Aurélien Le Coq est un député très actif en cette période de débats budgétaires. Surtout lorsqu’il s’agit de jongler avec l’argent que l’Etat n’a plus. Quand il ne traite pas les millions de Français actionnaires de « parasites », il vole au secours des fonctionnaires, une catégorie sociale qui, on le sait, a un besoin constant d’être choyée. Le député LFI s’est avisé que leurs retraites n’étaient pas suffisamment alimentées (rappelons que les fonctionnaires n’ont pas de caisse spécifique et que leurs pensions sont puisées dans le budget général de l’Etat, nous y reviendrons). M. Le Coq et ses collègues du groupe ont donc déposé un amendement : que les retraites ne soient plus indexées sur l’inflation, soit, à condition… que cela ne s’applique pas aux fonctionnaires !  Il trouve un peu fort de café que « le gouvernement préfère ponctionner les retraités plutôt que de revenir sur les cadeaux fiscaux et sociaux faits à ses amis du CAC 40. » Pour les députés LFI, si l’Etat n’engrange pas assez d’argent, c’est à cause des suppressions d’impôts dont ont bénéficié les plus riches sous Macron. Quant au déficit de la branche vieillesse de la sécurité sociale, il est avant tout dû au manque de recettes suite aux exonérations massives de cotisations sociales pour les entreprises. » Comme d’habitude, c’est la faute aux riches et aux entreprises. Et aux élus d’affirmer : « Nous estimons le coût de cette réindexation à environ 750 millions d’euros. ». Impossible de savoir sur quoi se base cette estimation.
Les auteurs résolus de cet amendement, pourtant… se plantent de belle manière. Ils ne semblent pas savoir l’essentiel, auquel nous avons rapidement fait allusion plus haut :  bien qu’une ligne chiffre le montant de leur cotisation sur leur feuille de paie (raison pour laquelle beaucoup ont du mal à comprendre ce mécanisme quelque peu pervers), les fonctionnaires n’ont pas de caisse. Dans son rapport de février 2025, la Cour des comptes écrit clairement que l’Etat finance le régime de ses fonctionnaires civils et militaires par une contribution qui, en 2023, était de 45,1 milliards d’euros. Les contribuables du privé payent ainsi pour leur propre retraite ET pour celle des fonctionnaires ; le régime de ces derniers étant à prestations définies puisque le niveau de la pension est garanti par l’Etat. Le taux de cotisation dans le public (en réalité, donc, la subvention payée par l’Etat) est de 78 % pour les fonctionnaires civils et 126 % pour les militaires contre 16,46 % dans le privé. De plus, la pension des fonctionnaires est calculée sur les six derniers mois de traitement (au lieu des 25 meilleures années au régime général et de l’ensemble de la carrière dans les régimes complémentaires du privé comme l’Agirc-Arrco). Le départ à la retraite a lieu plus tôt dans le public que dans le privé. Enfin, et surtout, la pension est garantie à 75 % au minimum du dernier traitement, après une carrière complète. Dans ces conditions « réindexer » les retraites des fonctionnaires avec 750 millions revient en réalité à les augmenter. Sur le dos des contribuables.
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14 réponses
Les fonctionnaires on ete de tout temps le fond de commerce de la goche et tout particulièrement des communistes puis des lfistes
Les insoumis défendent leurs bastions électoraux……un grand classique!!!!
Comment peut-on encore accorder la moindre crédibilitée à ces supplétifs du terrorisme islamique?!
Certains fonctionnaires sont des parasites, pas les actionnaires
Vu leur quantité et leur régime de retraite avantageux de surcroît payé par les contribuables privés, ils participent largement à la dette
Pourquoi jamais personne n’ose s’attaquer à dégraisser le mammouth ?
Juste une précision, pension garantie a 75% du dernier salaire… avec ou hors primes (au moins 30 % de primes), en tout cas cotisations sur salaire sans primes.
Soyons précis !
Par contre il est incompréhensible qu ‘il n’y ait pas de caisses comme dans le privé…
1 – On parle du déficit de la retraites des fonctionnaires, mais comme tout est payé par nos impôts, ce « déficit » ne serait il pas plutôt une rémunération cachée?
