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dimanche 9 août 2026

Les sénateurs s’ennuient tellement qu’ils s’intéressent au sexisme dans les jeux vidéo

Temps de lecture : 2 minutes

Après les grandes entreprises, les manuels scolaires et les programmes télévisés, c’est désormais au tour des jeux vidéo de devenir un terrain d’intervention privilégié des politiques publiques. Dans un rapport publié le 8 juillet, la délégation aux droits des femmes du Sénat a fait 18 recommandations pour « féminiser la filière vidéoludique à tous les niveaux, aller au bout de la révolution narrative des représentations, et faire des communautés du jeu vidéo des espaces plus sûrs et plus inclusifs ».

Comment les sénateurs justifient-ils autant de temps passé sur un sujet d’une telle urgence nationale ? Par une prétendue injustice systémique et domination masculine que le législateur devrait impérativement corriger : les femmes représentent en effet près de la moitié des joueurs, voire une majorité chez les 16-30 ans (55 %), mais seulement 20 % des salariés du secteur, 7,7 % des métiers techniques et 14 % des postes de direction.

Ils proposent ainsi de rendre davantage visibles les différents métiers du jeu vidéo au cours de l’enseignement secondaire, de conditionner les aides publiques au respect d’engagements de mixité, de créer un label « égalité » pour les écoles spécialisées dans le jeu vidéo, ou encore de créer, sous l’égide du CNC, « un cadre de coopération pérenne » afin de produire des « outils communs d’analyse des représentations ». Clou du spectacle : la dixième recommandation plaide pour un pictogramme PEGI signalant « la présence de représentations, de stéréotypes ou de contenus à caractère sexiste ». On imagine déjà l’armée de fonctionnaires débattant du seuil réglementaire du décolleté de Lara Croft.

Curieusement, nos sénateurs n’ont pas jugé bon de s’intéresser au taux de féminisation dans l’enseignement (plus de 70 %), la magistrature (72 %) ou le social (86 %) : pour quelle raison mystérieuse la majorité masculine serait-elle un problème dans certains secteurs, mais pas l’inverse ? Les hommes désertent également les ressources humaines (à part dans les fonctions de direction) et les métiers du secrétariat (97 % de femmes). Aucun rapport n’a toutefois été publié sur un prétendu « plafond de verre » en la matière. Faut-il en déduire que la parité n’est qu’une opération à sens unique ? Que nos sénateurs ne s’intéressent aux statistiques que de manière sélective ? Les représentantes du féminisme institutionnel poursuivent-elles réellement l’égalité, ou bien la quête perpétuelle d’argent public pour justifier leur maintien à des postes rémunérateurs ?

S’il y a une chose à retenir, c’est bien celle-ci : à l’heure où la dette publique dépasse 3 500 milliards d’euros, où l’État ponctionne près de la moitié des salaires, où les entreprises vacillent sous le poids de l’État, trois sénateurs et leurs équipes ont consacré huit mois, passé une quarantaine d’heures d’auditions, organisé cinq déplacements, pour mener cette « enquête »… soit autant d’argent public dépensé pour rien.

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13 réponses

  1. Et si on laissait les citoyens choisir leur métiers, leurs collaborateurs, les images vidéo sans l’alourdir de cette infâme préférence sexiste ?
    C’est bien la preuve que nos dépités sont trop nombreux et sous occupés pour se lancer dans de telles polémiques aussi stériles qu’incongrues !

  2. Quand va t on réduire le nombre d’élus et surtout supprimer l’Ehpad des politiques ? En politique, la retraite devrait être obligatoire à 68 ans. Au lieu de les recycler indéfiniment avec cumuls divers et variés + les avantages qui vont avec …. Combien nous a coûté le gros Gégé ? Il s’accroche à son poste et à ses privilèges comme une moule à son rocher….

  3. La parité est en effet une escroquerie. Selon la pyramide de Maslow, nos besoins fondamentaux sont encore et toujours remplis par le masculin. Particulièrement en ce qui concerne notre sécurité. dans le batiment, il n »y a que 0,14% de fremmes maçonnes, 0,31% plombieres, 0,27% charpentières, 0,17% couvreuses.
    Dans les secteurs primaire et secondaire (ceux qui produisent) elles sont sous-représentées, mais 90% dans le tertiaire. (En gros elles ont quitté leurs cuisines où elles s’enfermaient… pour les remplacer par des bureaux climatisés)
    L’argent est leur fil conducteur. Alors la quête d’argent public au moyen d’énquêtes falsifiées et de statistiques truquées….

