Depuis plusieurs années, la France s’enfonce dans une crise du chômage dont les jeunes sont loin d’être épargnés. Entre 2021 et 2025, le chômage des 15-24 ans est passé de 18,9 % à 19,7 %, soit une hausse d’environ 0,8 point (+4,2 % en quatre ans). Pour mieux comprendre dans quelle situation se trouve l’Hexagone, sur cette même période, le chômage des 15-24 ans a diminué de presque 9 % au sein de l’Union européenne, passant de 16,7 % à 15,2 %, soit une baisse de 1,5 point.
Comme à son habitude, convaincu de son rôle indispensable, l’État entend intervenir pour corriger la situation. Le jeudi 7 mai 2026, quatre ministères ont ainsi présenté le « plan d’accélération pour l’emploi des jeunes » : le ministère du Travail et des Solidarités ; le ministère de l’Éducation nationale ; le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace ; et le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Ce plan s’articule autour de trois axes :
Accompagner l’orientation des jeunes, les former, les sensibiliser aux métiers qui recrutent
Rapprocher les jeunes de l’entreprise, tout en renforçant la sécurité au travail
Prévenir les ruptures de parcours et engager les jeunes dans des parcours individualisés et intensifs
À la lecture des mesures proposées, difficile de ne pas constater une nouvelle fois la tentation interventionniste de l’État. S’il s’agissait uniquement d’informer sur le marché du travail à travers des outils comme « Inserjeunes » ou « Insersup », la démarche pourrait se comprendre. Mais le plan va bien au-delà. Parmi les leviers de ce premier axe figure notamment « l’anticipation des besoins du marché du travail et l’adaptation de l’offre de formation ». L’État est-il le mieux placé pour anticiper le marché ? Non. On peut d’ailleurs le remarquer : parmi les compétences anticipées par le plan figurent celles liées à la transition écologique. Ce plan, en plus d’être interventionniste, est aussi idéologique.
L’État propose également de « favoriser les formations courtes et professionnalisantes pour accélérer l’accès au marché du travail ». Ces fameuses formations, qui coûtent de l’argent et qui, de manière générale, n’ont pas toujours fait preuve d’une grande efficacité.
Si d’autres mesures concernent l’insertion des jeunes en difficulté, la santé ou encore la sécurité, le rôle des employeurs, pourtant indispensable, reste largement en retrait. Les employeurs sont essentiellement invités à se conformer aux obligations du Code du travail en matière de sécurité et d’emploi des étudiants.
Une fois encore, l’État se trompe de levier. Pour permettre à la jeunesse de retrouver le chemin de l’emploi, une réforme profonde des écoles est essentielle, notamment par davantage de concurrence afin de mieux coller aux réalités du marché, tout comme une baisse des charges pesant sur les employeurs, afin de faciliter les recrutements d’une jeunesse qui souhaite s’élever par le travail.
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13 réponses
De bons clients pour la gauche… tant pis pour eux.
Il y a quelque chose qui « ne colle pas ». Quand on parle à des indépendants et petits entrepreneurs, genre chauffagiste ou mécanicien, ils disent que beaucoup de jeunes sont de plus en plus exigeants, de moins en moins disposés à faire des efforts, souvent orientés vers la facilité, comme vivre chez papa maman avec le RSA, etc, et qu’il est de plus en plus difficile de recruter. Sans compter ceux pour qui le chômage est un appoint à leur travail non déclaré. On aimerait avoir les causes réelles et individuelles de ce taux de chômage, elles sont certainement très diverses, et combien sont sincèrement l’absence d’une offre valable ? Après tout le chômage en France n’est plus une tare comme autrefois, c’est même un objectif pour certains.
Une double cause réelle : d’un côté les charges pesant sur une embauche qui deviennent insupportables (mais chut, c’est tabou) et de l’autre, une défiance vis-à-vis des profils moins expérimentés ; c’est malheureusement culturel. Pour une entreprise, une erreur de casting fait perdre du temps et de l’argent, et pas qu’un peu. L’entreprise a payé très cher… pour rien. Un cercle vicieux dont on ne sortira jamais sans une refonte totale de l’Etat. Après, c’est aussi aux entreprises de râler auprès de l’Etat !
Le sujet traité reste trop généraliste. Il serait intéressant de connaître le taux de chômage des jeunes en fonction du niveau d’éducation atteint. Je ne pense pas que beaucoup de diplômés d’écoles d’ingénieurs ou de commerce ou de détenteurs d’un diplôme de l’enseignement professionnel soient au chômage.
