Dans son dernier rapport, plutôt dense, l’OCDE s’est intéressée à la situation économique de la France qui, comme nous le savons, connaît de trop nombreuses difficultés. Le rapport nous rappelle que « Depuis 2023, la croissance est restée modeste, d’environ 1.4 % en moyenne », que « La dette publique a augmenté régulièrement depuis deux décennies, passant de 65 % du PIB en 2007 à 115.5 % du PIB en 2025 » (pouvant même atteindre 203 % du PIB en 2050), ou encore que « Les dépenses publiques ont atteint 57.2 % du PIB en 2025 soit 7.4 points de pourcentage de plus que la moyenne de la zone euro ».
L’OCDE fait également un focus sur la compétitivité industrielle de la France et souligne ses nombreux problémes structurels.
Le premier constat est celui d’une désindustrialisation plus marquée que dans la plupart des pays de l’OCDE. Fin 2025, l’industrie manufacturière ne représentait plus que 11,2 % de la valeur ajoutée nationale et 9,1 % des emplois salariés, soit une baisse de près d’un tiers depuis le début des années 2000. À titre de comparaison, et bien que la baisse se soit généralisée dans l’ensemble des pays, la moyenne des pays de l’OCDE demeure sensiblement plus élevée, à 15 % de la valeur ajoutée et 13 % de l’emploi.
Cette évolution s’accompagne d’un affaiblissement de la position commerciale française. Sur la dernière décennie, le déficit commercial a atteint en moyenne 3,8 % du PIB, principalement en raison des contre-performances de l’industrie manufacturière, notamment dans les biens d’équipement et l’automobile. Si des secteurs comme l’aéronautique, la chimie, le luxe ou encore la pharmacie demeurent excédentaires, ils ne compensent plus les pertes enregistrées ailleurs. Par ailleurs, l’OCDE explique que « la France présente également un déficit structurel dans les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications ».
Le « paradoxe » est que cette dégradation intervient alors même que la France figure parmi les pays développés qui soutiennent le plus leurs entreprises. Selon l’OCDE, les dépenses de politique industrielle (comprenant les subventions, les dépenses fiscales et les aides au financement) représentaient près de 3 % du PIB en 2023, contre 2,5 % en moyenne dans les pays comparables. Autrement dit, la France dépense davantage que la moyenne pour soutenir son industrie, alors que celle-ci pèse de moins en moins dans l’économie, et moins que dans les pays comparables de l’OCDE.
Ces chiffres enseignent un fait important : l’aide publique ne garantit pas des résultats positifs. Alors que la France consacre davantage de ressources à sa politique industrielle que la plupart des pays comparables, le recul de son industrie s’est poursuivi. Si la désindustrialisation résulte en partie de mutations économiques profondes, la réponse ne se trouve sans doute pas dans une multiplication des aides publiques, mais dans la levée des freins qui pèsent sur les entreprises.
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Je n’ai jamais compris pourquoi en France on aide plus les entreprises pour derrière les taxer plus
Ce serait plus simple et compréhensible de remettre tout à zéro
C’est peut-être être pour donner du travail à nos nombreux fonctionnaires
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