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mardi 9 juin 2026

« D’ici à 2030, deux voitures sur trois devront être électriques » : Lecornu sait mieux que le marché

Temps de lecture : 2 minutes

Lors d’un discours du 10 avril 2026, Sébastien Lecornu a voulu nous faire croire, une fois de plus, que l’État sait mieux que le marché comment organiser l’économie. Le Premier ministre a annoncé un vaste plan d’électrification « des usages », porté à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030 (multiplié par deux). Il a présenté comme une évidence morale la nécessité de remplacer le pétrole et le gaz par l’électricité. Derrière des éléments de langage bien connus, « sécurité nationale », « rapport de force », se cache l’obsession de la planification centralisée.

Le gouvernement annonce ainsi que 2 voitures neuves sur 3 devront être électriques en 2030, que 1 million de pompes à chaleur seront installées chaque année d’ici à 2030, et que les aides publiques seront réorientées vers ces usages. Cela concerne les particuliers mais aussi les entreprises, qui toucheront ne sont pas épargnées, avec des subventions pouvant atteindre 100 000 euros pour électrifier leurs flottes de poids lourds et de véhicules utilitaires.

Encore une fois, la décision politique prime la réalité plus que prévisible. En prétendant corriger un marché défaillant, l’État va introduire en réalité de nouvelles distorsions. Subventions massives, effets d’aubaine, dépendance aux aides, éviction de solutions concurrentes. Tout cela affaiblit l’efficacité globale du système économique.

Pourtant, un exemple européen récent, à propos justement des voitures électriques, nous a montré que l’interventionnisme forcé ne résout rien, au contraire. En effet, reculant devant les inconvénients nombreux et divers qu’il entraînait, la Commission européenne a finalement décalé, en décembre 2025, son projet visant à interdire la vente de véhicules thermiques neufs d’ici 2035. Coûts trop élevés pour beaucoup, doutes sur la possibilité d’installer suffisamment de bornes de recharge à temps, suppressions d’emplois brutales, invasion de voitures chinoises… Visiblement, cet exemple n’a pas suffi à M. Lecornu pour comprendre que l’intervention étatique sur le marché ne donne jamais de bons résultats.

Le financement « ne se fera pas avec de l’argent nouveau », mais d’une réallocation des dépenses et de mécanismes comme les certificats d’économie d’énergie. En clair, on prend ailleurs pour financer les priorités du pouvoir politique du moment. Ce jeu permanent de tuyauterie budgétaire n’a rien de neutre économiquement. Elle signifie que l’État choisit les gagnants et les perdants de la transition.

Bouquet final de l’intervention du Premier ministre : il avait anticipé une détente des prix à la pompe « très rapidement » … Cela n’en prend pas le chemin et de toute façon, l’Etat prélevant près de 60% du montant payé par les Français (un des niveaux les plus élevés d’Europe), la « détente » pourrait avoir lieu en interne même sans attendre une éventuelle et très aléatoire « détente » des relations internationales…

Certes, la transition énergétique est un enjeu. Mais elle n’exige pas que l’État intervienne davantage. Elle exige surtout des technologies compétitives, de la concurrence et une liberté de choix pour les acteurs économiques.

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24 réponses

  1. Ce que ce monsieur semble ignorer c’est que les voitures électriques sont en moyenne fabriquées à 90% à l’étranger. (Ce qu’il faut savoir c’est que les voitures dîtes françaises ne le sont qu’à 35% !)
    Et on les subventionne…

    1. La Renault 5 E-Tech est assemblée à Douai, avec un moteur fabriqué à Cléon et des batteries produites à Douai. Son taux de valeur française est bien supérieur à 35 % et s’élève à plus de 70%.

      1. Depuis mi 2025 a Douai la filiale AESC du groupe chino japonais Envision produit des batteries avec de nombreux incidents ce qui dénote une maîtrise tres partielle de la production
        La rentabilité n est pas au rdv malgré les 1,3 milliards de subventions étatiques et européennes!!!!

  2. « …Puisqu’on m’a demandé de faire un discours. Je vous signale tout de suite mesdames et messieurs, que je vais parler pour ne rien dire… ». R. DEVOS

  3. d’ici à 2030, bien d’autres Premiers ministres seront passés par les couloirs de Matignon et celui-ci sera retourné aux oubliettes de la Vè République d’où aucun coup de baguette magique n’aurait jamais dû le sortir…

  4. En espérant bientôt la fin de cette série médiatique grotesque du prix des hydrocarbures à la pompe avec ses stupides micro trottoirs

  5. Ce serait drôle si ce n’était pas aussi dramatique.
    Nous petits moutons savons tous que ce n’est pas réalisable et nous ne sortons pas tous de grandes écoles !
    Fournir assez de matière première, fermeture des centrales. Réouverture effective en….?
    Dépendance pour les composants des batteries, certains étant fournis dans des conditions largement inhumaines (mais quand cela est bénéfique et au nom du soi disant progrès on s’assoit bien sur les droits et conditions),
    Recyclage,
    Usure, froid, chaleur,
    Recharge pour les particuliers habitant en immeubles,
    Prix exorbitant des voitures française largement concurrencé par les chinoises donc préférence à celle ci,
    Et cerise sur le gâteau….Une fois que l’on sera tous bien coincé les TAXES !
    Il ne faut pas être naïfs et imaginer ou croire qu’ils ne vont pas continuer à tondre jusqu’à l’os le troupeau !
    Ruiner un pays au nom de l’ idéologie et du politique. Ruiner un pays pour un siège.

