Journal d'actualité libéral
|
dimanche 10 mai 2026

Impayés : l’État protège enfin – timidement – les bailleurs

Temps de lecture : < 1 minute

Un décret du 12 février prévoit qu’à partir du 1er janvier 2027, le bailleur pourra recevoir, après signalement à la CAF, l’aide au logement de son locataire en cas d’impayé. Et cela, dès un impayé plancher de 450 €. Auparavant,le recours ne pouvait être déposé que si la dette était égale à au moins deux fois le montant mensuel du loyer (net ou brut selon que l’aide était versée directement au bailleur ou au locataire). Par ailleurs, le bailleur risque une amende de 8 010 € s’il omet de signaler l’impayé à la CAF.

La législation française est réputée pour sa bienveillance excessive à l’égard des locataires, quand elle ne surprotège pas les mauvais payeurs et les squatteurs : les propriétaires se trouvent ainsi parfois dans l’impossibilité d’expulser le locataire qui ne respecte pas ses obligations contractuelles (notamment pendant la « trêve hivernale ») ; ils sont également confrontés à des délais excessivement longs pour expulser un occupant sans droit ni titre et ils risquent même d’être condamnés s’ils trouvent un moyen de le faire par eux-mêmes ! Certes, ce décret ne fait nullement disparaître ces anomalies, mais il a le mérite de réduire un peu le déséquilibre au détriment des propriétaires, en préservant une partie de leur trésorerie.

Pour attaquer le mal à la racine, il serait toutefois nécessaire de supprimer tous les obstacles légaux à l’expulsion de mauvais payeurs et de réduire considérablement les délais de procédure en cas d’impayés (en moyenne, de 6 à 18 mois selon les cas). Pas de jouer sur les mécanismes de l’État providence.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


2 réponses

  1. « Auparavant,le recours ne pouvait être déposé que si la dette était égale à au moins deux fois le montant mensuel du loyer . Par ailleurs, le bailleur risque une amende de 8 010 € s’il omet de signaler l’impayé à la CAF »

    Pour le bailleur, aide homéopathique d’un côté , gros bâton de l’autre…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.