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lundi 20 juillet 2026

Jean-Luc Mélenchon veut nationaliser… le temps

Temps de lecture : 2 minutes

Après les banques, les autoroutes et les grandes entreprises, Jean-Luc Mélenchon s’est trouvé une nouvelle lubie : la nationalisation du temps, présentée comme une « grande et foudroyante proposition » lors d’un meeting à Paimpont le 14 juillet. Sous les applaudissements, le leader de La France insoumise a développé sa pensée : « Comment se fait-il qu’en nationalisant le tiers de l’industrie et toutes les banques, on n’ait pas fait un mètre de terrain en direction du socialisme ? (…) Ce qu’il nous faut, c’est organiser sur une autre base le compromis social. »

Selon Jean-Luc Mélenchon, les nationalisations de 1981 n’ont pas échoué parce que l’économie administrée était moins efficace que l’économie de marché. Elles auraient échoué parce qu’elles n’étaient pas accompagnées d’un véritable plan auquel les entreprises auraient été contraintes d’adhérer. Désormais, seules celles qui entreront dans le plan avec des exigences de production, de qualité, de traitement des travailleurs et de l’environnement, recevront des aides publiques ; les autres en seront privées : « Ou bien il y a une contrepartie, ou bien il n’y a pas d’argent. (…) On parle de deux cent dix milliards. »

À écouter M. Mélenchon, on comprend finalement que son objectif n’est pas de nationaliser le temps, mais de faire de la France la première « République écologique du monde. » Comment ? Par la création d’« écorégions » conçues pour répondre aux impératifs de la transition écologique. Elles seraient ainsi « la matrice de base pour alerter, prévoir, organiser, consulter, savoir par quel bout prendre les problèmes et s’assurer qu’on ne viole pas la loi, que l’on ne jette pas n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, que l’on ne bétonnise pas tout ce qui bouge, que l’on ne coupe pas tout ce qui vit. »

Avec ou sans vernis écologique, l’idée n’est pas nouvelle : la planification a été expérimentée au XXème siècle en Union soviétique, dans ses États satellites, ou encore dans la Chine maoïste. Partout, la promesse de remplacer les décisions dispersées de millions d’individus par une coordination décidée par l’État a systématiquement échoué. Elle s’est traduite, en pratique, par des inégalités structurelles entre la bureaucratie d’État, au niveau de vie élevé, et le reste de la population, confronté à des pénuries et à de la famine. Les raisons de cet échec ont été expliquées par des économistes comme Ludwig von Mises et Hayek : sans liberté des prix pour refléter l’offre et la demande, l’État n’a pas accès à l’information nécessaire pour savoir quelles ressources utiliser, en quelle quantité et pour quels usages. Cette impasse inhérente au socialisme réfute l’argument selon lequel la planification a échoué parce qu’elle n’aurait pas été faite « correctement » ou par les bonnes personnes. Jean-Luc Mélenchon n’est pas omniscient, pas plus que les planificateurs avant lui. Rebaptiser la planification « nationalisation du temps » ne changera pas son résultat : l’économie administrée échoue moins par manque de volonté que par impossibilité.

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14 réponses

  1. bientot pour une nationalisation de la bêtise ?
    il prends quand même cette direction…

    jean peuplu de lui et de ses idées qui sentent le pet foireux à 12 bornes…

  2. C’est incroyable que l’être humain ne puisse pas apprendre de ces erreurs.
    Qu’un type illuminé, raciste et extrémiste puisse faire avaler a des millions de gens un modèle de fonctionnement d’un pays sur un programme totalement moisi m’étonnera toujours.
    Et tout ça avec les poches pleine terre de cash sur lesquels ni le fisc ni les juges n’investiguent.

  3. Il est bon de dénoncer la folie totalitaire de M Mélenchon. Il serait mieux de s’organiser (la société civile) pour éliminer cette mortelle menace.

  4. En résumé Mélanchon veut nationaliser la bêtise… Il ne s’est pas rendu compet que c’était déjà fait !

  5. M. Mélenchon est un authentique prophète, au nationalisme près. Autoritaire contraignant, populiste s’appuyant curieusement sur des « experts » réputés de gauche, il rêve d’un monde égalitaire imposé à tous et défini comme tel par lui. La République c’est lui, autant dire le chef incontestable c’est lui. Finalement le peuple, c’est lui. Comment la grande majorité des français peut-elle ignorer un tel génie… de la supercherie ?

  6. Quand on voit le comportement des entreprises d’état (sncf, éducation nationale, hôpitaux publics…..) qui cherchent avant tout à défendre les intérêts ou privilèges de leurs membres, au détriment des clients (usagers) on se dit qu’un pays socialiste à la Mélenchon irait très vite vers une perte de compétitivité vs nos concurrents étrangers. Le pays irait à la banqueroute très très vite. Mitterrand dans un programme de nationalisation moins révolutionnaire a dû faire marche arrière en 2 ans, après trois dévaluations.

  7. Y a-t-il des Césars de la bêtise, de la stupidité, et bien d’autres encore, une infinité….. Je crois ce personnage complètement taré, il serait bien placé pour en obtenir une bonne centaine, comment peut-on, encore, écouter ce personnage débile.
    Pauvre FRANCE !!

  8. On reprend tous les bons vieux poncifs gochos qu on repeint pour donner l illusion de la nouveauté
    Ah le sempiternel recyclage des vieilles lunes

  9. Il admire la Corée du nord, il veut donc faire de la France la même admirable république populaire en Europe, avec lui comme dictateur bien sûr !

  10. Les idées de MelanCon ont été méthodiquement appliquées dans de nombreux pays du monde qui ont tous subis une fin tragique. Cependant ça a très bien marché dans un seul pays: la Corée du nord. MelaCon devrait aller trouver son camarade Kim pour qu’il lui explique les secrets de son succès afin de les mettre en pratique en France s’il veut réussir « à sauver » notre pays.

  11. il est parfois de bon ton de présenter M. Mélenchon comme quelqu’un de « cultivé »… je n’ai jamais compris cette assertion ! … M. Mélenchon a un niveau de prof de collège marxiste ringard. Il est totalement ignorant en économie, en droit, en philosophie politique, en histoire, en anthropologie, en religions, sans parler des sciences dures. En fait, hormis quelques références littéraires gauchistes parfaitement discutables et tout-à-fait démagogiques, M. Mélenchon est objectivement inculte.

  12. M. Michel-Edouard Leclerc trouve Mélenchon « sympathique »… les capitalistes de connivence français espèrent pouvoir bénéficier de l’effet cantillon, et s’en mettre plein les poches avec une économie subventionnée.

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