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lundi 9 février 2026

Les hausses d’impôts au Royaume-Uni plombent la croissance et la productivité

Temps de lecture : 2 minutes

Comme tout bon socialiste qui se respecte, Keir Starmer, n’a eu de cesse, depuis qu’il est devenu Premier ministre du Royaume-Uni en juillet 2024, d’accroître la pression fiscale. Avec sa chancelière de l’Échiquier (ministre des Finances), Rachel Reeves, ils ont prévu 40 milliards de livres (Md£) d’impôts supplémentaires : hausse des cotisations patronales, et des taxes sur les plus-values et les revenus du capital pour l’essentiel. Il s’agit, pour les travaillistes, de mettre ainsi fin à « l’austérité conservatrice ».

Si l’on peut reprocher aux conservateurs d’avoir mal géré le Royaume au cours des 14 dernières années, force est de constater que la situation empire aujourd’hui. Dans son dernier bulletin, l’Office for Budget Responsibility (OBR) note que la productivité est en baisse et qu’il faut en tenir compte pour préparer le nouveau budget.

Il est vrai que le gouvernement britannique, tout comme le français et sans doute beaucoup d’autres à travers le monde, a l’habitude de s’appuyer sur des prévisions optimistes afin de minimiser les déficits budgétaires. Avec cet avertissement de l’OBR, Mme Reeves devra trouver rien moins que 9 Md£ – recettes supplémentaires ou réduction des dépenses – pour équilibrer son budget.

L’OBR souligne aussi que, depuis le mois d’avril, les emprunts dépassent de 11,4 Md£ (+ 16%) les prévisions. Cela est grande partie dû à des recettes fiscales qui ne sont pas au rendez-vous. En août, par exemple, il manquait 3,2 Md£ (-19,9%) de recettes de TVA, et 0,5 Md£ de recettes d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les plus-values (-23,6%).

De nouvelles hausses d’impôts en vue

Pendant ce temps-là, le gouvernement se garde bien de toucher aux dépenses publiques. La très modeste réforme de l’aide sociale a ainsi été abandonnée cet été sous la pression des députés les plus à gauche. Il est à craindre que le budget que doit présenter Rachel Reeves au mois de novembre prochain comporte de nouvelles hausses d’impôts.

La situation anglaise devrait suffire à convaincre le Premier ministre Lecornu que la voie de la taxe Zucman et des hausses d’impôts est une impasse. Seul le chemin de la réduction drastique des dépenses est « durable » comme on dit maintenant !

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Une réponse

  1. Nos socialistes se fichent comme de leur première chemise que leur taxe Zucman produisent des résultats opposés désastreux en Grande Bretagne. Comme tous les déficients intellectuels ils s’obstinent car ni le bonheur des citoyens ni les intérêts du pays ne comptent à leurs yeux!

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