Le graphique qu’a présenté le service statistique du ministère de la Santé (Drees) il y a quelques jours, intitulé « Comparaisons des dépenses publiques en France et en Europe en 2023 » est particulièrement éclairant.

 Il montre, en effet, que sur la quasi-totalité des postes, la France dépense plus que la moyenne des onze pays européens pris en comparaison (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Autriche, Espagne, Portugal, Italie, Danemark, Suède, Finlande et Royaume-Uni).
Par exemple, les dépenses publiques de retraites et vieillissement ont représenté 13,4% du PIB en France en 2023, contre 10,3% en moyenne dans les onze pays d’Europe de l’Ouest et du Nord pris pour référence.
Les dépenses sociales correspondent aux quatre barres de gauche. En 2023, elles ont représenté 31,7% du PIB en France, contre 26,2% en moyenne pour les onze pays de référence. Ainsi, la France a consacré 5,4 points de PIB potentiel en plus aux dépenses sociales. Plus de la moitié de cet écart porte sur les dépenses de retraites et vieillissement ; et un peu plus d’un quart sur les dépenses de santé.
Ce que les données de la Drees ne montrent pas, c’est que ces dépenses supplémentaires ne s’expliquent nullement par l’efficacité du service rendu. Les lecteurs de Contrepoints le savent, en matière de retraite la France ne se distingue pas par son taux de remplacement. De même, notre système de santé va à vau-l’eau avec une médecine libérale menacée, des hôpitaux publics en déficit chronique et des cliniques privées prises à la gorge, des soins de moins en moins bien remboursés, des déserts médicaux qui s’étendent, etc.
Nous dépensons aussi plus que les autres en matière de défense, police et justice (+0,7 point de PIB). Mais nos tribunaux fonctionnent-ils correctement ? La délinquance ne croît-elle pas ? Nos armées sont-elles vraiment en capacité de nous défendre ?
 Il n’y a qu’une catégorie de dépenses pour laquelle nous dépensons moins que les autres : l’éducation et la recherche (-0,5 point de PIB). Précisément ce qui permettrait de préparer l’avenir…
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5 réponses
Une seule solution à ces maux: un TRAVAIL constant et régulier de remise à plat des politiques publiques et des dépenses qu’elles entraînent, une redéfinition des priorités via des incitations fiscales notamment fondées sur des baisses d’impôts ,….
TOUT ce que la Nomenklatura en place se refuse et se refusera catégoriquement à faire, puisque cela pourrait affecter certains de ses nombreux privilèges bien dissimulés et tous légaux comme de bien entendu.
Dans les années 1960-1970, la publication de la feuille d’imposition du premier ministre de l’époque par le canard enchaîné (à une époque où ce journal hebdomadaire osait) montrait qu’il payait moins d’impôt sur le revenu qu.un couple de gens modestes de banlieue….
Alors aujourd’hui qu’est ce que cela doit être ….
Pas étonnant qu’ils soient nombreux à détenir des propriétés sur l’île de beauté, n’est ce pas ?
Les réformes structurelles oui le complotisme non!!!!!
La fable de la cigale et de la fourmi est toujours aussi valable en France!
Mais dans quelle mesure les dépenses d’éducation et de recherche doivent-elles être *publiques*?
Ils ne feront jamais rien qui puisse nuire à leurs intérêts ; donc….
Cela ne fera qu’ empirer !
Sauve qui peut pour ceux qui peuvent.