Le vent tourne, lentement et tardivement, contre l’hyper régulation mortifère pour les entreprises, et l’écologie punitive. Ainsi, le président Emmanuel Macron a souhaité lundi soir la suppression pure et simple de la directive européenne sur le devoir de vigilance, comme le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz il y a une dizaine de jours. « La CS3D (directive sur le devoir de vigilance) et quelques autres régulations ne doivent pas être simplement repoussées d’un an mais écartées », a-t-il déclaré lors d’un discours devant les participants du sommet Choose France.
Parallèlement, après que le Danemark a annoncé revenir sur une interdiction du nucléaire datant de 1985, le jour même où la Belgique faisait peu ou prou de même, le nouveau gouvernement allemand opérait un revirement important. Le Financial Times rapporte en effet que les autorités allemandes ont indiqué à la France qu’elles ne s’opposeraient plus à ses efforts de traiter le nucléaire sur un pied d’égalité avec les énergies renouvelables dans une nouvelle législation européenne actuellement en cours d’élaboration.
Cité par le quotidien britannique, un diplomate français souligne : « Les Allemands nous disent : nous serons très pragmatiques sur la question du nucléaire ». En clair : « Tous les préjugés contre le nucléaire, qui subsistent encore çà et là dans la législation européenne, seront supprimés ». Les contraintes sur le nucléaire, et notamment les méthodes de calcul du tarif de l’électricité qui le pénalisait, empêchait depuis des années l’industrie française de disposer via l’électricité nucléaire, au demeurant décarbonée, fournie par EDF, d’un avantage compétitif par rapport à leurs concurrents allemands, fournis en gaz russe. Il est plausible aussi que Friedrich Merz essaie de se rapprocher de la France pour bénéficier de son « bouclier nucléaire » dans le cas d’une éventuelle agression de la Russie.
Dans un courrier adressé à la Commission, les ministres des nations dotées de réacteurs nucléaires estiment impératif de reconnaître la « complémentarité des énergies nucléaire et renouvelable ».
Enfin, les choses changent aussi sur le volet immigration. La Commission européenne a proposé mardi d’assouplir ses règles pour renvoyer les demandeurs d’asile, répondant à une demande répétée des Etats membres de durcir sa politique migratoire. Actuellement, la loi européenne prévoit que des demandeurs d’asile puissent être renvoyés vers des pays dont ils ne sont pas originaires mais que les Etats membres considèrent comme « sûrs ». Il faut cependant qu’il y ait un « lien » suffisant entre la personne concernée et ce pays tiers : qu’un membre de sa famille y réside, que le demandeur d’asile ait déjà travaillé dans ce pays etc. Ca ne serait plus le cas.
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4 réponses
Enfin !!!!!!
Nous sommes dirigés par des opportunistes, des démagogues, des lobbyistes et in fine des abrutis.
En matière nucléaire on finira par reconnaître à cette énergie son caractère renouvelable. En matière d’immigration nous avons depuis longtemps dépassé l’indispensabilité comme critère limitant. Nier ces faits n’est que propagande .
Qu’ils passent aux actes et nous jugerons ensuite . Je crois utile de se méfier de la grandiloquence des politiques.
j’aimerai vous envoyer un graphique des chiffres clés de l’énergie verte en Auvergne Rhône Alpes qui illustre bien votre propos.
Comment faire ?