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mercredi 28 octobre 2026

Les Pays-Bas vont supprimer 15 % de leurs fonctionnaires d’État

Temps de lecture : 2 minutes

Le gouvernement néerlandais entend réduire les effectifs de son administration centrale de quelque 25 000 équivalents temps plein, pour réaliser 3,49 milliards d’euros d’économies à l’horizon 2035. Dans sa lettre au Parlement, le 26 octobre, le secrétaire d’État Eric van der Burg a reconnu que l’administration était devenue trop complexe et devait être « plus simple, plus intelligente et plus réduite ».

Fin 2025, l’administration centrale néerlandaise comptait 160 016 équivalents temps plein, soit une hausse de 41 % depuis 2018 (46 500 postes supplémentaires). La baisse annoncée par le gouvernement reviendrait à amputer les effectifs d’environ 15,6 %. En France, le périmètre équivalent est celui de la fonction publique d’État : appliquée à ses 2 581 900 agents, la même coupe représenterait environ 387 000 postes supprimés, et 877 000 si on la rapportait à l’ensemble des 5,9 millions d’agents publics.

Le gouvernement néerlandais ne se contente pas de promettre des gains de productivité grâce à l’intelligence artificielle. Il prévoit aussi la suppression ou la simplification d’au moins 500 règlementations et normes par an, la mutualisation de services et la rationalisation des locaux. Mais son constat le plus important est ici : les gains de productivité ne devraient couvrir qu’un tiers des économies attendues. Les deux tiers restants nécessiteront des choix sur les missions que l’État doit réduire, transformer ou abandonner.

Certaines administrations pourraient subir des réductions d’effectifs particulièrement fortes, avec des risques pour la continuité de leurs services. Dans le passé, les tentatives de réduction des dépenses ont souvent échoué, les économies réalisées étant compensées par de nouvelles missions. C’est la leçon à retenir pour la France : réduire durablement les effectifs de la fonction publique suppose de s’interroger sur le périmètre même de l’État. Le ministre de l’action et des comptes publics préfère toutefois tergiverser, parler de « souveraineté numérique », de « négociation sociale consacrée à l’IA » et développer des chatbots qui répondent mal aux besoins des agents. Pourtant, l’IA pourrait réaliser au moins 25 % des tâches exercées par les agents de la fonction publique territoriale (agents d’accueil, assistants de gestion, cadres). C’est autant de postes à supprimer pour rationaliser l’action publique.

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