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vendredi 16 janvier 2026

L’emploi dans l’industrie pharmaceutique se dégrade

Temps de lecture : 2 minutes

L’organisation patronale Leem (Les entreprises du médicament) affirme que le secteur fait face « à des conditions économiques et juridiques de plus en plus instables et contraignantes qui fragilisent la dynamique de l’emploi installée ces dernières années ».

Alors que l’emploi dans les entreprises du médicament connaissait, depuis 2020, une progression soutenue avec 8000 postes nets créés, la croissance s’est mise à fléchir nettement l’année dernière. Les effectifs n’ont progressé que de 1,1% en 2024 contre 2,3% en 2023. Le nombre de licenciements a augmenté de 60% sur un an et les embauches en CDI ont baissé de 10%.

Le Leem dénonce « les effets cumulés de plusieurs années de régulation punitive et désincitative pour le secteur » et critique le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, adopté le 9 décembre à l’Assemblée nationale. Il appelle, en outre, à « préserver un cadre stable et prévisible pour soutenir l’emploi, l’innovation de l’attractivité industrielle ».

Comme Contrepoints l’a montré à de nombreuses reprises, c’est en effet l’État qui met le secteur en difficulté. Non seulement, il génère la pénurie en réglementant à outrance toute la chaîne du médicament et en fixant des prix excessivement bas. Mais en plus, il fragilise l’industrie en la ponctionnant plus que partout ailleurs en Europe. Elle subit en effet 60% de prélèvements obligatoires contre 42% pour l’industrie allemande, 35% pour l’italienne, 29% pour l’espagnole… et 11% pour la suisse.

« Continuer à asphyxier les entreprises du médicament, c’est renoncer à des milliers d’emplois qualifiés », déclare le Leem. Il est vrai que le secteur emploie encore un peu plus de 109.000 salariés dans 256 établissements de production implantés partout en France.

Fragiliser le secteur pharmaceutique, c’est aussi et surtout mettre en danger la santé des Français. Le risque est bien évidemment que les patients soient privés des traitements dont ils ont besoin. L’État, aidé par l’Union européenne, a bien réussi à faire disparaître un certain de nombre de prothèses articulaires. Pourquoi n’arriverait-il pas à faire disparaître des médicaments ?

C’est bien le système qu’il faut changer en profondeur en privatisant la Sécu. Le Leem rejoindra-t-il l’IREF dans ce combat ?

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