    1. Dans le métier de la livraison en brasserie , je n’ai encore jamais vue une femme le faire ; en pleine saison ce sont plus de 250 caisses et 150 fut environs qu’il faut descendre en cave et a peux prêt autant en vide qu’il faut remonter sur 10 clients environs sur Paris/banlieues, même si maintenant ce ne sont pour une très grand majorité des fut de 30litres( 40kilo) , uniquement pour les cafés ,brasserie, restaurants pour les grands hôtel et palace ce sont pour certains de ces établissements c’est environ 8 a 10 palettes tout les deux jours ( 900kilo a 1T la palette) en pleine saison et l’espérance de vie a la retraite dépasse rarement 6ans le corps étant cassé, j’ai perdu des collègues quelques mois avant leur retraite , a midi on mange ensemble et le lendemain on apprend qu’il est mort dans l’après midi ; là on prend une claque ; j’ai même faillit perdre un collègue dans une livraison il c’est pris un fut en pleine « poire », 2ans d’arrêt pour lui reconstruire le visage , un autre crise cardiaque en poussant une palette , résultat une amputation sur une jambe.

      Alors une femme pour certains métier je ni crois pas du tout même si on donne du materiel de manutention électrique il faut démonter et remonter les palettes avent de les mettre dans le camion.
      En règle général j’ai pratiquement jamais vue une femme faire les métiers de bouche, alors la parité me fait bien rire.

  4. Excellent article. Je vous remercie grandement, madame, pour votre travail qui permet de montrer la malhonnêteté intellectuelle de ces rapports. Vous êtes la seule, à ma connaissance, qui dénonce ces escrocs qui ne cherchent pas l’égalité mais simplement à placer des femmes aux postes de pouvoir, et ce, dans tous les secteurs.

    L’égalité n’est qu’un prétexte pour renverser un rapport de force fictif qu’ils invoquent en permanence pour justifier leurs revendications.

    Cela ne les intéresse pas de savoir que les hommes décrochent de plus en plus à l’école et à l’université. Par contre ils sont très contents qu’il y ait une part de plus en plus grande de femmes hauts fonctionnaires (INSP, magistrature…). Se réjouir de l’ascension des femmes dans la société et ignorer volontairement la chute croissante des hommes est une drôle de conception de l’égalité…

  5. Encore un futur secteur sinistré par le collectivisme. La « police de la répression du vice et de la promotion de la vertu » (sic !) en vigueur dans nombre de pays islamiques ne va pas tarder à s’inviter dans les travées de notre république néo-collectiviste. A défaut de résorber le déficit budgétaire, les parlementaires vont tâcher de résorber le décolleté des starlettes de jeux vidéos ! Bientôt le retour de la bure et de la haire, ah ah ah !

  6. Après le jouir sans entraves, voici le jouir avec entraves… les adeptes des « mortifications républicaines » ne sont pas sans rappeler les schémas psychologiques qui firent les beaux jours du freudisme !

  7. Et bien sûr, libération se jette sur le rapport sénatorial pour faite un article :
    « Recul de la féminisation des postes, violences sexistes… Le milieu du jeu vidéo face à ses démons »

  8. Toutes ces féministes qui veulent a voir des femmes majoritaire dans tout les secteurs d’activités privés comme publique ; veulent tout simplement mettre en place un modèle de société ou la femme règne en maitre(sse), l’homme lui ne serait là que pour permettre la continuité de l’espèce humaine et pour des taches pénibles et dégradantes. Aprés cela ces mêmes féministes viennent nous parler d’égalité des sexe…..

  9. On sent très bien la volonté de tous les décideurs comme des francais de batifoler avec des non sujets
    Surtout ne venez pas gâcher notre légèreté insouciante et
    notre quiétude irresponsable
    Éliminer tous points qui fâchent

  10. « …pour « féminiser la filière vidéoludique à tous les niveaux, »
    Au niveau du « vidéoludique à caractère sexuel » la gente féminine est très bien représentée….je dirais même à parité…

  11. Concernant la signalétique PEGI, ce n’est pas qu’une simple pudibonderie que de la mettre en place dans les jeux vidéo. On n’en est malheureusement plus au simple décolleté d’une Lara… Le terme « interdit moins de X ans » apparaît bien sur les écrans de TV. S’il est respecté c’est autre chose, mais l’avertissement est signifié aux parents.

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