement des entreprises en France est en dessous de la moyenne européenne

Temps de lecture : 2 minutes

Eurostat a publié une étude sur l’investissement des entreprises par pays. Selon la définition stricte, le taux d’investissement des entreprises est défini comme l’investissement brut (formation brute de capital fixe) divisé par la valeur ajoutée brute des sociétés non financières. Ce ratio met en relation l’investissement des entreprises non financières en actifs fixes (bâtiments, machines, etc) avec la valeur ajoutée qui a été créée lors du processus de production.

Autrement dit, un taux d’investissement élevé traduit des entreprises qui investissent fortement pour accroître leurs capacités de production – et donc leur productivité, signe d’un appareil productif en développement, tandis qu’un taux faible reflète généralement soit une spécialisation dans des activités peu capitalistiques (notamment la finance), soit un sous-investissement susceptible de freiner la croissance et la compétitivité à long terme.

Au 4e trimestre de 2025, on constate que le taux d’investissement européen dans son ensemble est peu dynamique, avec un taux à 21,8 %, soit son taux le plus faible depuis le 3e trimestre 2014. Pour l’année 2024, le taux d’investissement moyen était à 22,4 % dans l’ensemble de l’Union européenne. La France, quant à elle, se situait en dessous de la moyenne, à 21,7 %. Parmi les pays avec le plus fort taux d’investissement, se retrouvent plusieurs pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est : la Hongrie (28,4 %), la Croatie (28,3 %) et la Tchéquie (27,6 %).

Sur un temps plus long, la France reste toujours sous la moyenne européenne : par exemple, depuis 2017, année de l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, le taux d’investissement des entreprises sur le territoire français se situe constamment en dessous de la moyenne européenne.

Comment interpréter ce sous-investissement en France ?

Par une combinaison de facteurs, mais l’un des éléments les plus importants concerne évidemment l’environnement fiscal. La fiscalité qui pèse sur les entreprises est bien trop élevée en comparaison des autres pays européens. Elle peut largement réduire les marges disponibles pour financer de nouveaux investissements en capital fixe (le taux d’autofinancement des entreprises françaises a chuté de près de 6 points de pourcentage entre 2017 et 2024).

Dans ce contexte, même lorsque les entreprises souhaitent moderniser leurs outils de production ou accroître leurs capacités, une partie de leurs ressources est absorbée par des prélèvements obligatoires écrasants…

Bleu : UE

Rouge : France

Abscisse : Années

Ordonnée : Taux d’investissement

 

 

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3 réponses

  1. Ce constat ne fait que refléter l état d esprit désastreux qui règne en France ou la très grande majorité de nos médias crachent constamment sur les entreprises avec la bénédiction des franchouillards

  2. N’est il pas étonnant qu’en 2026, compte tenu des différences de traitement fiscal des entreprises entre pays européens, il reste encore autant de sociétés basées dans l’hexagone ?
    Quelle peut être l’explication de ce phénomène sur un territoire hexagonal qui présente des frontières vers l’Europe du nord , l’Europe centrale et l’Europe du Sud à une époque où les transports routiers et ferroviaires permettent de transporter des marchandises rapidement ?

  3. Existe-t-il une seule statistique où la France n’est pas en queue de peloton lorsque l’on parle de croissance, emploi, balance commerciale, investissements productifs, niveaux des rémunérations, pouvoir d’achat et en tête de classement lorsque l’on évoque déficit budgétaire, fiscalité, consommation d’anti-dépresseurs et drogues, niveaux scolaires et universitaires, taux de pauvreté, attractivité ?

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