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dimanche 16 août 2026

Pourquoi ne pas ouvrir la liberté d’assurance santé aux Français ? Plaidoyer pour une mise en concurrence du système de santé

Temps de lecture : 2 minutes

Dans le Journal des Libertés n°32-33, Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF, critique le fonctionnement du système de santé français et défend l’idée d’une ouverture à la concurrence dans l’assurance maladie. Il soutient que la France dépense beaucoup pour sa santé sans obtenir des résultats satisfaisants, et que l’introduction de la liberté de choix des assureurs permettrait plus d’efficacité, de responsabilité et de qualité des soins.

L’auteur commence par souligner la forte croissance des dépenses sociales en France, passées de 14 % du PIB en 1959 à 33 % en 2021, ce qui place le pays en tête de l’Union européenne. Malgré ce niveau élevé de financement, le système de santé français reste coûteux et peu performant au regard de certains indicateurs internationaux. Les dépenses de santé atteignent environ 11,4 % du PIB, un niveau comparable aux pays les plus dépensiers de l’OCDE, mais les résultats sont jugés décevants en termes de satisfaction des patients.

Jean-Philippe Delsol compare ensuite plusieurs systèmes de santé. Il montre que des pays comme la Suisse, les Pays-Bas ou l’Allemagne obtiennent de meilleurs niveaux de satisfaction pour des dépenses parfois inférieures. Par exemple, la France affiche un taux de satisfaction d’environ 60 %, contre près de 90 % en Suisse. Il en déduit une inefficacité du modèle français, malgré la couverture universelle.

L’article distingue trois grands modèles d’organisation : le modèle beveridgien (services publics financés par l’impôt), le modèle bismarckien (assurance sociale obligatoire comme en France ou en Allemagne), et les systèmes à assurance privée obligatoire comme en Suisse ou aux Pays-Bas. Ces derniers introduisent une concurrence entre assureurs privés encadrés par l’État, tout en garantissant une couverture universelle.

L’auteur insiste sur un point central : le système français n’est plus réellement assurantiel mais largement fiscalisé. Les cotisations sont de plus en plus remplacées par des impôts et contributions, ce qui dissocie le lien entre paiement et couverture. Cette situation réduirait la responsabilisation des assurés et encouragerait une consommation excessive de soins.

À partir de ces constats, Jean-Philippe Delsol propose plusieurs pistes de réforme. Il suggère d’introduire une concurrence entre assureurs, de responsabiliser davantage les patients par des franchises et un reste à charge accru, de privatiser certains hôpitaux, et surtout d’ouvrir la possibilité de choisir librement son assurance santé, comme aux Pays-Bas ou en Suisse. Il propose également une mise en œuvre progressive, en commençant par les indépendants ou les revenus les plus élevés.

En conclusion, l’auteur défend l’idée qu’une couverture universelle peut être maintenue, mais qu’elle devrait être organisée dans un cadre concurrentiel afin d’améliorer l’efficacité et la satisfaction des patients. La liberté de choix en matière d’assurance santé permettrait de mieux maîtriser les coûts tout en renforçant la qualité des soins, à l’image de certains pays européens comparables.

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15 réponses

  1. Vous rêvez encore, l’Etat pioche dans toutes ces caisses sociales du privé pour combler toutes les caisses publiques en pleine déconfiture alors comment voulez-vous que l’Etat se sépare de toute cette manne, alors qu’à l’origine c’était un des meilleur régime mondial détruit par toute cette racaille d’incompétents et d’irresponsables.

  2. Un système de santé privé n’est pas forcément une bonne idée, et ce pour au moins 2 raisons :
    1. L’État vorace le transformera en pompe à fric, comme il fait avec les mutuelles, entre TVA, taxes spéciales, contributions, etc..
    2 Il y aura toujours des personnes non assurées, soit par manque de moyens, négligence ou ignorance ou soit parce qu’elles sont persuadées qu’elles ont une santé de fer. Que fait-on quand elles ont besoins de soins plus ou moins lourds et imprévus ? Pour ne pas les laisser crever, on charge quel mulet ? Des enfants non assurés par des parents négligents doivent être soignés.
    Il y a cependant un avantage à l’assurance privée, on peut espérer que les patients seront plus attentifs aux coûts des soins et que cela limitera les abus et fraudes des personnels médicaux dont je vois souvent les conséquences.

    1. Les assurances santé privées marchent très bien dans de nombreux pays européens
      Dans tous les pays européens il y a un socle de solidarité même aux usa
      L etatisme gaulois est un vieux masochisme
      On préfère perdurer dans l erreur que de la corriger

  3. Le système de santé en Suisse est efficace, mais II coûte cher aux assurés dont les primes par tête augmente chaque année. Souvent onéreux pour une famille avec deux enfants ( 4 primes ) avec un revenu un peu trop haut pour toucher des subsides. Mais aussi 4 smartphones et des vacances à l’autre bout du monde. Évidemment les recettes de la gauche c’est de faire ce qui ne fonctionnent nul part ailleurs. Etatiser le système de santé au lieu par exemple de s’inspirer des Pays -bas assez proche du système suisse mais avec des coûts de la santé moins élevé. Mais ça va demander de se passer de certaines prestations non essentielles où supprimer de l’assurance de base certaines pseudo- medecines. Mais ça les socialistes n’en voudront pas. Le PS en Suisse à toujours dans son programme politique une logique révolutionnaire anti- capitaliste.

