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dimanche 1 novembre 2026

Les incendies reculent dans le monde

Temps de lecture : 2 minutes

Au 28 octobre, les superficies brûlées dans le monde depuis le début de l’année n’avaient  jamais été aussi faibles depuis le début des mesures satellitaires, relève Bjorn Lomborg à partir des données du système européen d’information sur les feux. Le rapport State of Wildfires, coordonné par l’université d’East Anglia et le Met Office, le confirme pour la saison écoulée : superficies brûlées inférieures de 18 % à la moyenne 2002-2024, émissions de carbone dues aux feux de 20 à 31 % en dessous, « l’une des années les plus basses jamais enregistrées ». L’année dernière n’avait pas été différente : 16 % sous la moyenne, deuxième meilleur chiffre depuis le début du siècle.

Ce n’est pas une erreur de mesure. Les données satellitaires montrent un recul d’environ 25 % depuis 2003, et la cause n’est pas climatique : l’extension des cultures et l’intensification de l’élevage ont rendu les savanes d’Afrique et d’Amérique du Sud nettement moins inflammables. C’est le développement économique qui fait reculer le feu, comme il fait reculer les autres catastrophes naturelles.

L’Europe a vécu une saison terrible : en Espagne,  les superficies brûlées n’ont jamais été aussi importantes depuis 2002 ; le Portugal a connu le pire incendie de son histoire, et la France le  plus grand depuis 1949. Les deux faits sont compatibles : les feux de savane reculent massivement alors que les incendies extrêmes progressent en zone tempérée et boréale. La surface totale diminue, la gravité augmente localement.

Quelle en est la raison ? Les auteurs du rapport sont formels : le risque est désormais moins lié au feu qu’à ce qu’il atteint, les habitations s’étant de plus en plus rapprochées des forêts. En 2025, pour les assureurs, la part des incendies dans les pertes dues aux catastrophes naturelles a été de 38% : ce fut l’année la plus coûteuse jamais enregistrée pour ce risque, les seuls feux de Los Angeles ayant coûté 40 milliards de dollars assurés et 140 milliards au total.

Ce qui augmente n’est donc pas le feu, mais notre exposition au feu. Donner un tour de vis supplémentaire sur les émissions ce carbone ne saurait faire office de bouclier, encore moins de remède. Les remèdes, ce sont des aménagements mieux pensés, des règles de construction plus réfléchies, le débroussaillement et une gestion forestière qui cesse de surprotéger la nature au point de l’embraser.

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