Nouveau revers pour les socialistes, de plus en plus rares au pouvoir en Europe, sans parler de l’Amérique latine où ils sont en passe d’être quasiment éradiqués.
Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé lundi des élections législatives anticipées pour le 29 novembre, après le rejet par le Congrès des députés, où son parti est minoritaire, des mesures qu’il proposait pour enrayer la crise du logement : suspension jusqu’en 2030 des expulsions de locataires vulnérables, prolongation de deux ans des baux arrivant à échéance avant 2028, alourdissement de la fiscalité des locations touristiques de courte durée, restrictions aux achats de logements par les fonds d’investissement et renouvellement automatique des contrats de location. Les deux décrets ont été repoussés par 178 voix contre 172, puis par 184 contre 166 ; le coup de grâce est venu non de la droite, hostile dès le départ, mais de Junts, le parti indépendantiste catalan dont les voix faisaient jusqu’ici la majorité de Sánchez. Celui-ci compte essayer d’imposer ces mesures par décret, a-t-il annoncé mardi, afin sans doute de détourner l’attention des questions politiquement plus préjudiciables que sont la crise migratoire à Ceuta et les scandales de corruption.
Pedro Sánchez a dit vouloir continuer à se battre pour que l’Espagne reste « un bastion d’ouverture » (à l’immigration), « de justice sociale et de responsabilité environnementale ». Il aura toutefois fort à faire pour éviter une défaite cuisante fin novembre, au vu des sondages : le PSOE, porté au pouvoir en 2018, n’est plus crédité que de 26,7 % des voix, cinq points de moins que lors du dernier scrutin législatif, contre 31,5 % au principal parti d’opposition, le Parti populaire (droite) – une enquête SocioMétrica réalisée du 1er au 3 octobre le place même à 33,4 %. Ce dernier remporterait vraisemblablement les élections mais devrait former, à contrecœur, une coalition avec l’extrême droite de Vox, créditée de 18 %, qui entrerait ainsi au gouvernement national pour la première fois depuis la transition démocratique, Vox ayant déjà participé à des exécutifs régionaux.
Les derniers gouvernements dirigés par des partis de gauche en Europe sont ceux des travaillistes au Royaume-Uni, de la Norvège et de l’Islande, ainsi que, au sein de l’Union européenne, du Danemark, pas si à gauche que cela, au demeurant, notamment sur l’immigration, ceux aussi de Malte, de Lituanie et de Bulgarie (dans ces deux derniers pays ce sont des coalitions où la gauche n’est pas seule). Le positionnement de l’exécutif en France peut prêter à discussion, mais semble en tout cas très « socialiste » en termes de dépenses publiques.
Par ailleurs, le dernier président de gauche d’une démocratie en Amérique du Sud, avec celui de l’Uruguay, Lula, au Brésil, semble promis à une défaite au second tour de la présidentielle ; contre toute attente, il a été devancé au premier tour, dimanche dernier, par Flávio Bolsonaro, candidat de la droite dure et fils de l’ancien président, inéligible et condamné à vingt-sept ans de prison. Avec le ralliement de plusieurs candidats de droite modérée, Flávio Bolsonaro semble assuré de l’emporter, même si son avance au soir du premier tour reste étroite : 47,03 % contre 45,16 %, soit moins de deux points. Lula paye la montée spectaculaire de l’insécurité, les affaires de corruption et la stagnation du niveau de vie. Cette défaite probable parachèverait une spectaculaire bascule à droite du sous-continent, après entre autres l’élection de Javier Milei en Argentine il y a trois ans, puis les scrutins au Chili, au Pérou, en Colombie, en Équateur.
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12 réponses
Effectivement on peut noter un violent retour de balancier mais pour foire quoi????
Car si l Argentine affiche un renouveau libéral combien d autres notamment en Europe reste accrocher à une poiltique de redistribution
Les conservateurs britanniques au pouvoir pendant 10 ans ont passé leur temps à se diviser en adoubant finalement le brexit
Pour faire de l’étatisme de droite en faveur de vieux rentiers marchant main dans la main avec des capitalistes de connivence et ces injustices conduiront au mieux à un retour de balancier à gauche d’ici 15/20 ans, au pire à la guerre civile si les capitalistes de connivence sont assez riches pour d’embaucher des mercenaires, d’où les guerres civiles à répétition ayant précipité le renversement de la République de Rome par Jules César et son remplacement par l’Empire usant outrancièrement du clientélisme (des emplois de fonctionnaires pour les gens bien, du pain et des jeux pour la populace, la bière et le foot de nos jours)
L’ideologie de gauche va simplement à l’encontre de la nature de l’espece humaine . Elle échoue toujours par absence de réalisme sur les animaux humains que nous sommes , les hypothéses sont fausses. Incapables d’apprendre à compter….
