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vendredi 10 juillet 2026

Le FMI confirme le décrochage français

Temps de lecture : 2 minutes

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la baisse ses ambitions pour la France. Dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, l’institution prévoit une croissance de seulement 0,6 % en 2026, contre 0,9 % anticipés en avril, soit une révision de 0,3 point à la baisse. Elle est ainsi plus pessimiste que Bercy et l’OCDE qui tablent sur une croissance de 0,7 %.

Même chose pour la zone euro : le FMI a abaissé sa prévision de croissance à 0,9 % en 2026, soit 0,2 point de moins que dans ses estimations précédentes, ce qui s’explique en partie par la hausse des prix de l’énergie et la faible confiance des consommateurs. L’Espagne devrait profiter d’une croissance de 2,1 % en 2026 (contre 2,8 % en 2025), tandis que l’Allemagne pourrait sortir de plusieurs années de stagnation avec une croissance de 0,7 % (contre 0,2 % en 2025). Les projections pour l’Italie sont une stagnation à 0,5 %. La France, quant à elle, devrait s’enfermer dans une croissance molle.

Ce ralentissement de la croissance dans la zone euro intervient alors que l’économie mondiale résiste mieux que prévu à la guerre au Moyen-Orient. Le FMI estime que la croissance mondiale devrait atteindre 3 % en 2026, contre 2,7 % anticipés quelques mois plus tôt. Malgré les tensions géopolitiques, les pays « bien intégrés dans la chaîne de valeur technologique mondiale » profitent d’une croissance inattendue. C’est le cas notamment de la province chinoise de Taïwan, la Corée (2,6 %), la Thaïlande (1,9 %) et la Malaisie (4,7 %), tous exportateurs nets de matériel lié à l’IA.

Les États-Unis bénéficient eux aussi d’une croissance dynamique, avec des projections à 2,3 % en 2026. Les investissements massifs dans les technologies soutiennent l’activité. Leurs marchés boursiers sont en effet fortement exposés à l’IA – comme la Corée, le Japon et la province chinoise de Taïwan. Leur statut de producteur net d’énergie les protège également contre les chocs pétroliers, à l’inverse des pays dépendants des importations.

Pour le FMI, les priorités sont claires : « rétablir la stabilité des prix, l’indépendance des banques centrales et une surveillance financière rigoureuse, tout en reconstituant les réserves budgétaires et en recourant avec parcimonie aux instruments d’intervention budgétaire (…). » Avec une dette publique de 117,5 % du PIB et un déficit hors de contrôle (parmi les pires de l’OCDE), autant dire que la France part de très loin.

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