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mardi 22 septembre 2026

Protectionnisme : arrêt des importations de bœuf et de volaille brésiliens

Temps de lecture : < 1 minute

L’Union européenne va suspendre à partir de jeudi les importations de volaille et de bœuf brésiliens a indiqué Bruxelles qui attend des garanties du Brésil sur le respect de ses règles sanitaires. A ce stade, la Commission européenne reproche au Brésil de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. Sans doute, mais une certaine vigilance s’impose tant les éléments environnementaux ou sanitaires peuvent servir de prétexte à des mesures protectionnistes…

La suspension des importations brésiliennes concerne aussi les œufs et le miel. Bruxelles n’a pas souhaité donner de calendrier pour la reprise des importations. L’UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay.

Le Brésil a été retiré en mai d’une liste de pays respectant les règles de l’UE relatives à l’utilisation intensive d’antibiotiques dans l’élevage. Selon les règles européennes, l’utilisation d’antimicrobiens en élevage dans le but de favoriser la croissance ou d’augmenter les rendements est interdite. Ces mesures font partie d’une politique européenne visant à lutter contre la résistance des microbes aux médicaments, en évitant les recours inutiles aux traitements antibiotiques.

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6 réponses

  1. L’UE se montre bien tâtillonne contre la viande brésilienne chargée en antibiotiques, pour des motifs politiques. Mais contre le saumon d’élevage norvégien, tout aussi gavé en antibiotiques depuis des années, qu’a-t-elle fait ?

  2. Les opposants au traité de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur avaient donc parfaitement raison !

  3. Une mesure d’arrêt des importations probablement temporaire qui permet de justifier le rôle des organes de contrôle de l’union européenne afin que ces derniers puissent recruter davantage de fonctionnaires dès l’année prochaine.
    C’est beau le fonctionnement de l’organisation…

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