Philippe Tabarot, ministre des Transports, veut présenter d’ici décembre une loi-cadre en Conseil des ministres pour financer la rénovation des réseaux routiers et ferroviaires. Il va en effet manquer un milliard d’euros par an dès 2028 pour le réseau ferroviaire. Le projet de loi prévoit de taxer les profits des concessions autoroutières pour assurer le financement des transports, des routes, du réseau ferroviaire et des ponts – ce qui devrait rapporter 2,5 milliards d’euros… à partir de 2036.
Alors que l’Union TLF (Union des Entreprises Transport et Logistique de France) s’inquiète de ce qui pourrait être le pire bilan du transport routier depuis 2020, notamment à cause de l’environnement réglementaire et fiscal, le secteur du transport devient une proie privilégiée du gouvernement. Et à la fin, comme toujours, ce sont les consommateurs qui paieront, car à n’en pas douter les tarifs autoroutiers s’en ressentiront.
Le problème est pourtant simple : l’État ne manque pas d’argent. Il en dépense trop et mal. Avec des dépenses publiques à hauteur de 57 % du PIB et une dette à 115 % du PIB, la France n’a pas un problème de recettes, mais de discipline budgétaire. À l’heure où Javier Milei manie la tronçonneuse pour réduire les dépenses et redresser son pays, le gouvernement français continue de manier le marteau fiscal pour boucher les trous qu’il creuse lui-même et que les autres ont creusé avant lui. La vraie urgence n’est pas de taxer davantage comme le voudrait M. Tabarot, mais de remettre en cause l’État tentaculaire.
5 réponses
Au stade ou nous en somme, savoir gérer ne suffit plus… Il faut savoir innover au niveau du fonctionnement de la démocratie de l’état et de l’économie.
Encore un exemple de cette droite LR qui une fois au gouvernement ne sait manier que plus d impots taxes normes réglementations……
Mais ne nous y trompons pas le RN au pouvoir ferait strictement la même chose
Cette addiction politique sur tout le spectre français n est que le strict reflet de cette mentalité hexagonale très majoritaire!!!!!
il n’y a pas de droite libérale en France juste divers variation de socialisme
l’état n’a jamais su gérer, tout ce qu’il est capable de faire c’est gaspiller les richesses produites par la société civile. Il est urgent de circonscrire les pouvoirs de l’état aux seul compétences régaliennes.
Effectivement, l’État n’a JAMAIS su gérer. Et surtout pas l’État socialiste ou socialisant. Même si certains hommes politiques de talent, soucieux du seul intérêt public, se sont surpasser à servir la Nation en dépassant leurs propres ambitions.
Le grand drame de la société française, c’est qu’elle n’a aucune culture économique. Il s’agit d’un problème récurrent, jamais abordé dans son ensemble, quelque soit le niveau de formation. Et ce ne sont pas »les grands commis de l’État » qui améliorent le score !
Si nous voulons faire évoluer notre beau pays, il faut une volonté politique de formation, depuis les classes élémentaires, très loin des clichés de lutte des classes. Et la première mesure devra consister à fermer tous les robinets de financements publics aux organisations syndicales qui depuis des décennies, se surpassent pour massacrer et entraver le fonctionnement des entreprises, publiques et privées. Ce n’est pas une obligation constitutionnelle que de les gaver de subventions pour détruire le tissus entrepreneurial.
Une fois encore, il est inadmissible que des députés s’inscrivent dans une logique de vols, quel que soit la source de ces vols, pour spolier des entreprises et des entrepreneurs qui ont créé de la valeur ajoutée au profit d’autres entreprises, publiques trop souvent, qui dilapideront les fonds qui leur seront ainsi alloués. Rien ne peut le justifier.
Effectivement, l’État ne manque pas d’argent. Il en dépense (beaucoup) trop et (beaucoup) trop mal.