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dimanche 28 juin 2026

L’écologie n’est pas une priorité pour la plupart des Français

Temps de lecture : 2 minutes

Selon les données de l’INSEE, en 2025, l’écologie est loin d’être la première préoccupation des Français, malgré ce qu’en disent certains partis politiques.

L’année dernière, seulement 9 % des personnes interrogées citaient l’environnement comme premier enjeu pour le pays, parmi sept propositions. Ce résultat place largement l’écologie derrière la santé (23,6 %), la violence et l’insécurité (23,5 %),les inégalités et le pouvoir d’achat (18,8 %). Même les tensions internationales (9,0 %) ou le chômage (8,5 %) se situent dans des ordres de grandeur comparables.

Pour autant, une certaine inquiétude persiste, puisque 39 % des personnes se déclarent très inquiètes du dérèglement climatique (note ≥ 8/10). Cette inquiétude est plus élevée chez les diplômés du supérieur (46 %) et dans les zones urbaines denses (43 %).

Les écarts sociaux jouent également un rôle important dans la perception des enjeux écologiques. L’environnement est cité comme enjeu principal par 18 % des diplômés du supérieur, contre seulement 5 % des personnes peu ou pas diplômées. De même, 12 % des moins de 35 ans le placent en priorité contre 6 % des 65 ans et plus. La priorité environnementale augmente également avec le niveau de revenu.

Sur les comportements, les données montrent une forte diffusion de pratiques, mais les motivations premières sont souvent non écologiques. Ainsi, 82 % des personnes déclarent limiter le chauffage en hiver, mais 65 % le font principalement pour des raisons économiques, contre seulement 12 % pour protéger l’environnement.

Concernant l’alimentation, 48 % des personnes déclarent limiter leur consommation de viande rouge, tandis que 22 % n’en consomment pas ou rarement. Cependant, les motivations sont surtout sanitaires ou économiques (environ un tiers chacune), contre seulement 10 % pour la protection de l’environnement et 7 % pour le bien-être animal. Là encore, les plus diplômés invoquent davantage des raisons écologiques (33 % contre 10 % chez les moins diplômés).

Pour les déplacements de longue distance, 75 % des personnes utilisent la voiture lors de leur dernier trajet de plus de 100 km, contre 16 % les transports collectifs et 8 % l’avion. Mais ce sont les contraintes pratiques qui expliquent ces choix. 26 % invoquent le besoin de voiture sur place, 24 % le manque d’alternative, et 22 % les contraintes d’organisation des transports collectifs.

Par ailleurs, la motivation à agir dépend fortement des représentations sociales. 34 % des personnes seraient plus motivées si la preuve de l’efficacité des efforts était apportée, 26 % si tout le monde fournissait des efforts, 14 % si les plus riches montraient l’exemple, tandis que 21 % déclarent qu’aucune incitation ne les pousserait à agir davantage.

Alors que nous traversons actuellement une période caniculaire, l’écologie revient une nouvelle fois au centre du débat public. Mais l’écologie n’est pas une priorité pour la plupart des Français. Pour autant, cela ne signifie pas que le problème n’existe pas : les réponses les plus efficaces aux enjeux environnementaux passeront davantage par l’innovation et l’entrepreneuriat que par l’écologie punitive.

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