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lundi 12 octobre 2026

EU Kids Act : de quoi se mêlent les technocrates de la Commission européenne ?

Temps de lecture : 2 minutes

Le 17 septembre, Ursula von der Leyen a présenté l’EU Kids Act, une proposition de règlement — qui devra encore être examinée par le Parlement européen et le Conseil — imposant aux grandes plateformes de nouvelles obligations pour protéger les mineurs sur Internet. Le postulat est le suivant : selon la Commission, seule la moitié des enfants âgés de 9 à 16 ans en Europe déclarent se sentir en sécurité sur Internet. L’idée serait d’encadrer l’accès aux plateformes, leur fonctionnement, leurs algorithmes, les jeux vidéo, les boutiques d’applications et même certains chatbots.

Les moins de 13 ans ne devraient plus pouvoir accéder aux plateformes jugées risquées, tandis que les 13-15 ans ne pourraient créer de compte de manière autonome : L’utilisation des réseaux sociaux devra être supervisée par un parent et limitée à une heure par jour. À partir de 15 ans, un compte autonome redeviendrait possible, mais les obligations imposées aux plateformes courraient, elles, jusqu’à 18 ans.

Encore faut-il vérifier l’âge. Le projet impose donc un système européen de vérification. L’auto-déclaration ne suffirait plus. Les plateformes devraient recourir à des dispositifs présentant un niveau élevé de fiabilité, de sécurité, de robustesse et de protection des données. La Commission prévoit même que chaque État membre mette gratuitement à disposition des citoyens au moins une solution européenne de vérification de l’âge.

Ce n’est pas tout : les plateformes devront faire en sorte de limiter le scrolling (le défilement de contenu), les notifications pendant les heures de sommeil, ou encore de paramétrer le compte des mineurs en mode privé par défaut. Les chatbots devront eux aussi être désactivés par défaut, et de manière plus nébuleuse, ne pas agir de sorte à créer une « dépendance émotionnelle ».

La Commission présente l’EU Kids Act comme une manière de réduire la fragmentation du marché unique. Plusieurs pays européens ont en effet adopté, ou prévoient d’adopter, des lois limitant l’usage des réseaux sociaux par les mineurs. Elle reconnaît toutefois qu’un tel règlement risque d’entraîner des coûts supplémentaires pour les plateformes, et des barrières à l’entrée pour certains fournisseurs.

Pour Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission chargée de la souveraineté technologique, l’EU Kids Act devrait « rendre la parentalité aux parents et l’enfance aux enfants ». Mais est-ce bien le rôle de la Commission européenne ? Le problème dépasse la seule question des réseaux sociaux : en intervenant toujours plus directement dans la vie quotidienne des citoyens, l’UE se comporte comme un véritable État supranational, fixant des règles qui relevaient jusqu’ici des États membres, des entreprises ou des familles. La question n’est évidemment pas de nier les risques auxquels les mineurs peuvent être exposés en ligne. Elle est de savoir si l’UE a vocation à tout régir, à tout réglementer, y compris ce qui relève avant tout de la responsabilité des parents.

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4 réponses

  1. « La protection des enfants en ligne est une priorité » disent-ils, en revanche, la protection des enfants à l’école, dans le périscolaire ou dans la rue, ça ce n’est pas une priorité !
    « rendre la parentalité aux parents… » : alors pourquoi décident-ils de limiter à 1 heure par jour les réseaux sociaux ? Si le parent considère que 1h30 ou 2 heures ne sont pas néfastes, il n’aura pourtant pas le choix !
    « … et l’enfance aux enfants » : là encore, ce sont les parents et leurs enfants qui savent ce qui est bon pour eux. Certains sont bien plus en sécurité chez eux, à dialoguer à distance avec des enfants ayant les mêmes centres d’intérêt qu’eux, qu’à l’école. Voir le cas de la famille Blaise, qui ont retiré leur aînée de l’école pour cause de harcèlement et font depuis l’instruction de leurs 4 enfants chez eux. Cette aînée est en 3è avec 1 an d’avance, elle a eu son brevet avec je crois 18/20. Et l’Educ Nat l’autorise à continuer à la maison à condition… qu’elle redouble ! Eh oui, l’instruction à domicile permet d’avoir des enfants mieux instruits, ça commence à se savoir, alors vite, il faut lui couper l’herbe sous le pied, que surtout plus aucun enfant scolarisé à domicile ne soit en avance !
    Les réseaux sociaux ne sont pas obligatoirement plus néfastes que la vie à l’école, n’en déplaise aux bien-pensants. 100% du harcèlement scolaire à lieu à l’école…. et que font les personnels face à ces situations ?
    Mais à quoi discuter ? On sait très bien que le but de cette loi n’est absolument pas de protéger les enfants, mais de pouvoir poursuivre les adultes osant partager des vérités sur l’effondrement économique du pays du fait du clientélisme, ou pire la réalité ide l’islamisation du pays et tous les sujets soigneusement mis sous le tapis par tous les gouvernements. On en est où d’ailleurs des SMS de VDL ? Ah non, chuuuut

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