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vendredi 16 octobre 2026

La Caisse des dépôts lorgne le pactole de la retraite par capitalisation

Temps de lecture : 2 minutes

Grâce à l’IREF et à Contrepoints, entre autres, la retraite par capitalisation s’impose petit à petit dans le débat public comme alternative à la faillite inéluctable du système actuel par répartition.

De nombreux candidats à l’élection présidentielle de 2027 la propose désormais, alors qu’il y a un quinquennat à peine on nous riait au nez quand nous prétendions que la capitalisation était l’avenir de nos retraites.

Si elle venait à être mise en place dans les années prochaines, la capitalisation générerait évidemment des sommes colossales à placer. Dans son étude, l’IREF a calculé que l’on disposerait, sur une période de 50 ans, de plus de 8760 milliards d’euros (en euros constants 2023) de ressources pour honorer les retraites par répartition. A côté, il faudrait constituer une épargne encore plus importante pour servir les retraites par capitalisation.

De telles sommes font nécessairement rêver. Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des dépôts, est de ceux qui lorgnent ostensiblement cette manne. Dans une interview au Figaro, il prétend que le groupe public « pourrait mettre son ingénierie et sa gestion de long terme au service des choix que feront les responsables politiques ». En un mot, il voudrait que la Caisse des dépôts devienne le gestionnaire de ces fonds pour éviter qu’ils ne servent à « l’achat d’actions des géants de la tech américaine ou d’ETF indiciels ». Avec la Caisse des dépôts, les épargnants seraient assurés que la capitalisation soit « utile au pays » en contribuant « au financement des entreprises et des actifs français ».

Quand on sait que le gouvernement cherche à se servir dans les comptes bancaires oubliés déposés à la Caisse des dépôts, on s’inquiète de ce qu’il pourrait advenir des retraites capitalisées. Surtout que l’État est coutumier du fait : régulièrement, il cherche à s’emparer – et souvent y réussit – des liquidités et provisions de l’Agirc-Arrco, de l’Unedic, des opérateurs de compétences (Opco) ou encore du CNFPT. Pourquoi en serait-il autrement des fonds de pension ?

La retraite par capitalisation est un sujet trop sérieux pour être confié à l’État et à son « bras armé » qu’est la Caisse des dépôts. C’est à chacun de choisir le fonds de pension gestionnaire de sa retraite, et celui-ci doit être protégé constitutionnellement pour que l’État ne vienne pas lui faire les poches.

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4 réponses

  1. « La retraite par capitalisation est un sujet trop sérieux pour être confié à l’État et à son « bras armé » qu’est la Caisse des dépôts. C’est à chacun de choisir le fonds de pension gestionnaire de sa retraite, et celui-ci doit être protégé constitutionnellement pour que l’État ne vienne pas lui faire les poches. »

    On ne saurait mieux dire.

  2. Quand on attire l’attention sur les retraités de la fonction publique, mais qu’a fait l’État du surplus de cotisations sur les retraites versées pendant des années ?
    S’il avait capitalisé ces sommes,nous n’en serions pas là.

  3. Les memes qui nous ont conduit dans le mur pour les retraites seraient d’excellents gestionnaires de la capitalisation

  4. Pourtant ce serait un beau projet ou comment torpiller les retraites des épargnants car chaque fouis que l’etat se mele de gestion c’est la catastrophe (voire le credit lyonnais lors de saperiode de nationalisation etc.) l’argent serait utilise a des fins politiques (aides aux societes crées par des amis quel que soit sa rentabilité etc les exemples foisonnent mais cela permettrait grace a des tours de bonneteau
    de remplir les caisses de l’etat!

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