2 – Quand admettra t on enfin que l’on nous envoie de la poudre aux yeux pour cacher la dure réalité : le déficit provient de la retraite versée aux retraités qui n’ont pas élevé d’enfants et n’ont donc pas participé au financement. Il suffirait de baisser le niveau de leur retraite de 10% et le régime serait à l’équilibre!
Je répond d’avance à la remarque habituelle de ces derniers:
Elever deux enfants sur 18 ans coûte aux parents environ 360 000€ (source ouest france), ce qui représente un cout TVA moyen à 11% d’environ 40 000€. l’économie moyenne d’impôt de la 3e part, plafonnée est d’environ 14 000€ sur 18 ans. Donc élever deux enfants coute en moyenne en surimposition environ 26 000€. Et je ne parle pas de l’énorme impôt en nature que représente la charge de travail bénévole pour les élever…
Difficile d’admettre de ne pas l’avoir identifié pour une élite aussi intelligente, non?
Quand il y a trop de passagers clandestins, le navire coule! Une seule solution pour le sauver: les débarquer…
Mais le France, c’est LE pays du fonctionnaire-roi ! Payé jusqu’à la mort dès l’embauche, invirable, champion de la retraite précoce et de l’arrêt de travail, suivi du scandaleux et trop méconnu « congé pour invalidité temporaire imputable au service » (Citis). Et le roi des rois, c’est le haut fonctionnaire, qui reste quand les ministres passent, assurant la continuité du socialisme malgré les pseudo-alternaces…
Incapable de comprendre, ou de reconnaître, que sans actionnaires les entreprises ne pourraient pas payer l’impôt, donc la retraite des fonctionnaires.
La première chose à faire en matière de réforme des retraites serait de créer une caisse pour les fonctionnaires, remplaçant le système actuel qui consiste à puiser dans le budget général de l’Etat. Cela ne changerait rien aux retraites des fonctionnaires, mais cela ferait comprendre à certains (aux fonctionnaires en particulier, soyons optimistes) l’étendue des dégâts, puisque qu’on verrait alors la somme que l’Etat doit chaque année injecter dans cette caisse pour l’équilibrer. C’est important, la psychologie. C’est ce que dit Alexandre Devecchio dans le Figaro: «Retraites, les dirigeants ont-ils vraiment cru qu’ils pourraient réformer contre les Français ?».
On comprend mieux pourquoi les fonctionnaires en général, et les profs en particulier, sont de gauche …. Ils ne vont pas cracher dans la soupe
|il existe une majoration pour 3 enfants
Les personnes sans enfants paient plus impots
Les personnes ayant des enfants qui restent toute leur vie a la charge de la société
Etc…
C’est le système par répartition qui est à changer
La 3eme part plafonnée pour 2 enfants représente une diminution moyenne d’impôt de 15 000€. Le surcout en TVA sur les dépenses pour élever 2 enfants représente 40 000 €… Les chiffres s’imposent d’eux même!
Ceux qui élèvent 2 enfants payent donc plus d’impôts que ceux qui n’en élèvent pas, et leurs enfants payeront les impôts qui financeront les structures dont bénéficieront aussi ceux qui n’ont pas élevé d’enfant à leurs vieux jours.
Une famille d’accueil coute 2500€ par an pour s’occuper de 2 enfants, cela donne une idée de l’investissement que ne font pas ceux qui n’élèvent pas d’enfants mais qui en profitent. 2500€ par an sur 18 ans cela fait 540 000€. Qu’ont fait ceux qui n’ont pas élevé d’enfants de cette économie en temps et en argent?
Bien placés cela leur fait une 2e retraite par capitalisation !
Mais quel politicard aura le courage de faire en sorte que soient harmonisées les retraites du Privé et celles du Public ? De façon progressive certes mais le faire . Après l’allongement de la durée de travail corrélable avec celle de la durée de vie, rien d’absurde . On pourrait même faire baisser les cotisations du Privé de 28 à 20 % et l’équilibre serait largement rétabli.
Mais ces messieurs si intelligents quand il s’agît d’eux mêmes n’en sont pas capable . Electoralisme , quand tu nous tient.
Je suis toujours étonné que des gens comme lui, tellement mauvais en gestion , puissent être élus de la Nation. Il est vrai que sa proposition ne relève en rien de la gestion des deniers de l’Etat. Comme nous ne pouvons guère l’ignorer, le gros des troupes syndicales puise ses cotisants dans la fonction publique qui vote beaucoup à gauche.