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lundi 14 septembre 2026

On meurt plus de froid que de chaud

Temps de lecture : < 1 minute

L’été a été chaud. Faut-il en faire un drame ?

Selon l’estimation de Santé publique France publiée le 19 juillet 2026, il y aurait eu au moins 7 300 décès en excès (toutes causes confondues) cet été du fait des canicules de mai, de juin et de juillet 2026. Les informations nous en rebattent les oreilles et affolent les populations. A tort.

Certes, il a fait chaud. Mais le froid est beaucoup plus dangereux que le chaud.

Selon l’Insee « depuis plus d’un siècle, la mortalité a été plus élevée en hiver qu’en été, et ce malgré un pic de décès en 2019 lors des épisodes de fortes chaleurs en juin et juillet ». En moyenne, sur la dernière décennie 2010/2019, la mortalité en janvier et février a été supérieure à la moyenne de plus de 14%, ce qui représente environ 10 000  morts de plus chaque mois du fait du froid. Certes, comme la chaleur, le froid tue peu directement, sinon les sans-abris malheureusement retrouvés morts de froid au matin dans la rue ! Mais il provoque une surmortalité importante par suite d’infarctus, AVC et autres pneumonies qu’il cause. Selon une étude publiée dans The Lancet Public Health en 2024, le froid occasionne chaque année une moyenne de plus de 31 000 décès en France.

Beaucoup de pays vivent leurs étés avec des chaleurs supérieures aux nôtres. Ils s’organisent, ils ont de la climatisation partout, ils travaillent différemment … Peut-être faut-il s’occuper, modérément, de la transition écologique pour les siècles à venir, mais à condition de parer d’abord aux besoins du temps présent.

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14 réponses

  1. Transition écologique dont certains nous rebattent les oreilles mais sont bien incapables de proposer des mesures concrètes et efficaces pour d’adapter aux variations climatiques. Tout ce que l’on met en place ce sont DPE, ZFE, cultures bio et bien pire arrêt du nucléaire civil ; mesures qui sont inefficaces voir carrément toxiques ou punitives.

  2. Les européens deviennent de plus en plus pleurnicheurs, appuyés par les médias officiels qui savent comment trouver de l’audience et en profitent pour dénigrer le climat, le CO2, la chaleur, le froid, la sécheresse, tous adversaires faciles qui ne se défendent pas, ne font pas grève et n’accusent personne de mensonges. Et « en même temps », les vrais problèmes, ceux qui réclament de la détermination et volonté, ne sont pas traités. Le déclin de la France n’est pas exclusivement dû aux dirigeants et gouvernants, qui ne font que flatter les dérives paresseuses et geignantes des citoyens avec des mesures faciles pour se faire élire. Pendant ce temps, la Chine, et certains pays du soi disant tiers monde, se battent pour leur avenir et progressent. Et on s’étonnera qu’à l’arrivée, ils nous auront dépassé.

    1. En Chine, c’est le pouvoir central qui se bat. Mais uniquement pour maintenir son pouvoir.

  3. Pour évaluer les adaptations françaises à l’évolution climatique, il est peut-être intéressant de comparer la mortalité de la canicule de 2003 et celle de 2026.

    1. Les morts dus à la canicule sont des personnes affaiblies qui se seraient éteintes de toute facon dans les 6 mois suivants

  4. Nous sommes vraiment des incapables. Comment font-ils ailleurs et notamment dans les pays chauds ?
    Moi, j’habite en Normandie et je suis heureuse cette année d’avoir eu enfin un été digne de ce nom. Pour une fois, je suis restée chez moi et j’ai profité de mon jardin, sans avoir eu besoin d’aller chercher le soleil dans le Sud … Il suffit de vivre différemment juste pendant 2 mois, il faut être réaliste et arrêter de se plaindre et surtout ne plus regarder la TV pour s’informer, car c’est le meilleur moyen de vivre dans la peur permanente et d’être désinformé.

  5. Il faudrait vérifier mais cette surmortalité concernait les plus de 75 ans je crois. Il faudrait vérifier aussi la différence de mortalité entre l’été et l’hiver. Par ailleurs, 600 000 décès interviennent tous les ans. Donc, sur quatre mois, il s’agirait d’une surmortalité d’environ 3%. Bien évidemment, cette année caniculaire a favorisé les décès et personne ne peut être insensible au décès d’un proche ou d’un compatriote. Il faudrait donc approfondir l’étude. Quelle tranche d’âge ? Quel état physique ? Quelle localisation géographique ? Quel type de protection (climatisation,…)? etc… Voilà une étude que pourrait porter des fruits !

  6. Merci pour ce rappel !
    Nous devons nous adapter, comme le font ceux qui vivent sous d’autres latitudes et ceux qui voyagent.

    De façon étonnante, il ne semble pas y avoir d’innovation anti chaud comme il y en a anti froid (duvets, vêtements chauffants, moins cher que de surchauffer une pièce) .
    Perso, je serai preneur de « sac de couchage » ou « combinaison » climatisée et gardant l’air ambiant autour du corps à 25 °.

    Qui a des infos sur ce sujet ?

  7. Sur cette trajectoire la terre devient invivable en 2100 mais vous avez raison on peut attendre quelques siècles avant de s’adapter.
    D’ailleurs pour info on parle de dérèglement climatique, chez nous ça veut dire été plus chaud ET hiver plus froid, accompagné de nombreuses sécheresses.
    Bisous les climatosceptiques

    1. Et c’est quoi un climat réglé? Vous les connaissez tous les paramètres de toutes les saisons  » température, pluviométrie, orage, gel, neige, taux d’ensoleillement  » qui définirait un climat qui ne serait pas déréglé?

    2. Je peux me tromper, mais il me semble que l’article, ainsi qu’à peu près tous les autres articles sur ce site, prônent une seule politique : l’adaptation. L’adaptation, c’est le fait de prendre en compte le fait que le climat est en train de changer, et que nous devons aujourd’hui mettre en place les conditions qui rendront vivables notre pays dans 10, 20 ou 100 ans.

      Ça va sans doute vous surprendre, mais l’installation massive d’éoliennes, de parcs photovoltaïques ou la mise en place de ZFE auront sur les conditions de vie de nos descendants un effet aussi sensible que la mise en place de politiques strictes de gestion du crottin de cheval dans les villes à l’aube du siècle dernier en ont eue sur les nôtres.

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