  4. Bientôt notre assurance santé ne couvrira plus que ceux qui ne cotisent pas et qui ne paient pas d’impôts.
    La France fait mieux que l’utopie communiste !

  5. Nos prélèvements publics, exceptionnellement forts, s’accroissent en permanence.
    Nos services publics, naguère renommés, s’effondrent à une vitesse encore supérieure.
    Mais les français, qu’on a soigneusement réduits à l’ignorance, demandent toujours plus d’État, soumis au message officiel selon lequel « l’État vous protège », alors qu’il les tue.
    Il est temps de sortir de cette emprise technocratique sur nos vies.
    La santé, comme le reste, est étouffée par une administration bouffie.
    Rien ne justifie qu’il soit obligatoire de s’y soumettre, appelons l’efficience du privé à la rescousse dans tous les domaines non régaliens, la marge des entre prise reste toujours inférieure au gaspillage administratif !

  6. Lorsque j’ai choisi ma complémentaire santé, on m’a fourni un tableau clair de la couverture des différents risques santé, et j’ai signé un contrat avec un prix clair. Côté sécurité sociale, non seulement je ne sais pas ce que je paye, mais je sais que les risques et leur couverture peuvent changer sans aucune possibilité de réaction de ma part, et je sais qu’une part des cotisations est utilisée pour d’autres causes que la couverture santé des assurés, par exemple pour faire de la redistribution ou financer des politiques publiques. Il y a ainsi une distorsion de l’utilisation des cotisations, qui ne peut que nuire à la confiance des gens.

  7. Le sujet est tabou; il sera difficile de convaincre les Français que la concurrence est source d’économies et de qualité d’autant que les plus libéraux de nos gouvernants sont avant des étatistes.

  8. Inacceptable pour la SS (qui est d’origine communiste), donc pour l’État qui tient à contrôler tout le monde.

  9. Le problème de la privatisation, c’est la cotisation à la tête du client. Les jeunes en bonne santé n’auront aucun mal à s’assurer pour pas cher. Pour les personnes qui prennent de l’âge avec des antécédents médicaux, soit la cotisation sera prohibitive, soit ils ne trouveront plus d’assureur. D’autant plus que les compagnies d’assurances sauront tout sur le passé et le présent de chaque personne, avec Doctolib et l’identité numérique tout est sur internet et à la portée des agences de renseignement. Le secret médical n’existe plus, les événements le montrent avec les piratages de données. Ensuite, cette privatisation des assurances sociales ne sera jamais acceptée par l’électorat français. Aucun parti ni aucun candidat ne sera jamais élu en reprenant cette proposition à son compte. A tort ou à raison, c’est culturellement trop éloigné de la mentalité française. Je préfère m’en tenir à ma proposition de financer la protection sociale par l’impôt et la TVA en réduisant au maximum les cotisations liées au revenus en contrepartie d’un reste à charge significatif, d’une politique de prévention sanitaire et de la suppression de toutes les subventions aux entreprises.

  10. 1) Pour casser le monopole sécu, il suffirait de l’obliger à rembourser les soins délivrés par les soignants non conventionnés ! Les soignés ont en effet payé leur assurance sociale ! La convention en sera caduque, et les soignants libéraux retrouveront une réelle liberté face à l’hydre bureaucratique !
    2) pour acter que le droit sécu du soin est déconnecté du travail, et couvre tous ceux présents sur notre sol, le faire couvrir par la TVA, ce qui en limitera le périmètre… et les gabegies. Partir à 22% + taxes Tbc/alcool (à indexer sur tx d’alcool : « bières à 10%!!! ) ; aujourd’hui, ça équilibre. Réduire conséquemment les cotisations sociales.
    3) puisque tout les résidents seront couverts, leur remettre un « chèque soin », à faire valoir auprès de l’assureur santé de leur choix

  11. Pourquoi avoir imposé de prendre une assurance avec son travail ? Sinon pour enrichir certaines entreprises…..On est certainement pas dans le bien être de ouvriers encore une fois. Assez ! Que l’ état arrête d’ imposer et de fourrer son nez de partout ! Qu’il s’ occupe donc de ce qu’ il devrait…. C’est à dire du régalien ! Quand on constate le délabrement de toutes ces institutions c’est lamentable. Ce pays est à l’ abandon.Laissez nous donc choisir ! Nous ne sommes pas tous des assistés !

  12. Il fut une époque où les soins n’étaient pas remboursés à 100 pour 100 ! Responsabiliser les patients par des franchises constituerait une solution acceptable … sauf à créer des catégories de personnes « fragiles » dispensées de payer !!!
    Il serait logique de tailler dans les dépenses d’A.M.E. et dans la prise en charge d’étrangers n’ayant jamais cotisé !
    Pas un mot concernant les gaspillages, ou la suppression de personnel administratif pléthorique … Y compris dans les hôpitaux !
    Une copie largement améliorable !

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