Faire preuve d’autoritarisme face au départ des contribuables les plus riches n’arrangera rien. Il y a quelques mois, François Ruffin se disait favorable à des « mesures contraignantes » contre les grandes fortunes qui quitteraient la France, allant jusqu’à évoquer une possible privation des droits civiques. Thomas Piketty, de son côté, suggérait d’« arrêter à l’aéroport » les contribuables fortunés refusant de s’acquitter d’un nouvel impôt sur le patrimoine. En France, depuis fort longtemps, on pense que le problème vient toujours des grandes fortunes qui s’en vont – et non des politiques publiques.
Pour les étatistes (et ils sont nombreux en France), cette solution est séduisante : lorsqu’un État doit financer ses écoles, ses infrastructures, ses retraites ou ses services publics, voir partir des contribuables aisés suscite chez eux un sentiment d’injustice. Beaucoup considèrent qu’ils devraient payer une « exit tax » – dans un élan patriotique au demeurant pas toujours visible chez ceux qui approuvent ce genre d’idées.
Pour autant, réfléchir aux conséquences avant les causes n’a jamais apporté de solutions pragmatiques. Fiscalité élevée, instabilité réglementaire, inflation normative, pression administrative ou manque de perspectives économiques, les raisons peuvent être multiples pour expliquer un départ économique.
De nombreux exemples le démontrent. Selon la Hoover Institution, en Californie, une taxe ponctuelle sur la fortune des milliardaires pourrait laisser l’État avec un bilan négatif d’environ 25 milliards de dollars une fois prises en compte les pertes de recettes fiscales liées à l’impôt sur le revenu et aux effets indirects sur l’activité économique.
Lorsqu’un investisseur ou un entrepreneur quitte un territoire, l’État perd une déclaration fiscale ; mais il perd aussi et surtout une potentielle création de richesses, des emplois futurs, des investissements, ce qui réduit mécaniquement sa prospérité.
Les partisans de l’« exit tax » expliquent souvent que les grandes fortunes se seraient enrichies grâce aux infrastructures, aux institutions, à la stabilité offerte, ou encore au développement économique offert par le pays. Ce n’est pas faux et cet argument mérite d’être entendu, mais (outre qu’il oublie qu’ils ont généralement aussi largement contribué), il ne saurait conduire à transformer la mobilité en faute civique. Dans une société libre, changer de résidence ou de pays ne devrait pas être assimilé à une forme de trahison fiscale. Coincer les grandes fortunes entre une fiscalité toujours plus lourde et des mesures restreignant leur départ revient à les enfermer dans un choix entre mort économique et exil périlleux.
Si l’objectif est réellement de limiter les départs, la solution n’est pas de construire des barrières fiscales ou administratives. Elle consiste à rendre le pays plus attractif et plus compétitif. Des impôts moins contraignants, une réglementation plus simple, une meilleure maîtrise des dépenses publiques et un environnement favorable à l’initiative produiront toujours davantage de résultats que la menace. Un pays prospère n’est pas celui qui empêche ses citoyens de partir. C’est celui qui leur donne envie de rester.
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8 réponses
ça y est : les gauchistes sont en mode « mur de Berlin »… vous savez comment ils appelaient le mur de Berlin ? … « Le mur de protection anti-fasciste » (ah ah ah c’est véridique, allez vérifier) ! … C’était pas pour empêcher les bourgeois de venir, mais pour empêcher les prolétaires de s’enfuir ! … Quand tu en es à enfermer ta propre population, c’est que ça va mal… modéré ou radical, le socialisme finit toujours en ruine, en bêtise et en dictature.
la gauche refuse de déchoir de la citoyenneté les terroristes islamistes reconnus coupables de meurtres… mais elle veut rendre apatrides les entrepreneurs qui refusent de se faire spolier par l’état frankistanais… ça donne une juste idée du niveau de déréliction de ces gens. … je crois que la complaisance avec la gauche ça suffit !
A quand un équivalent du mur de Berlin pour empêcher les Français d’aller où ils veulent ? (et surtout les obliger à continuer de financer la gabegie gouvernementale ?) Cette proposition n’est qu’une rustine qui ne collera pas pour résoudre un problème plus vaste mais Ruffin fait ce qu’il peut pour tenter d’exister politiquement.
La confiscation des richesses de ceux qui partent est un des dogmes du « manifeste du parti communiste »
L’arrestation de ceux qui veulent partir, elle, ne peut exister que lorsque les citoyens sont la propriété de l’état – avec les extrêmes, comme la peine de mort au mur de Berlin et le sort des « gusanos » ( les vers de terre ) qui essayaient de quitter Cuba sous Fidel Castro ( application littérale, à ceux qui partaient, du « socialisme ou la mort » )
Si vous laissez partir ceux qui réussissent et s’enrichissent, quels seront les nouveaux modèles pour nos jeunes entrepreneurs, il ne restera que des fonctionnaires sans créativité ni prise de risque. sans risque pas de progrès social et économique
C’est la division du travail qui permet l’enrichissement des milliardaires. L’état n’est pas responsable de la division du travail qui crée infrastructures, retraites et services publics.
L’état est un parasite qui ne peut que détruire l’activité économique. Les pays les plus forts économiquement sont les pays où l’état intervient le moins.
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8 réponses
ça y est : les gauchistes sont en mode « mur de Berlin »… vous savez comment ils appelaient le mur de Berlin ? … « Le mur de protection anti-fasciste » (ah ah ah c’est véridique, allez vérifier) ! … C’était pas pour empêcher les bourgeois de venir, mais pour empêcher les prolétaires de s’enfuir ! … Quand tu en es à enfermer ta propre population, c’est que ça va mal… modéré ou radical, le socialisme finit toujours en ruine, en bêtise et en dictature.
la gauche refuse de déchoir de la citoyenneté les terroristes islamistes reconnus coupables de meurtres… mais elle veut rendre apatrides les entrepreneurs qui refusent de se faire spolier par l’état frankistanais… ça donne une juste idée du niveau de déréliction de ces gens. … je crois que la complaisance avec la gauche ça suffit !
Déréliction? Etes-vous sûr que ces gens se sentent totalement abandonné, privé de tout secours?
Ne serait-ce pas plutôt déliquescence?
A quand un équivalent du mur de Berlin pour empêcher les Français d’aller où ils veulent ? (et surtout les obliger à continuer de financer la gabegie gouvernementale ?) Cette proposition n’est qu’une rustine qui ne collera pas pour résoudre un problème plus vaste mais Ruffin fait ce qu’il peut pour tenter d’exister politiquement.
La confiscation des richesses de ceux qui partent est un des dogmes du « manifeste du parti communiste »
L’arrestation de ceux qui veulent partir, elle, ne peut exister que lorsque les citoyens sont la propriété de l’état – avec les extrêmes, comme la peine de mort au mur de Berlin et le sort des « gusanos » ( les vers de terre ) qui essayaient de quitter Cuba sous Fidel Castro ( application littérale, à ceux qui partaient, du « socialisme ou la mort » )
Si vous laissez partir ceux qui réussissent et s’enrichissent, quels seront les nouveaux modèles pour nos jeunes entrepreneurs, il ne restera que des fonctionnaires sans créativité ni prise de risque. sans risque pas de progrès social et économique
C’est la division du travail qui permet l’enrichissement des milliardaires. L’état n’est pas responsable de la division du travail qui crée infrastructures, retraites et services publics.
L’état est un parasite qui ne peut que détruire l’activité économique. Les pays les plus forts économiquement sont les pays où l’état intervient le moins.
Si on part de votre principe, le pays le plus fort devrait être la Somalie 🙂