Oui, et le contresens va au delà de ce que vous évoquez : la gauche fonctionne sur le mythe égalitaire, en activant l’empathie au mieux, et la jalousie au pire. Ces 2 ressorts existent plus ou moins chez tout le monde. Mais pour obtenir le grand partage, il lui faut abroger la limite à cet égalitarisme, c’est à dire ce qui construit les groupes humains existants : la famille, la nation, la religion, et plus généralement tout ce qui fait l’identité. Or dans une espèce de groupe, l’individu a un besoin vital de son groupe, un ensemble humain identifié auquel se rattacher. L’effacement de l’identité conduit au chaos d’individus désorientés et furieux, mus par une simple idéologie initiale qui les prive de tout : richesse, identité, projet et finalement espoir. Hitler, Mussolini, Staline, Castro, Mao étaient socialistes.
Avec le bonheur que l’on sait….
L’article omet la France, qui a un socialiste à sa tête depuis 2012 (au moins). Hollande suivi de son « bébé Hollande ». L’adolescent immature Macron, aux manettes depuis 2017, est bel et bien un socialiste, il en fait la démonstration avec la dépense publique débridée et l’interventionnisme étatique à tout va.
Chirac était aussi un « radical-socialiste », une spécialité de la « droite » française.
Sarkozy est un étatiste inculte en économie qui a mené une politique socialiste déguisée, à grand coups de corruption et de gaspillage d’argent public.
Dans la plupart des États européens, les partis sociaux-démocrates subissent un net déclin. Sa principale explication est le fort affaiblissement des principaux moteurs traditionnels du vote social-démocrate.
Essentiellement, celui-ci est fondé sur la volonté d’élargir les droits sociétaux (notamment en faveur des minorités), de faire reculer les discriminations, de promouvoir le pacifisme, de développer la prévention (préférée à la répression), de diminuer le temps de travail, d’être largement ouvert à l’immigration, de réduire la pauvreté.
Pour bien comprendre le déclin de la social-démocratie européenne et envisager son avenir, il convient donc, sur chacun de ces thèmes, d’examiner les évolutions constatées (surtout depuis le début du siècle) et de voir si elles sont susceptibles d’être inversées.
Les droits sociétaux ont été nettement élargis et, donc, leur revendication est peu mobilisatrice maintenant. Les nouveaux droits sociétaux ne sont guère menacés car ils sont largement considérés comme des droits acquis (même par certains qui s’étaient opposés à leur adoption).
Il en est de même en matière de lutte contre les discriminations, qui ont reculé: un retour en arrière n’est guère envisageable.
La défiance envers le pacifisme croît en raison du renforcement de l’impérialisme agressif des grandes puissances (et même d’autres états).
Ce phénomène ne paraît pas réversible dans un avenir envisageable: rien ne permet d’espérer un recul des tensions internationales.
La tendance générale à l’aggravation de la délinquance pousse les opinions publiques à préférer la fermeté à la bienveillance. Or ce phénomène s’appuie sur des bases structurelles solides: montée du crime organisé, individualisme exacerbé, délitement des structures familiales, accroissement de la consommation de stupéfiants… Il n’y a donc que très peu de chances que la tendance se retourne.
La réduction du temps de travail n’est plus guère un objectif populaire car les salariés (confrontés à l’accroissement des dépenses contraintes) donnent, de plus en plus, la priorité à l’augmentation des salaires, qui s’oppose à celle du temps libre. Ce mouvement semble irréversible.
L’immigration est de plus en plus rejetée par la majorité de la population, pour des raisons liées principalement à une mauvaise intégration d’une partie des immigrés et même de certains citoyens issus de l’immigration. L’accroissement tendanciel de la pression migratoire sur l’Europe et la montée des replis communautaires excluent une inversion de tendance sur ce point. Les sociaux-démocrates, qui maintiennent pourtant leur complaisance à l’égard de l’immigration (sauf les Danois) risquent donc de perdre encore des électeurs pour ce motif.
