Selon l’une des dernières études de l’INSEE, en 2018, 399 000 micro‑entrepreneurs ont été immatriculés, soit 53 % des 750 000 créations d’entreprises. 70 % ont effectivement démarré leur activité. Cinq ans plus tard, seuls 28 % restent actifs sous ce régime. Parmi ceux ayant démarré, 39 % étaient encore en vie au bout de cinq ans, nettement moins que les entreprises individuelles classiques (63 %) ou les sociétés (71 %). Seuls 3 à 5 % changent de statut pour devenir entrepreneur individuel classique ou créer une société.
La fragilité du statut en France s’explique en partie par ses cotisations. Les micro-entrepreneurs paient des cotisations sociales variant selon leur activité : de 6 % pour la location de meublés de tourisme classés jusqu’à 24,6 % pour les prestations de services relevant des BNC en 2025. Pour ces dernières, le taux est en progression continue depuis 2022, passant de 21,1 % au 1er octobre 2022 à 26,1 % au 1er janvier 2026. Les professions libérales réglementées relevant de la CIPAV voient également leurs cotisations augmenter, de 21,2 % en 2022 à 23,2 % en 2024. Avec un chiffre d’affaires moyen de 20 000 € en 2023 pour les micro-entreprises, il est difficile de vivre en payant près de 5 000 euros de charges sociales.. Dans les secteurs à faible marge comme le commerce ou le conseil, la survie devient difficile.
Les micro-entreprises affichent un taux de pérennité bien inférieur aux sociétés et entreprises individuelles
Alors que fin juin 2023, l’Urssaf dénombre 2,715 millions de micro-entrepreneurs administrativement actifs, soit 215 000 de plus sur un an (+ 8,6 %), confirmant que si le nombre de micro-entrepreneurs continue d’augmenter, la croissance ralentit fortement par rapport aux années précédentes (+ 12 % fin juin 2022).
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