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mercredi 21 octobre 2026

Déficit public : la France toujours parmi les (plus) mauvais élèves européens

Temps de lecture : 2 minutes

Les chiffres publiés le 21 octobre par Eurostat confirment l’ampleur du problème budgétaire français. En 2025, le déficit public atteignait 5,1 % du PIB, contre 3,1 % dans l’ensemble de l’UE et 3 % dans la zone euro. Onze États membres atteignent ou dépassent la limite des 3 %, mais trois seulement font pire que la France : la Roumanie, avec 7,8 %, la Pologne, avec 7,2 %, et la Belgique, avec 5,2 %. La France reste dans le peloton de tête des pays les plus dépensiers qui ne parviennent pas à équilibrer leurs comptes.

La dette publique grimpait à 115,7 % du PIB en 2025 (119 % du PIB au deuxième trimestre 2026), le troisième ratio le plus élevé de l’UE, derrière la Grèce (145,4 %) et l’Italie (136,7 %). Elle représentait 109,5 % du PIB en 2023. En deux ans, la situation s’est encore dégradée, malgré les alertes répétées sur la soutenabilité des finances. Le problème est structurel et il est bien du côté des dépenses, non des recettes, contrairement à ce qu’affirment certains politiciens démagogues. Les dépenses représentaient 57,3 % du PIB en 2025, contre 49,4 % au sein de l’UE, et les recettes dépassent largement la moyenne européenne (52,2 % du PIB contre 46,3 %).

L’exemple européen montre que d’autres trajectoires sont possibles. La même année, le Danemark affichait un excédent public de 2,9 % et une dette limitée à 27,2 % du PIB (contre 33,4 % en 2022). L’Irlande conservait un excédent de 1,8 % et une dette de 34,8 % du PIB (42,8 % en 2022). Le Portugal dégageait un excédent de 0,7 % du PIB et a ramené sa dette à 89,2 % du PIB (111,2 % en 2022). Ces résultats ne prouvent pas qu’un modèle unique serait transposable à la France, mais que l’endettement incontrôlé n’est pas une fatalité.

Les priorités devraient être les suivantes : réduire la dépense publique, évaluer l’efficacité des politiques financées par l’impôt et recentrer l’État sur ses missions régaliennes (police, justice, armée). Augmenter encore les prélèvements revient à faire payer aux contribuables les conséquences de l’incapacité de nos politiques à prendre les décisions qui s’imposent. La France n’a pas besoin de nouveaux prélèvements ou d’un nouvel impôt sur les riches, mais d’un État moins omnipotent et de finances soutenables.

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