La médiocrité de l’éducation en primaire et secondaire (collèges et lycées) formate des jeunes proches de l’illettrisme titulaires d’un BAC généraliste dont la valeur est égale à zéro et qui s’orientent vers une multitude de filières qui ne débouchent sur rien mais tellement plus accessibles et tellement moins exigeantes (sociologie, histoire géographie, psychologie…). A quand des quotas, comme en médecine ? Enfin, une culture du loisir qui ne donne guère envie de se confronter au monde du travail : beaucoup de RTT pour pouvoir partir en week-ends prolongés, la semaine de 35 heures, la retraire à 60 ans pour enfin profiter de son temps libre, de nombreux jours de télétravail pour ne pas avoir à se lever tôt, respecter des horaires et se confronter à la hiérarchie.
Ce ne sont pas les seuls, ouvrez les yeux, les jeunes aujourd’hui sont plus intéressés par la teuf et ne rien faire. Les raisons ne sont pas uniquement liées aux problèmes générés par un état indigne dans tous les domaines mais aussi aux parents qui n’éduquent plus leurs enfants pour nombre d’entre eux. Cela finira mal…
Comme d’habitude, l’Etat s’intéresse au bout de la course, là où il est inutile, au lieu de s’atteler au début de la course, là où il intervient à 90% on va dire : l’école.
Qu’il regarde pourquoi ça fonctionne mieux, et même bien, chez nos voisins ! Le maître-mot : l’apprentissage et l’arrêt de cette idéologie des 80% de bacheliers, poussés ensuite sur les bancs de la fac, bien armés pour devenir… chômeurs !
Que l’EN arrête de faire croire que les métiers manuels sont dégradants et un choix par défaut. C’est drôle comme ils sont toujours à dire qu’il faut être « inclusif » mais, dans ce en même temps très macronien, ne savent pas valoriser les compétences manuelles !
Ils sont désespérants…
De nombreux chômeurs ne font que profiter des largesses du système
Appliquons les méthodes de nos voisins allemands britanniques, hongrois, hollandais, danois, suisses……dont le taux de chômage est faible!!
Mon impression en intérim c’est qu’on est en pleines 30 glorieuses. Tu vas aujourd’hui dans une agence, demain matin tu es à l’usine. Sauf si l’on a un « casier judiciaire » dans ces agences à cause de mauvais comportements (certains font des conneries incroyables). Et encore même là le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ne sont pas spécialement sévères. Il faut dire qu’aujourd’hui, on manque cruellement de main d’œuvre.
Et arrêter de leur faire croire qu’ils sont trop « bons » pour le travail manuel ; qu’il y a des métiers honteux. Être à l’ usine n’est pas dégradant et quand on a besoin de gagner sa vie on prend ce qu’on trouve. Mais le problème est bien celui là ils n’ont plus « besoin » de travailler. Ce n’est plus honteux de ne pas gagner sa vie, c’est même juste normal de profiter du système pendant que d’ autres crétins vont bosser et paient pour eux. Au contraire ils dénigrent et insultes les gens qui les font vivrent. Cette nouvelle mentalité tue tout les discours.
Le chômage des jeunes est proportionnel au non emploi des seniors.
Un senior qui part trop tôt en retraite fait perdre la valeur financière de 4 jeunes embauchés.
Calcul à l’appui pour ceux qui le veulent.
C’est contraire à tout ce qui avait été dit depuis longtemps :
Mettez des seniors en prérentraite cela diminuera le chômage, notamment des jeunes ????????????
Remettre de l’exigence et de la logique dans le système éducatif : offre gratuite mais réduite.
– 1° niveau de sélection en 5° : apprentissage pour les élèves décrocheurs.
– 2° niveau de sélection : 3° : BREVET sélectif : passage au vu des résultats soit en Pro soit en Général.
– 3° niveau de sélection : Supprimer les filières pléthoriques du Lycée Général : une Littéraire + 1 Scientifique. Le reste passe en Pro.
En cas de désaccord des parents : leurs enfants n’ont plus d’accès à la gratuité : Ecoles Privées à leurs frais.
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13 réponses
De bons clients pour la gauche… tant pis pour eux.
Il y a quelque chose qui « ne colle pas ». Quand on parle à des indépendants et petits entrepreneurs, genre chauffagiste ou mécanicien, ils disent que beaucoup de jeunes sont de plus en plus exigeants, de moins en moins disposés à faire des efforts, souvent orientés vers la facilité, comme vivre chez papa maman avec le RSA, etc, et qu’il est de plus en plus difficile de recruter. Sans compter ceux pour qui le chômage est un appoint à leur travail non déclaré. On aimerait avoir les causes réelles et individuelles de ce taux de chômage, elles sont certainement très diverses, et combien sont sincèrement l’absence d’une offre valable ? Après tout le chômage en France n’est plus une tare comme autrefois, c’est même un objectif pour certains.
Une double cause réelle : d’un côté les charges pesant sur une embauche qui deviennent insupportables (mais chut, c’est tabou) et de l’autre, une défiance vis-à-vis des profils moins expérimentés ; c’est malheureusement culturel. Pour une entreprise, une erreur de casting fait perdre du temps et de l’argent, et pas qu’un peu. L’entreprise a payé très cher… pour rien. Un cercle vicieux dont on ne sortira jamais sans une refonte totale de l’Etat. Après, c’est aussi aux entreprises de râler auprès de l’Etat !
