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dimanche 10 mai 2026

La France a-t-elle un avenir minier ?

Temps de lecture : 2 minutes

La France a été un grand pays minier. Elle a été le « le berceau de l’extraction de bauxite pour produire de l’aluminium et en a même été la première puissance mondiale des années 1860 jusqu’en 1939, s’appuyant sur les vastes gisements situés dans le Var. Le pays a également extrait plusieurs “petits métaux” entrant dans la composition d’alliages, notamment l’antimoine (s’en hissant d’ailleurs au premier rang mondial de 1890 et 1908) et dans une moindre mesure le tungstène et le manganèse », nous apprend le think tank La Fabrique de l’industrie.

Mais les mines françaises, sous l’effet conjugué de la concurrence internationale et de l’épuisement des ressources, ont commencé à décliner après les Trente Glorieuses (1945-1973). Les dernières exploitations à fermer ont été la mine de zinc de Saint-Salvy (1993), la mine de fer d’Audun-le-Tiche (1997) et la mine d’or de Salsigne (2004). Aujourd’hui, seules deux petites mines de bauxite sont encore en activité.

La transition énergétique, imposée à marche forcée, entraînant d’importants besoins en métaux (lithium, platinoïdes, terres rares, etc.) a relancé la prospection. Des gisements de lithium ont été repérés, nous l’avons mentionné, dans l’Allier et en Alsace. Trois entreprises françaises prévoient d’en commencer l’extraction d’ici 2030, ce qui devrait permettre, selon le Gouvernement, de couvrir 40% des besoins en lithium des usines de batteries électriques installées en France.

Le potentiel minier de la France va au-delà du lithium. Son sous-sol contiendrait encore des ressources de cuivre, de zinc riche en germanium, de tungstène, d’antimoine ainsi que d’or et d’argent. En proportion moindre, on trouve aussi du zirconium, du titane, du molybdène, du tantale et du béryllium.

Il en va cependant des mines comme des carrières de minéraux industriels. Les exploiter relève du parcours du combattant : lourdes démarches administratives (jusqu’à deux ans pour obtenir un permis de recherche contre 6 à 7 mois en Allemagne ; de 10 à 15 ans entre la découverte d’un indice minier et son exploitation à grande échelle) ; contestation locale de la part des riverains et des associations environnementales (comme dans le cas de projets d’usines).

L’Union européenne veut faciliter l’ouverture de mines sur son territoire. Mais la concurrence extra-européenne présente des avantages que nous n’avons pas : coût de la main-d’œuvre et de l’énergie moins élevé, gisements plus vastes et plus concentrés, absence de critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG). L’ouverture de mines en Europe, en particulier en France, pourrait vite s’avérer un vœu pieux si la simplification administrative et la suppression de normes passaient aux oubliettes.

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4 réponses

  1. « ….coût de l’énergie moins élevé…., »
    On l’avait en ce qui concerne l’électricité grâce au parc nucléaire et on l’a perdu « grâce » à l’action constante et déterminée du complexe écolo socialiste. Ce complexe est d’ailleurs toujours à l’oeuvre via l’imposition à marche forcée des renouvelables intermittents malgré les avertissements et l’opposition des plus hautes autorités scientifiques du pays.

  2. C est comme la reindustrialisation nous sommes au pays des chimères ou il s agit d agiter des idées pour faire croire que nous agissons

  3. C’est vraiment incroyable à quel point on ignore systématiquement le potentiel minier de la Guyane française, sans parler de ses ressources pétrolières. Pourquoi ne la mentionne-t-on jamais ?
    D’autant que nous avons toujours quelques industries françaises dont le savoir-faire dans le domaine du matériel de convoyage et d’extraction minier s’exporte dans le monde entier.

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