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lundi 16 février 2026

En Belgique, une journaliste attaquée par les antiracistes

Temps de lecture : < 1 minute

arton6892

La militante pour les droits civiques, Angela Davis participait à un débat avec des jeunes Belges le lundi 25 avril au théâtre national de Bruxelles. La rencontre était animée par la journaliste Safia Kessas, engagée sur les questions coloniales et qui se définit comme « intersectionnelle ». On était donc dans l’entre-soi. C’était sans compter sur la haine et la bêtise de quelques militants woke. En effet, ceux-ci ont estimé que la journaliste n’était pas assez noire pour recevoir Angela Davis. Sur les réseaux sociaux, les signataires d’une tribune déclaraient que « le choix d’une personne non noire pour dialoguer avec Angela Davis représente un nouveau crachat au visage des militant.e.s noir.e.s ». L’obsession pour la couleur de peau, devenue l’alpha et l’oméga des militants antiracistes, s’apparente à une forme de racisme inversé. Il faut désormais être noir pour interroger une personnalité de la cause des droits civiques. Pourtant, nulle controverse lorsqu’une actrice noire est choisie pour jouer le rôle d’une reine anglaise du XVIème siècle. Les cris d’orfraie et l’obsession de la couleur de peau sont à géométrie variable. Ils sont surtout les signes d’un projet de société dangereux.

Safia Kessas a reçu plusieurs menaces sur les réseaux sociaux. Il lui est aussi reproché d’avoir porté plainte contre les militants noirs qui la harcèlent et l’insultent. Se faisant, elle les livrerait à la police, une institution « raciste ». Angela Davis a dénoncé ces actions et a soutenu la journaliste. Elle a déclaré que « les identités mènent à des raccourcis qui cachent les vraies questions ». Les militants de la fin de la ségrégation des années 70 seraient probablement choqués de voir comment leurs combats ont été dévoyés par les nouvelles générations, biberonnées à la cancel culture et aux racial studies.

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2 réponses

  1. Et oui, triste constat! L’universalisme des lumières est définitivement condamné, chacun chez soi et pas de mélange des genres (?). Il faut donc en conclure aussi que le multi culturalisme ségrégationniste serait l’avenir de nos sociétés avec son cortège de guerres de tous contre tous?

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