Le sujet traité reste trop généraliste. Il serait intéressant de connaître le taux de chômage des jeunes en fonction du niveau d’éducation atteint. Je ne pense pas que beaucoup de diplômés d’écoles d’ingénieurs ou de commerce ou de détenteurs d’un diplôme de l’enseignement professionnel soient au chômage.
La médiocrité de l’éducation en primaire et secondaire (collèges et lycées) formate des jeunes proches de l’illettrisme titulaires d’un BAC généraliste dont la valeur est égale à zéro et qui s’orientent vers une multitude de filières qui ne débouchent sur rien mais tellement plus accessibles et tellement moins exigeantes (sociologie, histoire géographie, psychologie…). A quand des quotas, comme en médecine ? Enfin, une culture du loisir qui ne donne guère envie de se confronter au monde du travail : beaucoup de RTT pour pouvoir partir en week-ends prolongés, la semaine de 35 heures, la retraire à 60 ans pour enfin profiter de son temps libre, de nombreux jours de télétravail pour ne pas avoir à se lever tôt, respecter des horaires et se confronter à la hiérarchie.
Et quid du chômage des immigrés puisqu’il paraît que nous avons besoin de nouveaux immigrés pour occuper des postes non occupés …
Les enfants d’immigrés n’ont aucune intention de travailler. Servir de guetteur est plus lucratif !
Ce ne sont pas les seuls, ouvrez les yeux, les jeunes aujourd’hui sont plus intéressés par la teuf et ne rien faire. Les raisons ne sont pas uniquement liées aux problèmes générés par un état indigne dans tous les domaines mais aussi aux parents qui n’éduquent plus leurs enfants pour nombre d’entre eux. Cela finira mal…
Comme d’habitude, l’Etat s’intéresse au bout de la course, là où il est inutile, au lieu de s’atteler au début de la course, là où il intervient à 90% on va dire : l’école.
Qu’il regarde pourquoi ça fonctionne mieux, et même bien, chez nos voisins ! Le maître-mot : l’apprentissage et l’arrêt de cette idéologie des 80% de bacheliers, poussés ensuite sur les bancs de la fac, bien armés pour devenir… chômeurs !
Que l’EN arrête de faire croire que les métiers manuels sont dégradants et un choix par défaut. C’est drôle comme ils sont toujours à dire qu’il faut être « inclusif » mais, dans ce en même temps très macronien, ne savent pas valoriser les compétences manuelles !
Ils sont désespérants…
De nombreux chômeurs ne font que profiter des largesses du système
Appliquons les méthodes de nos voisins allemands britanniques, hongrois, hollandais, danois, suisses……dont le taux de chômage est faible!!
Mon impression en intérim c’est qu’on est en pleines 30 glorieuses. Tu vas aujourd’hui dans une agence, demain matin tu es à l’usine. Sauf si l’on a un « casier judiciaire » dans ces agences à cause de mauvais comportements (certains font des conneries incroyables). Et encore même là le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ne sont pas spécialement sévères. Il faut dire qu’aujourd’hui, on manque cruellement de main d’œuvre.
Et arrêter de leur faire croire qu’ils sont trop « bons » pour le travail manuel ; qu’il y a des métiers honteux. Être à l’ usine n’est pas dégradant et quand on a besoin de gagner sa vie on prend ce qu’on trouve. Mais le problème est bien celui là ils n’ont plus « besoin » de travailler. Ce n’est plus honteux de ne pas gagner sa vie, c’est même juste normal de profiter du système pendant que d’ autres crétins vont bosser et paient pour eux. Au contraire ils dénigrent et insultes les gens qui les font vivrent. Cette nouvelle mentalité tue tout les discours.
Bonjour,
Le chômage des jeunes est proportionnel au non emploi des seniors.
Un senior qui part trop tôt en retraite fait perdre la valeur financière de 4 jeunes embauchés.
Calcul à l’appui pour ceux qui le veulent.
C’est contraire à tout ce qui avait été dit depuis longtemps :
Mettez des seniors en prérentraite cela diminuera le chômage, notamment des jeunes ????????????
Remettre de l’exigence et de la logique dans le système éducatif : offre gratuite mais réduite.
– 1° niveau de sélection en 5° : apprentissage pour les élèves décrocheurs.
– 2° niveau de sélection : 3° : BREVET sélectif : passage au vu des résultats soit en Pro soit en Général.
– 3° niveau de sélection : Supprimer les filières pléthoriques du Lycée Général : une Littéraire + 1 Scientifique. Le reste passe en Pro.
En cas de désaccord des parents : leurs enfants n’ont plus d’accès à la gratuité : Ecoles Privées à leurs frais.