    1. En fait malheureusement nous ne sommes plus au temps de Messmer…les politiques ne sortent pas des bonnes « Grandes Ecoles », celles qui sélectionnaient sur les mathématiques, la vitesse de raisonnement et le désir de servir l’état…
      D’ailleurs sont elles vraiment des « Grandes écoles » les Sce PO?
      Je connais un doctorant qui essaie d’enseigner la finance dans une école de commerce post bac, école qui a cru intelligent de s’ouvrir aux littéraires..Ils ne maîtrisent pas les identités remarquables… niveau seconde…
      Qu’attendre d’élus et de hauts fonctionnaires majoritairement sélectionnés sur l’art du verbe ??
      Des Rueff, on n’en trouve plus, des Gregoire il y en a plein..

  6. Si on a besoin de rien, S Lecornu est l’homme de la situation, mais si vous avez besoin de quelque chose, il saura vous expliquer comment vous en passer – On est un vrai chef ou on est pas?

  7. « Elle exige surtout des technologies compétitives, de la concurrence et une liberté de choix pour les acteurs économiques.

    Technologies compétitives….

    Voitures électriques qui s’enflamment spontanément
    Voitures électriques qui s’enflamment violemment en cas d’accident
    Eviter de recharger dans son garage ou en sous-sol collectif (dixit pompiers)
    Batteries qu’il ne faut jamais charger à plus de 75%
    Autonomie de 50% inférieure aux annonces…
    Bornes de rechargement saturées sur autoroute… longues attentes…
    Voitures lourdes, usure des pneus et des chaussées accélérées…
    Voitures hors de prix, sauf chinoises…
    Poids lourds électriques inexistants….
    Coût exorbitant de la création d’un réseau de recharge efficace….
    Le compteur Linky vous attend…
    Etc…

  8. On n’a pas de pétrole mais on aura des EPR.
    A terme la consommation électrique du parc automobile Français sera de 100 TWh/an soit l’équivalent de 10 EPR. Avec l’immense avantage de pouvoir utiliser les millions de batteries comme déphaseurs entre production et demande. Il faut bien prendre en compte que la construction des EPR prend quelques années et qu’il faudra bien que la demande s’accorde alors avec le potentiel de production sinon EDF (l’état) aura investi pour rien.
    Problème d’approvisionnement en pétrole, construction EPR, électrification des usages (pas seulement la mobilité), développement des mines de lithium et terres rares, moins de CO2 et plus de souveraineté énergétique. Pas vraiment libéral mais il y a une certaine logique dans la démarche.

  9. Si Lecornu avait été un aigle, Macron ne l’aurait jamais retenu. Il avait juste besoin d’un roseau pour se maintenir au pouvoir encore un peu, comme les LR qui n’ont pas censuré quand c’était le moment.

  10. Nous avons déjà eu des imbéciles dans les hautes terres politiques et publique mais ce que nous avons aujourd’hui dépasse largement les limites de la raison et ce quel qu’en soit le parti.

  11. Les escrologistes veulent des voitures électriques mais ont fait fermer Fesseinhem.

    Comme le dit un lecteur Jean-Aymar de Sékonla !

  12. En annonçant qu’une partie des recettes fiscales sera affectée aux subventions aux VE, Lecornu crache à la gueule des citoyens modestes qui n’auront jamais les moyens de se payer un véhicule électrique.
    Le message s’adresse aux bobos aisés : il vous manque 5000€ pour vous payer une Tesla à 40000€, les pauvres qui font leur plein d’essence ou de gazole vous les offrent.
    Il aurait tort de se gêner puisque l’opposition semble déjà être en vacances estivales.

  13. La classe politique et nos gouvernements s’impose a vouloir maitriser l’économie et la vie de français.
    Ils sont incapables de résultat depuis bien longtemps.Ils sont responsables de la situation qui fait trinquer leurs électeurs.
    DEHORS !!!!
    Et on vous offre Mme Van Der Leyen comme cadeau.

    1. ben, tout ça est bien vrai mais comme les Français sont des veaux, des moutons et des sados-masos, ben ils revotent toujours pour les mêmes gôôôôôôôchistes boboïstes et après, ça va beugler dans la rue comme des veaux qu’ils sont.

  14. Il est regrettable de constater , une nouvelle fois , l’incurie totale du gouvernement en matière énergétique . Non comptant d’avoir contribuer avec application à fusiller le marché de l’automobile en imposant des investissements pour les moteurs électriques , résultats toutes les grandes marques licencient , on en remet une épaisseur au motif de la dépendance au pétrole ! C’est a se demander si une fois que tout sera électrifié , le gouvernement dans sa candeur ne mettra pas en place des taxes pour compenser celles perdues sur les hydrocarbures. Mais il est vrai , j’allais l’oublier , que Lecornu préfère pactiser avec la gauche , le parti socialiste et les verts pour durer jusqu’aux présidentielles.

  15. Trouver l’erreur, pourtant grossière. Annoncer un vaste plan d’électrification est une chose, mais encore faut-il que le prix de l’électricité ne soit pas indexé sur le coût marginal du gaz, comme nous l’impose l’Europe aujourd’hui. Gagner son indépendance énergétique est une chose, mais ne pas se dégager de l’évolution fluctuante au grès des conflits du cours du gaz et du pétrole en est une autre. L’un sans l’autre perd beaucoup de sons sens.

  16. S. Lecornu son côté « adjudant de semaine » un vrai petit chef qui décrète ceci ou cela, d’ailleurs il a promulgué son PPE par décret précisément ce qui va nous conduire -pour ce que j’ai pu en lire chez les économistes – à une augmentation du prix de l’électricité. Il continue de subventionner les ENR sans vergogne, là il trouve l ‘argent qu’il n’a paraît il pas pour réduire les taxes sur le carburant. Jusqu’ici les Français se montrent plutôt calmes mais imaginez un retour des gilets jaunes quand il aura fini de les exaspérer.

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