Journal d'actualité libéral
|
mercredi 11 mars 2026

Un milliard d’euros pour les victimes supposées des essais nucléaires français

Temps de lecture : 2 minutes

Dans l’indifférence générale, et dans un hémicycle vide à 90% (60 députés présents sur 577), l’Assemblée nationale a adopté, le 29 janvier 2026, une proposition de loi « visant à reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français et améliorer leur indemnisation ».

Ce texte veut corriger la « loi Morin » de 2010 qui reconnaît que les essais nucléaires réalisés par la France en Algérie et en Polynésie française entre 1960 et 1996 ont eu des conséquences sanitaires et ouvre un droit à indemnisation aux personnes réunissant certaines conditions. Il supprime notamment la référence à un seuil d’exposition d’un millisievert (mSv) par an et introduit une présomption irréfragable d’exposition (fondée sur temps, lieu et pathologie). Par exemple, en Polynésie française, durant les essais atmosphériques, l’ensemble du territoire est considéré comme exposé (même si les îles Marquises soint situées à plus de 1500 km de l’atoll de Mururoa).

Un préjudice est aussi reconnu aux victimes « indirectes » comme les conjoints et les membres du premier cercle familial. En Polynésie, sont inclues dans ce cercle les « personnes liées à la victime par le lien fa’a’amu, forme de parenté nourricière qui crée des solidarités affectives et familiales comparables à celles du lien de filiation ». Un délai de prescription de dix ans est instauré pour les ayants droit à compter du décès de la victime directe, avec effet rétroactif.

Les auteurs de la proposition de loi estiment que près d’un milliard a déjà été engagé pour les soins que l’État devra rembourser à la Sécurité sociale. Une somme qui risque d’augmenter considérablement avec le nombre de nouvelles victimes que leur texte va faire naître, en Polynésie comme en Algérie, pays où de nombreux morts continuent de percevoir leur retraite française.

Les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (comprendre communistes et ultra-marins) à l’origine de la proposition de loi font fi des études scientifiques sur les niveaux nocifs de radioactivité et les pathologies radio-induites, comme l’a très bien expliqué le site Les Électrons libres. Une étude de l’Inserm de 2021 concluait que l’on ne pouvait pas mettre « en évidence d’impact majeur des retombées des essais nucléaires sur la santé des populations polynésiennes ». Peu importe, désormais l’État est reconnu responsable de la survenue d’un cancer si l’on ne peut prouver le contraire !

Souhaitons que le Sénat enterre ce texte dangereux qui ouvre la porte à d’autres cas où la preuve est difficile à établir : effets secondaires rares de vaccins, troubles hormonaux attribués à des pesticides, cancers imputés à des pollutions industrielles, etc. Des dizaines de milliards d’euros de dépenses potentielles !

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


5 réponses

  1. Se repentir, toujours se repentir disent nos communistes qui politiquement ne se sont jamais repentis sur rien.

  2. La barbaresque éliminée nous aurions mieux fait de quitter les lieux qui nous ont infiniment plus coûté que rapporté. Cette dernière décision est scandaleuse et à l’évidence votée à la sauvette sur proposition du gouvernement, donc du président.

  3. Et après il y aura des demande d’indemnités de personnes malades d’un cancer du poumon après avoir reçu un permis de construire dans une zone à fort taux de radon.

  4. Les occasions de gaspiller l’argent des contribuables sont faciles à trouver pour les faibles d’esprit de l’Assemblée Nationale, ils illustrent une règle bien connue : les compétences pour se faire élire, qu’ils possèdent certainement, n’ont rien à voir avec les compétences pour diriger un pays, dont beaucoup sont dépourvus. Malheureusement, en se faisant élire, ils acquièrent le droit de diriger. Cela s’appelle la démocratie, imparfaite bien sûr, mais on ne sait pas quoi proposer de mieux. L’exemple parfait, c’est Hollande, super efficace pour se faire élire et nul comme dirigeant.

  5. L’Algérie n’existait pas, c’est la France qui l’a crée comme Pays dans les années 1830. Elle n’en a reçu en retour que de la Haine. Macron nous veut à genoux et repentants devant la clique arrogante de Tebboune oubliant que ses milliers de ressortissants souvent criminels, souvent illégaux parasites sont grassement nourris par le travail des Français de souche. Alors NON ! Honte à la Macronie, se déculotter devant Alger, ça suffit !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.