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jeudi 5 mars 2026

Iran : un conflit prolongé pourrait entraîner des perturbations et des hausses majeures des prix des hydrocarbures

Temps de lecture : 2 minutes

Il n’y a pas le feu mais il serait judicieux de se renseigner sur les issues de secours. Au quatrième jour de l’offensive israélo-américaine contre le régime des mollahs à Téhéran, la capacité de ce dernier à prendre en otage le marché énergétique mondial apparaît clairement comme la clé du conflit… Avec un risque de récession mondiale via un renchérissement du prix du baril à plus de 100 dollars (voire 130 en fonction de la mise à l’arrêt de sites clés du Qatar ou de l’Arabie saoudite). Sans oublier un blocage éventuel du détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième du pétrole mondial.

L’Asie et l’Europe ont des réserves pétrolières pour amortir les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, mais un conflit prolongé pourrait entraîner des perturbations et des hausses majeures des prix des hydrocarbures. Techniquement, des routes alternatives (en l’occurrence des oléoducs saoudien et émirati) permettent de contourner le détroit. Les tankers peuvent également « faire le tour » par l’Afrique en emportant le pétrole à partir des ports situés à l’ouest de la péninsule arabique – sans compter que la marine américaine dispose sans doute des moyens d’éliminer les navires et commandos iraniens qui s’en prendraient aux tankers. Toujours est-il que les assureurs ont réévalué nettement les primes demandés aux pétroliers traversant cette voie d’eau hyper stratégique.

Les Bourses mondiales ont encore creusé leurs pertes mardi. La Bourse de Paris perdait 2,78% et celle de Francfort lâchait 3,70%. Londres cédait 2,81% et Milan dévissait de 4,33%. En Asie, la Bourse de Séoul a terminé sur une chute de 7,24% et Tokyo a perdu 3,06%. La Bourse de Shenzhen a lâché 3,07%. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, la référence internationale pour le baril d’or noir, bondissait de 7,62% à 83,66 dollars. Le prix du gaz européen s’enflammait encore, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, bondissant de 38,96% à 61,84 euros vers 11H00 GMT.

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3 réponses

  1. Nul besoin de conflits pour augmenter les prix des hydrocarbures la République de France s’en charge depuis longtemps déjà avec des taxes hors normes et comme cela ne suffit pas l’UE s’y met aussi.

  2. La surreaction des bourses au moindre petit éternuement est un grand classique
    Le blocage du détroit d ormuz par les iraniens suppose qu ils aient les moyens de le tenir ( la marine iranienne a de piètres capacités comme son armée de l air) et d autre part ils vont se faire hara-kiri puisque leurs exportations de brut passent aussi par ce détroit
    Arrêtons de vendre de la peur au km sur tous les plateaux TV

  3. Pourquoi le conditionnel « pourrait » ? C’est déjà le présent en ce qui concerne les perturbations majeures. 38 % d’augmentation du gaz en quelques jours, sans espoir de solution immédiate, c’est du concret, en plus l’État va certainement en profiter pour sauter dans le train de l’augmentation pour accroître les taxes en espérant qu’elles soient imperceptibles. La hausse sera donc consolidée.

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