Journal d'actualité libéral
|
mercredi 28 octobre 2026

La France classée 38e sur 38 pays selon l’indice de compétitivité fiscale

Temps de lecture : 2 minutes

Selon la Tax Foundation, la France est dernière dans l’édition 2026 de l’International Tax Competitiveness Index, avec un score global de 45,7 (100 étant le score du premier pays du classement, l’Estonie). Ce score est exactement le même qu’en 2025 : la France stagne au dernier rang.

Le détail de ce classement, publié par l’Index, montre que cette dernière place s’appuie notamment sur une 38e place pour la fiscalité des entreprises, une 33e pour les impôts individuels, une 31e pour la fiscalité de la consommation et une 32e pour les impôts sur le patrimoine. Le seul indicateur moins catastrophique concerne les règles fiscales transfrontalières, qui placent la France au 13e rang des pays de l’OCDE selon la Tax Foundation.

La Tax Foundation désigne elle-même les trois points noirs. Le premier est le taux marginal supérieur d’imposition des bénéfices, à 36,1 %, soit le plus élevé de toute l’OCDE, conséquence de l’empilement des surtaxes sur une structure déjà complexe. Le deuxième est la charge fiscale sur le travail, à 47 %, parmi les plus lourdes des pays membres. Concrètement, ces niveaux élevés de prélèvements portent le niveau de taxation des entreprises françaises à 17,2 % du PIB, soit 4,6 points au dessus de la moyenne européenne.

Le troisième point noir est la série de prélèvements sur le patrimoine : droits de succession ( 0,7 % du PIB contre 0,3 % en moyenne en UE, taxes sur les actifs bancaires, taxe sur les transactions financières et impôt sur la fortune immobilière.

Ce score, s’il n’explique pas tout, donne en revanche une photographie claire : dans une économie mondialisée, où les individus et les capitaux peuvent encore circuler relativement librement, le poids et la complexité de la fiscalité française sont un véritable frein à la création de richesses. Augmenter encore les impôts, comme le souhaite le gouvernement Lecornu et un grand nombre de députés ayant présenté près de 4 000 amendements sur le volet recettes du PLF non encore voté, serait une folie.

 

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.