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mardi 21 juillet 2026

En Afrique du Sud, la rue exige le départ des étrangers en situation irrégulière

Temps de lecture : 2 minutes

Le ras-le-bol vis-à-vis des migrants illégaux n’est, logiquement, pas une exclusivité occidentale. Des manifestations anti-immigrés ont débuté mardi dans plusieurs villes sud-africaines, sous la surveillance d’un important dispositif policier déployé pour prévenir toute violence et intimidation.

Les manifestations à Johannesburg, Durban et au Cap ont été organisées par une organisation baptisée « March and March » afin d’exiger, hors de tout cadre législatif, que tous les étrangers en situation irrégulière quittent le pays avant ce mardi soir. Ces rassemblements marquent l’aboutissement de plusieurs semaines de manifestations qui ont contraint des milliers d’expatriés, principalement africains, à quitter le pays. Les violences et les intimidations survenues lors de manifestations il y a trois mois ont conduit au moins six gouvernements africains à rapatrier leurs ressortissants avant les manifestations de mardi. Environ 25 000 ressortissants étrangers ont déjà été rapatriés. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rencontré lundi trois des dirigeants du mouvement anti-immigrés pour les exhorter à éviter tout trouble, sans pour autant désapprouver sur le fond leurs revendications.

La plus grande économie d’Afrique attire depuis longtemps des personnes issues de pays voisins comme le Zimbabwe et le Malawi, qui viennent y chercher de meilleures perspectives d’emploi et un meilleur accès aux soins de santé et à l’éducation. Les manifestations sont l’expression de la colère de certains habitants locaux qui considèrent les étrangers comme des concurrents pour l’accès aux opportunités économiques et aux services publics, notamment santé et logement. Plus de 3 millions d’immigrés sont présents en Afrique du Sud — qui compte environ 63 millions d’habitants —, contre 2,2 millions en 2011 et 1 million en 2002. Une gestion défaillante des frontières et un manque d’application des lois sur l’immigration ont permis à de nombreux étrangers d’entrer et de séjourner illégalement dans le pays.

L’immigration est devenue l’un des sujets politiques les plus explosifs en Allemagne, en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais elle est aussi sensible ailleurs ; dans nombre de pays d’Afrique et d’Asie le droit des immigrés à s’installer où bon leur semble avec leur famille et sans contrat de travail est défendu par les « progressistes » occidentaux paraît tenir de la science-fiction ou de la névrose.

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5 réponses

  1. La « nation arc-en-ciel » et bla bla bla… on s’est bien fichu de nous ! L’Afrique-du-sud a perdu 36 rangs au classement économique mondial, alors qu’elle avait tous les atouts en main. En 2005, le gouvernement racialo-socialiste a même dû courtiser les élites blanches exilées (ingénieurs, médecins, universitaires, entrepreneurs, scientifiques, etc.) pour qu’elles reviennent au pays. La criminalité est galopante, la xénophobie multipliée, la corruption généralisée. La province du Cap songe à son indépendance. Précisons que cette fracture n’est pas raciale mais culturelle : il y a de nombreux noirs et métis qui ont adopté le mode-de-vie des blancs, et qui souhaitent une société capitaliste moderne. … Quant à l’immigration, elle est un problème partout et déstabilise tous les pays. Y compris les pays africains eux-mêmes. La démagogie intellectuelle qui règne dans les élites gauchistes à ce sujet confine à l’irresponsabilité. Cette question doit être dé-conflictualisée et traitée raisonnablement.

  2. il y a comme une erreur, selon nos brillants intellectuels de gauche le blanc est raciste par nature et unique en son genre. Alors comment qualifier le comportement des noirs en Afrique du Sud lorsqu’ils manifestent massivement pour expulser leurs « frères » de même couleur. De fait une conclusion s’impose, ce type de rejet n’a rien à voir avec la couleur de peau, il s’agit essentiellement d’un problème de dose .Au delà d’un certain chiffre les autochtones ne supportent plus ce qu’ils considèrent comme une invasion et un péril pour leur mode de vie. Résultat : les immigrés se regroupent géographiquement, ce qui aggrave le phénomène. Les disperser arbitrairement ne change rien au problème, il le saupoudre, ce qui mécontente les uns et les autres. Seule solution : la régulation, ce dont les dirigeants européens commencent à se rendre compte. Le peuple lui en a pris conscience depuis bine longtemps.

  3. L Afrique du Sud comme l Algérie, le Nigéria sont des pays riches sur leur continent grace à leurs ressources minières mais excessivement mal gérés donc les locaux frustrés trouvent des bouc-emissaires les migrants

  4. Et en France, que demande la rue? Quel « politique » aura le courage de demander au peuple de se masser devant les mairies pour réclamer la même chose?

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