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vendredi 9 octobre 2026

Marco Rubio appelle l’Europe à sortir de sa torpeur

Temps de lecture : 2 minutes

Un « tournant civilisationnel », une Europe appelée à s’éveiller. Le chef de la diplomatie américaine n’a pas mâché ses mots mercredi, depuis la colline de la Pnyx face à l’Acropole, puis jeudi à Lisbonne. À Athènes, après avoir vanté la puissance « sans complexes » des États-Unis, il a déclaré croire que « l’Europe peut s’éveiller de sa torpeur et raviver le feu qui fut allumé ici il y a des millénaires ». « Nous nous trouvons à la croisée des chemins », a-t-il ajouté : entre puissance nationale et déclin.

Dans une envolée lyrique non dénuée d’érudition, il a vu dans Athènes « la première réalisation complète de tous les traits essentiels qui allaient définir l’Occident : une individualité farouche et une ambition implacable ; une exploration et une invention audacieuses ; une curiosité insatiable pour le monde et les principes selon lesquels il fonctionne ». De là découlent, selon lui, les mathématiques, la science et la médecine occidentales, puis la philosophie, l’éthique et la religion, jusqu’à la théologie chrétienne d’Augustin et de Thomas d’Aquin et à la tradition du droit naturel.

Après la critique des Européens endormis, le ton s’est fait plus positif : « partout sur ce continent, nous assistons à ce que nous espérons être le début d’un tournant générationnel : une explosion des dépenses de défense, une vague de nouveaux partenariats et programmes, ainsi qu’un essor de l’industrie et de la production ».

Le discours prolonge celui de février, à la Conférence sur la sécurité de Munich, où il estimait l’Europe menacée par une immigration massive et l’appelait à défendre la civilisation chrétienne. À Lisbonne, il a précisé que les États-Unis souhaitaient une « Europe forte », capable de se défendre militairement mais aussi culturellement. « Plus les membres individuels de l’OTAN sont forts, sur les plans sociétal, économique et militaire, plus l’OTAN est forte », a-t-il martelé.

Le volet concret a suivi. Athènes a accepté d’acheter aux États-Unis missiles et bombes de précision, pour sa flotte actuelle de F-16 comme pour les vingt F-35 attendus. Lisbonne, elle, n’a toujours pas tranché entre le F-35 américain, l’Eurofighter d’Airbus, le Gripen de Saab et le Rafale de Dassault pour remplacer ses propres F-16.

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