La question de la pauvreté est plus complexe : il faut distinguer celle des travailleurs de celle des autres personnes, généralement appelés « assistés ». La population, dans sa grande majorité, est davantage sensible au niveau de vie des travailleurs qu’à celui des assistés, car elle considère que le travail n’est pas suffisamment rémunéré par rapport aux revenus de l’assistanat. Mais les sociaux-démocrates prennent assez peu en considération cette distinction, contrairement à une partie de leur électorat. C’est donc un facteur de perte d’électeurs, qui persistera très probablement.
Le déclin de la social-démocratie paraît donc irréversible, dans le futur envisageable.
Gilles DESCHAMPS, Docteur en études politiques
Il faut sortir de « l’économie de subvention migratoire » en Europe. Nos dirigeants font venir artificiellement des millions de travailleurs non-qualifiés (ce qui n’enlève rien à la dignité humaine universelle de ceux-ci) afin de maintenir artificiellement en vie les secteurs capitalistes les moins rentables : bâtiment, grande distribution, tourisme, service à la personne, etc. Cette « subvention migratoire » (dont les externalités négatives sont, en outre, reportées sur le contribuable) provoque une mauvaise allocation des capitaux, et une baisse de la productivité réelle… Sans subvention migratoire, le capitalisme hexagonal serait obligé de se réorienter vers les secteurs innovants et à haute valeur-ajouté qu’il a déserté depuis 30 ans… La première cause de la stagnation française (à l’exception, et pour cause, des capitaux investis à l’étranger) réside dans la politique de « subvention migratoire »… Il faut en finir avec ce capitalisme-de-connivence, et renouer avec un capitalisme libéral.
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12 réponses
Effectivement on peut noter un violent retour de balancier mais pour foire quoi????
Car si l Argentine affiche un renouveau libéral combien d autres notamment en Europe reste accrocher à une poiltique de redistribution
Les conservateurs britanniques au pouvoir pendant 10 ans ont passé leur temps à se diviser en adoubant finalement le brexit
Pour faire de l’étatisme de droite en faveur de vieux rentiers marchant main dans la main avec des capitalistes de connivence et ces injustices conduiront au mieux à un retour de balancier à gauche d’ici 15/20 ans, au pire à la guerre civile si les capitalistes de connivence sont assez riches pour d’embaucher des mercenaires, d’où les guerres civiles à répétition ayant précipité le renversement de la République de Rome par Jules César et son remplacement par l’Empire usant outrancièrement du clientélisme (des emplois de fonctionnaires pour les gens bien, du pain et des jeux pour la populace, la bière et le foot de nos jours)
La France restera bientôt le dernier pays communiste au monde!
Que la gauche socialiste recule, très bien.
Mais si c’est au profit de l’extrême gauche, ça ne va plus
L’ideologie de gauche va simplement à l’encontre de la nature de l’espece humaine . Elle échoue toujours par absence de réalisme sur les animaux humains que nous sommes , les hypothéses sont fausses. Incapables d’apprendre à compter….
Oui, et le contresens va au delà de ce que vous évoquez : la gauche fonctionne sur le mythe égalitaire, en activant l’empathie au mieux, et la jalousie au pire. Ces 2 ressorts existent plus ou moins chez tout le monde. Mais pour obtenir le grand partage, il lui faut abroger la limite à cet égalitarisme, c’est à dire ce qui construit les groupes humains existants : la famille, la nation, la religion, et plus généralement tout ce qui fait l’identité. Or dans une espèce de groupe, l’individu a un besoin vital de son groupe, un ensemble humain identifié auquel se rattacher. L’effacement de l’identité conduit au chaos d’individus désorientés et furieux, mus par une simple idéologie initiale qui les prive de tout : richesse, identité, projet et finalement espoir. Hitler, Mussolini, Staline, Castro, Mao étaient socialistes.
Avec le bonheur que l’on sait….
L’article omet la France, qui a un socialiste à sa tête depuis 2012 (au moins). Hollande suivi de son « bébé Hollande ». L’adolescent immature Macron, aux manettes depuis 2017, est bel et bien un socialiste, il en fait la démonstration avec la dépense publique débridée et l’interventionnisme étatique à tout va.
Chirac était aussi un « radical-socialiste », une spécialité de la « droite » française.
Sarkozy est un étatiste inculte en économie qui a mené une politique socialiste déguisée, à grand coups de corruption et de gaspillage d’argent public.
Mes excuses, l’article n’omettait pas la France mais une grande partie de l’histoire de la cinquième république.
