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mercredi 11 février 2026

Commerce international : l’accord avec le Mercosur sur la bonne voie

Temps de lecture : < 1 minute

La Commission européenne a appelé mercredi les 27 à approuver l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, négocié depuis des années, en promettant des garanties « robustes » aux agriculteurs. Paris s’en est félicité, ce qui laisse augurer d’un accord du seul Etat membre qui s’opposait à cet accord jusqu’ici. Bruxelles promet notamment de compléter l’accord par un « acte juridique » renforçant les mesures de sauvegarde pour « les produits européens sensibles ». L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impacts négatifs des importations sur certaines filières, comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol. L’ajout de ce codicille juridique n’ouvre pas la voie à une renégociation de l’ensemble de l’accord.

Cette validation de l’accord constitue une première étape avant de soumettre ce traité de libre-échange aux Etats membres et aux eurodéputés dans les mois qui viennent. Il doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay. En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.

Il s’agit pour l’Union européenne de diversifier les partenariats commerciaux avec des « alliés fiables », alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les Etats-Unis de Donald Trump.

La France ne pouvait faire capoter à elle seule cet accord. Il lui fallait réunir une « minorité de blocage », soit au moins quatre Etats représentant plus de 35% de la population de l’Union européenne. Or, elle était seule tant les autres pays voyaient les avantages l’emporter largement sur les inconvénients pour quelques secteurs agricoles, via des hausses d’exportations essentiellement brésiliennes, au demeurant parfois plafonnées par des quotas.

Illustration de couverture © Freepik IA

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2 réponses

  1. Faciliter la vente des machines de la Grosse Bertha et dévaloriser notre Agriculture européenne est le rêve inavoué de V.der L. Quoique nous fassions cette Dame est seul Maître à bord. Qu’a-t’on fait de la Démocratie partout claironnée ?

  2. Je me souviens encore des années précédant l’entrée en vigueur de l’ALENA entre le Mexique, les États-Unis et nous en1994. Ce que nous n’avons pas entendu! Des Mexicains voleurs d’emploi, aux Américains, grands mange-Canayens devant l’éternel, devaient nous rendre plus pauvres que les plus pauvres de la Terre. et patati, et patata! Et pourtant, trente ans plus tard, les Mexicains sont ceux qui ont le plus profité économiquement de l’accord, les Canadiens ensuite et un peu moins les Américains, mais ils ont beaucoup progressé tout de même. Foncez!

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