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vendredi 26 juin 2026

Les sénateurs regrettent-ils le bon vieux temps de l’impôt sur la fortune ?

Temps de lecture : 2 minutes

A la suite des déclarations de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Éric Lombard, sur les milliers de personnes détentrices d’un patrimoine élevé qui ne payaient pas l’impôt sur le revenu, la commission des Finances du Sénat s’est emparée de la question.

Claude Raynal (PS), président, et Jean-François Husson (LR), rapporteur général, viennent de remettre un rapport provisoire dans lequel ils soulignent « la profonde méconnaissance des plus hauts patrimoines par la puissance publique » et les difficultés qu’elle rencontre à « appréhender la richesse réelle des ménages ». Dans une conférence de presse, tenue mercredi 17 juin 2026, Claude Raynal regrette qu’une « véritable boîte noire » se soit « refermée depuis une vingtaine d’années sur le patrimoine des ménages, et plus encore sur les patrimoines les plus élevés ».

Le rapport déplore la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) en 2017, qui a « nettement dégradé la connaissance fiscale et statistique des patrimoines ». Désormais le patrimoine financier des Français « n’est plus connu que par bribes ». Pour les deux sénateurs, cela est « préoccupant pour l’équité fiscale, comme pour la qualité de la décision publique ». Sans connaissance précise de la réalité, impossible de légiférer efficacement en matière fiscale, ont-ils insisté.

A vrai dire, nous ne comprenons pas bien pourquoi l’État devrait connaître précisément le patrimoine de chacun s’il ne compte pas l’imposer. S’il veut avoir connaissance de nos revenus, c’est bien pour prélever l’impôt. Sinon, à quoi bon ?

Pour prévenir l’optimisation fiscale – car c’est bien de cela dont il s’agit – le rapport fait onze propositions dont certaines sont clairement inquisitrices, à commencer par celle consistant à demander aux établissements financiers d’établir une annexe de l’imprimé fiscal unique (IFU) dans lequel figure l’encours annuel moyen des actifs financiers par personne. Ils préconisent aussi de s’accorder sur une « définition multidimensionnelle de la richesse, combinant patrimoine et revenu », c’est-à-dire, ni plus ni moins, à établir une définition officielle du « riche ». Nul doute qu’ensuite viendra la liste desdits « riches » !

Raynal et Husson regrettent donc le temps béni de l’impôt sur la fortune. Cela n’étonne guère de la part du premier. En revanche, on se demande ce que vient faire le second – rappelons-le membre du parti Les Républicains – dans cette galère. Nous aurions préféré qu’il défende l’impôt forfaitaire (flat tax) et la suppression des niches fiscales, comme l’IREF-Contrepoints le préconise depuis des années.

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8 réponses

  1. « Claude Raynal (PS), président, et Jean-François Husson (LR) »

    Revoilà l’UMPS chère à Chirac. Ces braves sénateurs, grassement payés, nous remettrons bien une couche de socialisme

  2. Eric Lombard me fait penser , par ses pensées aussi profondes qu’absurdes , à cette maxime de Michel Audiard : » Quand les andouilles voleront , tu sers chef d’escadrille ».
    On peut lui faire confiance sur un point à notre Eric Plombard , il en est mais ne le sait pas encore.

  3. L’impôt sur le revenu, comme son nom l’indique, est calculé sur la base du revenu de chacun. Le patrimoine, ce n’est pas un revenu, c’est ce qui reste du revenu après impôt, et après avoir payé toutes ses autres dépenses. Celui qui possède un patrimoine, c’est donc celui qui a fait attention à ne pas tout dépenser d’un coup.

    Le jour où un dirigeant politique Français aura le courage d’expliquer cela clairement, ce pays aura franchi un grand pas.

    1. Bien sûr, mais ce n’est pas demain la veille puisque l’épargnant est l’ennemi absolu de tout bon éclosocialococo. Vous rendez vous compte, même les pauvres épargnent ! Insupportable.

  4. Nos hommes politiques manquent d’imagination et pensent que l’alpha et l’oméga de la politique publique est la création de nouveaux impôts. La gestion des dépenses publique c’est pour les gratte-papiers pas pour la noblesse dirigeante. Donc la connaissance d’un impôt ayant été supprimé est pour eux comme un pot de miel pour un ours. C’est pour cela que tous les ans, des hommes politiques proposent à nouveau sa recréation. Et c’est pareil pour les autres impôts supprimés par le passé comme la vignette automobile, la taxe kilométrique sur les véhicules, la taxe d’habitation, la taxe d’apprentissage ou la redevance TV.

  5. « la profonde méconnaissance des plus hauts patrimoines par la puissance publique et les difficultés qu’elle rencontre à appréhender la richesse réelle des ménages »
    Si ces politicards pouvaient s’occuper de leurs fesses, on aura déjà fait le plus gros du boulot.

  6. Les crétins d’élite de la fabrique nationale de crétins. C’est bien dommage qu’on ne les exporte pas car la France est leader mondiale dans cette spécialité.

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