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vendredi 26 juin 2026

Dette publique : la France s’enfonce… mais jusqu’à quand ?

Temps de lecture : 2 minutes

La dette publique atteint désormais 117,5 % du PIB au premier trimestre 2026, soit 3 536,1 milliards d’euros au sens de Maastricht. C’est 75,6 milliards de plus qu’au trimestre précédent. Tous les indicateurs sont au rouge : la dette de l’État (+ 66,3 milliards), les organismes d’administration centrale (+ 0,3 milliard), les administrations de sécurité sociale (+ 8,2 milliards), les administrations publiques locales (+ 0,8 milliard)…

Hasard du calendrier ou non, les données de l’INSEE ont été publiées le même jour qu’un rapport de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques. La France n’est pas seulement le troisième pays le plus endetté de la zone euro ; elle est aussi le seul pays « à ne pas avoir fait refluer son ratio de dette publique depuis la fin de la crise sanitaire ». Les esprits les moins rigoureux feront peut-être remarquer que le déficit public a été réduit de 0,7 point en 2025 par rapport à l’année précédente. Cette baisse n’est toutefois nullement imputable à une baisse des dépenses publiques, mais à une forte hausse d’impôts (dont un tiers porte sur des mesures présentées comme temporaires, relève la Cour). En 2026, la réduction du déficit est jugée « trop modeste » et les efforts, « insuffisants ». Contrairement à des pays comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne qui poursuivent une « stratégie de désendettement rapide », le ratio de dette de la France continue d’augmenter.

La Cour souligne surtout que la France continue de vivre très largement au-dessus de ses moyens. Malgré une pression fiscale record, l’État n’est même plus capable de financer ses dépenses courantes sans recourir massivement à l’emprunt. La charge de la dette devient l’un des premiers postes budgétaires du pays : elle devrait dépasser 77 milliards d’euros en 2026 (2,5 points de PIB), un montant comparable, voire supérieur aux grands budgets de l’État tels que la Défense ou l’Éducation nationale.

À ce rythme, la question n’est plus de savoir si la France devra engager des réformes structurelles, mais si elle le fera de son plein gré ou sous la pression des marchés et de la BCE.

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