Sincères salutations.
Je vais m’expatier au Vatican. Quelle PAIX et beauté des lieux
Dans la plupart des États européens, les partis sociaux-démocrates subissent un net déclin. Sa principale explication est le fort affaiblissement des principaux moteurs traditionnels du vote social-démocrate.
Essentiellement, celui-ci est fondé sur la volonté d’élargir les droits sociétaux (notamment en faveur des minorités), de faire reculer les discriminations, de promouvoir le pacifisme, de développer la prévention (préférée à la répression), de diminuer le temps de travail, d’être largement ouvert à l’immigration, de réduire la pauvreté.
Pour bien comprendre le déclin de la social-démocratie européenne et envisager son avenir, il convient donc, sur chacun de ces thèmes, d’examiner les évolutions constatées (surtout depuis le début du siècle) et de voir si elles sont susceptibles d’être inversées.
Les droits sociétaux ont été nettement élargis et, donc, leur revendication est peu mobilisatrice maintenant. Les nouveaux droits sociétaux ne sont guère menacés car ils sont largement considérés comme des droits acquis (même par certains qui s’étaient opposés à leur adoption).
Il en est de même en matière de lutte contre les discriminations, qui ont reculé: un retour en arrière n’est guère envisageable.
La défiance envers le pacifisme croît en raison du renforcement de l’impérialisme agressif des grandes puissances (et même d’autres états).
Ce phénomène ne paraît pas réversible dans un avenir envisageable: rien ne permet d’espérer un recul des tensions internationales.
La tendance générale à l’aggravation de la délinquance pousse les opinions publiques à préférer la fermeté à la bienveillance. Or ce phénomène s’appuie sur des bases structurelles solides: montée du crime organisé, individualisme exacerbé, délitement des structures familiales, accroissement de la consommation de stupéfiants… Il n’y a donc que très peu de chances que la tendance se retourne.
La réduction du temps de travail n’est plus guère un objectif populaire car les salariés (confrontés à l’accroissement des dépenses contraintes) donnent, de plus en plus, la priorité à l’augmentation des salaires, qui s’oppose à celle du temps libre. Ce mouvement semble irréversible.
L’immigration est de plus en plus rejetée par la majorité de la population, pour des raisons liées principalement à une mauvaise intégration d’une partie des immigrés et même de certains citoyens issus de l’immigration. L’accroissement tendanciel de la pression migratoire sur l’Europe et la montée des replis communautaires excluent une inversion de tendance sur ce point. Les sociaux-démocrates, qui maintiennent pourtant leur complaisance à l’égard de l’immigration (sauf les Danois) risquent donc de perdre encore des électeurs pour ce motif.
La question de la pauvreté est plus complexe : il faut distinguer celle des travailleurs de celle des autres personnes, généralement appelés « assistés ». La population, dans sa grande majorité, est davantage sensible au niveau de vie des travailleurs qu’à celui des assistés, car elle considère que le travail n’est pas suffisamment rémunéré par rapport aux revenus de l’assistanat. Mais les sociaux-démocrates prennent assez peu en considération cette distinction, contrairement à une partie de leur électorat. C’est donc un facteur de perte d’électeurs, qui persistera très probablement.
Le déclin de la social-démocratie paraît donc irréversible, dans le futur envisageable.
Gilles DESCHAMPS, Docteur en études politiques
Il faut sortir de « l’économie de subvention migratoire » en Europe. Nos dirigeants font venir artificiellement des millions de travailleurs non-qualifiés (ce qui n’enlève rien à la dignité humaine universelle de ceux-ci) afin de maintenir artificiellement en vie les secteurs capitalistes les moins rentables : bâtiment, grande distribution, tourisme, service à la personne, etc. Cette « subvention migratoire » (dont les externalités négatives sont, en outre, reportées sur le contribuable) provoque une mauvaise allocation des capitaux, et une baisse de la productivité réelle… Sans subvention migratoire, le capitalisme hexagonal serait obligé de se réorienter vers les secteurs innovants et à haute valeur-ajouté qu’il a déserté depuis 30 ans… La première cause de la stagnation française (à l’exception, et pour cause, des capitaux investis à l’étranger) réside dans la politique de « subvention migratoire »… Il faut en finir avec ce capitalisme-de-connivence, et renouer avec un capitalisme libéral.
Le socialisme a un record d’échecs si flagrant que seul un intellectuel peut l’ignorer.
Thomas Sowell