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mercredi 5 août 2026

Le FMI confirme le décrochage français

Temps de lecture : 2 minutes

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la baisse ses ambitions pour la France. Dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, l’institution prévoit une croissance de seulement 0,6 % en 2026, contre 0,9 % anticipés en avril, soit une révision de 0,3 point à la baisse. Elle est ainsi plus pessimiste que Bercy et l’OCDE qui tablent sur une croissance de 0,7 %.

Même chose pour la zone euro : le FMI a abaissé sa prévision de croissance à 0,9 % en 2026, soit 0,2 point de moins que dans ses estimations précédentes, ce qui s’explique en partie par la hausse des prix de l’énergie et la faible confiance des consommateurs. L’Espagne devrait profiter d’une croissance de 2,1 % en 2026 (contre 2,8 % en 2025), tandis que l’Allemagne pourrait sortir de plusieurs années de stagnation avec une croissance de 0,7 % (contre 0,2 % en 2025). Les projections pour l’Italie sont une stagnation à 0,5 %. La France, quant à elle, devrait s’enfermer dans une croissance molle.

Ce ralentissement de la croissance dans la zone euro intervient alors que l’économie mondiale résiste mieux que prévu à la guerre au Moyen-Orient. Le FMI estime que la croissance mondiale devrait atteindre 3 % en 2026, contre 2,7 % anticipés quelques mois plus tôt. Malgré les tensions géopolitiques, les pays « bien intégrés dans la chaîne de valeur technologique mondiale » profitent d’une croissance inattendue. C’est le cas notamment de Taïwan, la Corée (2,6 %), la Thaïlande (1,9 %) et la Malaisie (4,7 %), tous exportateurs nets de matériel lié à l’IA.

Les États-Unis bénéficient eux aussi d’une croissance dynamique, avec des projections à 2,3 % en 2026. Les investissements massifs dans les technologies soutiennent l’activité. Leurs marchés boursiers sont en effet fortement exposés à l’IA – comme la Corée, le Japon et Taïwan. Leur statut de producteur net d’énergie les protège également contre les chocs pétroliers, à l’inverse des pays dépendants des importations.

Pour le FMI, les priorités sont claires : « rétablir la stabilité des prix, l’indépendance des banques centrales et une surveillance financière rigoureuse, tout en reconstituant les réserves budgétaires et en recourant avec parcimonie aux instruments d’intervention budgétaire (…). » Avec une dette publique de 117,5 % du PIB et un déficit hors de contrôle (parmi les pires de l’OCDE), autant dire que la France part de très loin.

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13 réponses

  1. Un pays dont le rêve des dirigeants politiques est de se faire re-élire sur la base de promesses démagogiques, et une population qui ne veut plus travailler ne pensant que loisir et pouvoir d’achat augmenté pour en profiter va droit dans le mur !
    C’est foutu !

  2. quelle que soit la personne élue à l’Elysée l’an prochain, elle se retrouvera avec cette question sur son bureau… curieusement, personne n’en parle… Tout le monde s’en fiche… nos parlementaires débattent du sexisme dans les jeux vidéos, de la ré-abrogation du « code noir » (déjà abrogé de jure et de facto par l’abrogation de l’esclavage depuis des lustres) ou du cycle de lavage des sous-vêtements en période de canicule… je remarque d’ailleurs qu’aucun effort n’est fait dans la grande presse nationale pour démocratiser la compréhension technique de ces questions budgétaires, monétaires et économiques. C’est dire que la vraie démocratie n’intéresse plus personne en France, et le vrai problème est là : nous n’avons plus d’élites authentiquement libérales, républicaines et démocrates.

    1. « nous n’avons plus d’élites authentiquement libérales, républicaines et démocrates. »
      Où avez-vous vu qu’il ait existé une élite libérale en France ?

    2. Voyons nos franchouillards sont déjà très préoccupés par le ballon rond puis les vacances estivales vous n allez quand même pas leur prendre la tête avec ses galéjades
      Tout le reste atterri sous le tapis
      Apres celles du 1er semestre, 6 milliards de nouvelles économies gouvernementales sont annoncées mais rien de bien concret pour le moment
      Toujours le rabot
      12 milliards à rapporter aux 180 milliards de deficit prévisible soit 6 a 6,5% nous sommes loin du compte

      1. Il est aisé de critiquer les Français sous prétexte qu’ils ne maîtrisent pas toutes les subtilités de l’économie… mais un grand nombre d’entre eux s’indigne de l’assistanat et de la démagogie… en revanche, j’observe que la grande presse (y compris les titres supposément libéraux) et les mass-médias (y compris privés) ne font absolument aucun effort sérieux pour démocratiser la conscience économique. Au contraire, c’est une vaste machine à promouvoir l’euro-socialisme et le capitalisme de connivence. L’Effet Cantillon expliquant peut-être pourquoi une part significative du capitalisme français préfère attendre de bénéficier du prochain « plan de relance vert européen » et des subventions pour la « souveraineté technologique » que de se frotter aux réalités du marché libre et non-faussé en étant innovant et productif. Au total, je pense que la stagnation économique hexagonale doit autant, sinon plus, à cet esprit d’abandon et de cynisme qu’à la bureaucratie elle-même (même si, certes, les deux sont liés).

        1. Les medias servent une soupe quotidienne a leurs clients sinon ils ferment boutique
          La catho marxisme qui règne en France promeut la haine de la réussite et de l argent
          Ne pas attendre quoi que ce soit de nos franchouillards toujours prêts à reprendre une louche de on rase gratis
          Seul un vigoureux coup de pied au fesse venant de l extérieur pourra changer cette situation

          1. je ne partage pas votre pessimisme intellectuel… si je comprends tout à fait votre lucidité sur l’état intellectuel du pays, je ne partage pas votre analyse sur l’inutilité du combat culturel… il me semble que vous faites abstraction du parti-pris éhonté et du sectarisme de la gauche dans les médias. Et ce parti-pris est accepté, sinon voulu, par les propriétaires des médias. … Je pense que c’est oublier que le capitalisme-de-connivence bénéficie de ce statu quo mortifère… en revanche, je partage votre conclusion : les réalités extérieures (dette, concurrence, sécurité internationale, démographie, etc.) viendront probablement lever les verrous intellectuels qui nous étouffent.

          2. Nombre de gens sont abusés de bonne foi par le « socialisme intellectuel ambiant »… et cela est dû au fait qu’ils ne rencontrent jamais d’autres idées lorsqu’ils ouvrent un journal… S’ils rencontraient régulièrement des idées libérales claires et charpentées, un certain nombre de personnes y adhèreraient… Il ne faut pas oublier que de nombreux libéraux ont commencé comme de bons gauchistes, avant d’ouvrir les yeux. C’est la preuve que le combat intellectuel n’est pas inutile. Mais il faut aussi le mettre à la portée des personnes ordinaires. Le libéralisme s’est historiquement construit sur une certaine confiance dans l’intellection des gens ordinaires… beaucoup de gens de bonne foi pourraient se convertir au libéralisme… et cela pourrait produire une base sociologique suffisante (même si pas majoritaire) pour peser dans le débat public et la vie intellectuelle.

          3. « Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! » (Lettre de Flaubert à Georges Sand, 1871).

  3. Alors, si le FMI confirme …
    C’est pourtant flagrant !
    Et ce n’est pas parti pour s’améliorer …
    Une solution ? Utiliser ses deux vols autorisés par an pour fuir !

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